Varda et moi

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Varda et moi 

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par claire olivier
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Agnès Varda a disparu il y a environ deux semaines. On dit bien « disparue », n’est-ce pas ? Voilà. Un énième tour de magie et hop ! Disparue Agnès. Alors, nombreux sont ceux qui la cherchent partout et revisitent le monument Varda de fond en comble, en tentant de percer le mystère du phénomène de la mamie à coupe au bol bicolore...
Il est facile de constater qu’Agnès Varda « était » une artiste inclassable autant qu’inlassable. Mais il est clair que cette fois, elle ne reviendra pas. Car le tour de magie s’est transformé en une sortie de scène définitive.

Ces jours derniers les journaux lui rendent tous hommage. Ses films et ses documentaires repassent à la télévision ou sont disponibles « à la demande » sur les plateformes numériques. La radio fait intervenir des artistes avec qui elle a co-construit, et d’autres qui sont spécialistes de son œuvre. À peine quelques mots feutrés, ici ou là, dans les réseaux sociaux sur un éventuel côté sombre de sa personnalité. En quelques jours c’est la Varda-invasion.

Agnès Varda 2018 © France Culture

Loin de moi l’idée de faire l’hagiographe, ni de passer en revue son œuvre, les spécialistes l’ont fait bien mieux que moi. J’ai simplement envie de lui rendre hommage à ma façon en vous racontant « Varda et moi ».

Qu’est-ce qui lie un artiste à un citoyen lambda ? Comment expliquer ce qu’il nous apporte ? Que fait-on de ce qu’il offre ? Comment son regard ou sa démarche peuvent-ils influer sur nos vies ? Pas un jour ne passe sans que je ne m’interroge sur ce qui me lie à elle. Ce fil invisible sur lequel sont accrochés pleins de souvenirs, de citations, d’images, de séquences, de musiques, de photos. Je n’ai jamais rencontrée Agnès Varda. Je ne lui ai jamais écrit pour lui dire combien elle m’a impressionnée, éblouie ou troublée. Elle ne m’a pas connue. Son art, lui, m’a accompagnée. Il m’a fait grandir ou alors c’est moi qui ai grandi avec lui. Pourtant le doux et malicieux cyclone Varda a déferlé bien avant moi.

J’ai peu de principes, mais il y en a un qui me tient à cœur, c’est de dire à qui je dois ce que je suis, ce que je suis devenue, ce que je sais, ce que veux, ce que je voudrais. Savoir dire merci aux êtres qui ont nourri mon imaginaire et m’ont aidé à faire un pas de côté pour « mieux voir clair en moi et en tout ce qui m’entoure » me semble indispensable pour se connaître et reconnaître que seul on n’est rien. C’est justement ce que dit Nora dans la Maison de Poupée d’Ibsen dans une scène que je vais jouer prochainement. Savoir remercier les audacieux qui font le monde un peu meilleur. Acte essentiel. Dans la vie courante on ne le fait pas assez. Par pudeur, manque de temps, individualisme, que sais-je ?

Mosaïque

La construction de soi c’est comme une mosaïque. Agnès Varda a réalisé son autoportrait ainsi en 1949. Encore du bricolage. Un travail de fourmi besogneuse. J’ai expérimenté en amateur la mosaique moi aussi. Dans notre ancien appartement. Des volutes et des papillons pour réenchanter l’intérieur. Travail de patience. Plaisir de voir la forme apparaître. Un autoportrait en mosaïque veut dire beaucoup plus. Chaque petit morceau de céramique vient de loin. Certains proviennent de l’héritage génétique mais d’autres, mats ou brillants, viennent s’ajouter pour créer une vraie personne au gré des rencontres et des évènements. Peut-être aurais-je pu lui écrire une lettre, même si elle ne voyait presque plus. Point de regret, ce papier remplacera la missive.

Le 29 mars j’allume mon portable en sortant du lycée et je lis un texto de Nicolas qui m’annonce la disparition de la magicienne. Je suis triste. J’allume la radio dans ma voiture. L’équipe de Charline Vanhœnacker plaisante avec bienveillance à son sujet. Comme moi, sa coiffe de petit champignon bicolore les amuse gentiment. Je souris. Je revois son éternel visage de gamine amusée qui vient de faire une frasque dans son dernier documentaire Varda par Agnès. Je n’ai jamais beaucoup expliqué autour de moi pourquoi je l’aime tant elle et son art. J’irais jusqu’à dire que je l’idéalise. N’a-t-on pas tous besoin du giron d’une figure iconique où il fait bon se réfugier en cas de crise ?

J’ai réalisé que peu de gens de mon entourage connaissaient vraiment son travail. Ça me surprend. Après réflexions j’ai quelques explications. La diversité, l’éclectisme de ses créations et son goût affirmé pour l’indépendance font d’elle une artiste touche à tout. Photos, cinéma : fictions, documentaires, créations plastiques entre autres. Trop farfelue pour être prise au sérieux ? Son union avec le célèbre Jacques Demy l’a-t-elle un peu écartée de la mémoire collective ? Avoir une longueur d’avance parfois en prenant à pleine mains dans ses créations des sujets de société dérangeants, ça bousculait trop les esprits ? Les sans-abris, le gaspillage alimentaire, le recyclage, par exemple.

À la fondation Cartier on a pu voir de drôles de cabanes réalisés avec des bobines des films de Varda. Une installation « pop » colorée avec des tas d’objets en plastique en 2006. Ce plastique que l‘on cherche à éliminer de nos placards. L’art du recyclage avant qu’il ne soit à la mode (ou devenu vraiment vital) ?

Agnès Varda à la Fondation Cartier (cliquer sur l’image)

Lignées féminines

45 x 2 = 90. Deux fois mon âge. Me reste-t-il la moitié du chemin pour faire danser la vie ? Alors je ne vais pas m’arrêter en si bon chemin. Dansons maintenant ! C’est étrange. Ces six derniers mois elle fait partie intégrante de ma vie. Son travail nourrit mes réflexions existentielles. Elle m’accompagne dans mes périodes de doutes. Sa fantaisie et sa créativité ne cessent de me rendre de la vitalité, de l’élan. Au fond de moi, je sais bien que « nobody’s perfect » et qu’elle avait sans doute des travers. Je laisse les côtés obscurs de sa vie et de sa personnalité de côté. Je m’en moque. Agnès Varda est « une belle personne ». Je cherche une figure tutélaire. Une grand-mère facétieuse de substitution, j’ai si peu connu les miennes. J’ai besoin d’un repère féminin auquel m’accrocher, m’identifier. Parallélisme. Je ne cesse de dire à mes filles qu’elle ont une chance inouïe d’avoir une grand-mère qui est elle aussi une « belle personne ». Ce n’est pas une artiste à proprement parler mais elle aussi fait danser la vie et construit des petits trucs « marabout bout de ficelle » comme Agnès faisait ses films.

Ma mère est un artisan de la vie. Elle les entraîne hors des sentiers battus avec ses bricolages réalisés avec des matériaux de récupération, les emmène au musée parfois, leur fait mettre les mains dans la terre, les invite à regarder les oiseaux, les incite à cuisiner des plats improbables comme de la soupe aux orties, ou à boire des tisanes aux plantes du jardin. C’est ça aussi être magicienne.

Ma mère est veuve. J’aurais bien aimé qu’elle soit interrogée par Agnès dans son installation sur les veuves de Noirmoutier. Ici, point de compassion. C’est beau cette parole libérée de femmes esseulées obligées de construire leur vie autrement.

Je me suis replongée dans ses films, ces derniers mois. Les Plages d’Agnès surtout. Regardez-le, la résilience est un incroyable moteur pour la création. Madame Varda n’a pas toujours eu la vie facile quoi qu’on en dise.

Quelques semaines avant sa mort elle est invitée sur France inter pour présenter ses projets et ses causeries qui remplaceront ses conférences. Agnès est fatiguée. Elle sait qu’elle se prépare à dire au revoir. J’écoute cette mission en podcast en faisant du ménage. Écouter Varda la féministe en passant la serpillière, c’est cocasse ! Faire sourire une femme « moderne » fatiguée par la charge mentale, quand elle frotte le fond de l’évier, n’est pas donné à tout le monde !

Agnès Varda et Delphine Seyrig © RTS (cliquer sur l’image)

Le documentaire Visage, villages qu’elle a réalisé avec le photographe JR m’a fasciné. Il fut le sujet d’une de mes chroniques dans L’Insatiable. Je le découvre exactement quand je me prends de passion pour les mémoires de vie contemporaine suite à une expérience professionnelle. Ce fut fantastique. J’ai mené des enquêtes auprès d’habitants dans des villages près de chez moi en Champagne. Je cherchais à connaître leur rapport aux propositions culturelles locales. Je suis allée de surprise en surprise. Des discutions interminables, des confidences, des rires, des partages, des débordements. Comme elle, j’ai saisi l’occasion offerte par l’instant. On ne connaît jamais assez les gens !

Les chats, les enfants, les noms qu’on leur donne

C’est anecdotique, mais… D’autres morceaux de céramiques viennent compléter la mosaique « Varda et moi ». Dans le jardin de ma mère on a fait pousser du lierre dans une armature en fer en forme de chat sur la tombe de la chatte prénommée Daphné qui vivait avec nous quand j’étais adolescente. On s’en amuse. C’est notre petit délire. Agnès Varda, elle, a réalisé un incroyable tombeau couvert de coquillages pour sa chatte « Zgou Gou » qui deviendra la mascotte de sa maison de production « Ciné-Tamaris ». Dans ma famille on adore les chats. Mes filles, mon compagnon, moi. Nos deux chats sont plus que des compagnons à quatre pattes ce sont des membres de la famille. Leur noms sont utilisés dans nos codes d’accès, nos pseudos. Ils sont personnifiés. Tous les quatre maintenant, on leur invente des voix, on leur prête des pensées en riant. Notre grain de folie. Le chat est indépendant, têtu, audacieux, filou, curieux et à l’affût de tout ce qui passe. Le chat est libre comme Agnès Varda, c’est pour cela qu’on aime tant cet animal.

Quand j’étais gamine, des amis de mes parents m’appelaient Rosalie pour plaisanter. C’est ainsi que se prénomme la fille d’Agnès Varda. J’entends encore ce prénom résonner dans la maison de mon enfance. Je le trouvais drôle mais je pensais qu’on se moquait de moi. Ce n’est pas un prénom « sérieux ». Je m’appelle Claire et je ne le suis pas toujours, « clair », et J’appelle parfois mes filles Rosalie pour plaisanter. Elles râlent.

Lola

Ma fille cadette s’appelle Lola comme le titre du film éponyme de Jacques Demy avec la très belle Anouck Aimé. Agnès Varda a écrit les paroles de la chanson du film. Son grand ami Michel Legrand la musique. J’aime ses paroles qui respirent la liberté.

Lola ( 1960)
 
« C’est moi, c’est Lola
Celle qui rit à tout propos,
Celle qui dit l’amour c’est beau
Celle qui plaît sans plaisanter,
Reçoit sans les dédommager
les hommages des hommes âgés,
et les "bravos" des braves gars,
Les "hourras", les "viens avec moi"
Celle qui rit de tout cela,
Qui veut plaire et s’en tenir là
C’est moi, c’est moi Lola. »

Dans le film Lola s’appelle en réalité Cécile. Jeune héroïne qui veut devenir chanteuse, ce que lui interdit sa mère. Femme aux multiples visages. En quête d’identité.

Nous avons choisi ce prénom car Laurent, mon compagnon, lui trouvait un côté « rebelle ». Elle a dû nous entendre in utero. Lola a 7 ans et demi et elle est indocile et frondeuse. Merci Agnès et Jacques. L’image de ce couple m’inspire. Créer chacun de son côté. Chacun d’un côté de la cour de la maison de la Rue Daguerre. Respecter les passions de l’autre sans cesser de l’admirer et le défendre. Faire à part pour mieux se retrouver. Indépendance et respect mutuel. Acte d’amour. Pour Agnès Jacques Demy est devenu le sujet d’une création étonnante et très personnelle puisqu’elle ira jusqu’à lui consacrer à la fin de sa vie, à lui, lui gravement malade, un film Jacquot de Nantes en 1991.

(cliquer sur l’image)

Cette semaine, Lola m’a dit vouloir changer de nom et s’appeler « Lucie ». Lola je l’ai choisi aussi par amitié pour María Dolores mon amie andalouse mais ça signifie aussi « douleur ». Lucie c’est la lumière… Cette gamine est incroyable ! Lola-Lucie c’est une alliance formidable.
Agnès aussi a changé de nom. Pour se trouver elle-même, pour échapper au joug de la famille bourgeoise ? Pour s’opposer à sa mère qui lui répétait qu’une femme n’est jamais aussi heureuse qu’en se consacrant corps et âme à ses enfants. Née à Arles, sa mère l’a prénomme Arlette. Je la comprends. C’est le prénom de ma belle-mère ! Devenu sujet de tous les jeux de mots plus ridicules les uns que les autres entre nous. Elle choisira Agnès. J’espère que Lola gardera son prénom et pourra devenir qui elle voudra. Il a une histoire qui lui ressemble.

Agnès, les patates, et Sandrine

Les patates. Tout une histoire. Dans Les glaneurs elle a mis en lumière les invisibles qui luttent contre le gaspillage alimentaire. J’ai vu ce film il y a longtemps. Des années plus tard je fais partie d’un collectif d’amapiens, je sensibilise mes filles au consommer local et vrai et je fais en sorte qu’on cueille encore des mûres dans les bois, qu’on fasse nos confitures maison et que l’on aille ramasser les pommes tombées dans les jardins abandonnés, on cueille les mirabelles chez des amis. À la maison on aime le pain perdu !

J’avais 11 ans quand Sans toit ni loi est sorti en salle. Je n’ai pas compris grand chose quand je l’ai vu un ou deux ans plus tard au ciné club du collège. C’était violent, dérangeant. Qu’est-ce que c’est, l’histoire de cette pauvre fille rejetée par tous, sale et désagréable qui trace sa route et meurt à la fin ?

J’ai revu ce film maintes et maintes fois dans mon adolescence et jeune adulte. Mona est devenue pour moi une sorte de symbole de tous ces anonymes au coin des rues qui sont sortis du système. J’y pense souvent. Hop éjectés, dehors. Difficile de détourner le regard. Ils sont de plus en plus nombreux. Et ce choix audacieux de narrer une histoire cinématographique avec les codes du Nouveau roman je ne l’ai compris que bien plus plus tard à la fac en étudiant Nathalie Sarraute. J’ai enfin fait le lien. À 13 ans le Nouveau roman c’est déroutant.

Sandrine Bonnaire est une actrice dont je continue à apprécier le travail et les choix artistiques. Elle aussi est « une belle personne. »

Bricolage et recyclage

À la fondation Cartier on a pu voir de drôles de cabanes réalisées avec des bobines des films de Varda. L’art du recyclage.

Que dire de Cléo de 5 à 7 ? Sorti en 1961. La forme de ce film est le fruit de la capacité d’adaptation d’Agnès Varda soumise à des contraintes budgétaires. Je le découvre étudiante adhérente d’un cinéclub qui malheureusement n’existe plus. L’angoisse de l’annonce de la maladie de Cléo en temps réel quand le monde tourne autour de vous peut ennuyer. Pourtant il ne peut laisser personne indifférent aujourd‘hui. C’est la nouvelle pandémie. J’ai vécu trop souvent autour de moi cette scène ces derrières années. Jusqu’au décès de mon amie d’enfance il y a 3 ans.



Comble du comble. Agnès disait que le sujet du cancer à l’époque angoissait tout le monde car on ne savait pas le soigner et cette pathologie restait mystérieuse. C’est ce mal qui a emporté Agnès dans son dernier tour de magie. Enfin comment ne pas penser à ces magnifiques photos que Jean Vilar lui demanda de réaliser dès 1948. Moi qui pratique le théâtre depuis mes années de lycée j’ai trouvé là un exutoire et un mode d’expression unique. Des amitiés à vie sont nées sur le plateau des ateliers au fil du temps. Des découvertes d’auteurs qui m’ont ouvert l’esprit et n’ont cessé de titiller ma curiosité intellectuelle. Quand je suis allée par trois fois en Avignon pour le festival, j’avais ces photos en tête en traversant la cour des papes et en arpentant les rues bruyantes sous un soleil de plomb.

Il y a quelque temps j’ai montré à Victoria ces photos ; car ma fille veut intégrer une classe théâtre au lycée. Quand la transmission passe par la cellule familiale et l’Éducation populaire c’est époustouflant. Je n’ai rien forcé. J’ai juste mis à disposition les outils pour qu’elle puise s’émanciper par le geste artistique. Elle bricole des scénarios dans sa chambre avec les copains et elle connaît Agnès Varda !

Je pourrais continuer encore et encore. Je poursuis ma route avec les petits tours de magie d’Agnès dans ma besace. Elle n’a pas fini de m’inspirer. Je regarde la couverture de Télérama en terminant cette chronique et encore une fois cette jeune fille de 90 ans au regard taquin qui tient ses poings serrés, me rappelle ses trois mots magiques pour avancer dans la vie « imagination, création partage ». Oui Agnès Varda est une fée qui a su transformer le quotidien, car elle savait que « les baguettes magiques ne sont pas toujours où on les attend ». Citation à la fin des Plages d’Agnès. Moi aussi j’ai envie plus tard d’être « une vieille potache plutôt qu’une vieille potiche » et de garder le sens de l’auto-dérision.

Victoria a bientôt 15 ans je vais lui proposer de regarder Sans toit ni loi et Visages, villages. Que va-t-elle dire ? Lola a vu des passages des Plages d’Agnès. Elle m’a interrogée sur la tombe de ZgouGou avec des coquillages. Elle voudrait la même pour notre chat Auguste « disparu » il y a deux ans. Les cabanes construites avec un plasticien avec des bobines de ses films à la Fondation Cartier l’intriguent. Elle « adorerait » jouer dedans ! C’est encore plus drôle que celle que papa a faite dans le jardin avec des vieilles palettes. 

Cette phrase d’Agnès glanée dans un reportage me plaît tant « Je ne sais pas si ce que je fais c’est de l’art ou du bazar ou quoi... » Moi je ne sais pas toujours ce que fais quand je peins, je fais du théâtre, écrit, lis à haute voix ou le fais faire à mes élèves ou à d’autres fantaisistes, mais je sais que j’en ai besoin pour être au monde.

Si ici et là on célèbre une « femme libre » à travers Agnès, c’est forcément que notre société en crise existentielle a cruellement besoin de cette liberté de penser. Une faim de se réinventer nous rend, nous citoyens, avides de changements. Je crois que c’est grâce à des esprits libres et décalés qui savent encore regarder les plages et les hommes avec fascination pour s’en inspirer dans leurs créations et leur rendre leur beauté, que l’on pourra changer le monde. Jamais nous n’avons tant eu besoin de magiciens du quotidien.

Je n’aime pas les pèlerinages mais quand je pourrai je passerai au 14, Rue Daguerre, déposer quelques mots...

Merci pour tout Agnès.

Claire Olivier

https://www.franceinter.fr/emissions/l-heure-bleue/l-heure-bleue-29-mars-2019



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