Enfin
des cadeaux intelligents !





   


Qui sommes-nous ?




« […]Vous mourrez de modestie, osez désirer, soyez insatiables, délivrez les forces terribles qui se font la guerre et tournent en rond sous votre peau, ne rougissez pas de vouloir la Lune : il nous la faut. »
Jean-Paul Sartre, préface à la réédition de Aden Arabie, de Paul Nizan 1960.

Lorsque à la fin de l’année 1995, l’association Paroles de théâtre nous a demandé de créer la revue Cassandre, devenue Cassandre/Horschamp, nous la pensions comme une agora de papier et une vraie utopie en actes. Un service public, certes modeste, mais réel, de l’information culturelle autour de l’action artistique. Puisque nous ne voulions pas être rentables, il fallait être soutenus par les institutions de ce pays et, depuis le ministère de Catherine Trautmann, nous l’avons été.

Nous voulions pouvoir être libres de parler de ce qui est ignoré dans presque tous les médias (et pour cause, il n’y a rien de tangible à y gagner) : l’art en action dans la collectivité. C’est-à-dire celui qui s’efforce de retrouver son véritable sens, sa réelle utilité sociétale. Nous y avons notamment donné la parole à Arthur Miller, Pierre Bourdieu, Peter Brook, Giorgio Strehler, Patrick Champagne, Ariane Mnouchkine, Bernard Stiegler, Édouard Glissant, Patrick Chamoiseau, Pippo del Bono, Jean Oury, Marie-José Mondzain et beaucoup d’autres encore…

Ces grands témoins, outillés pour penser ces sujets, nous ont permis d’analyser, valoriser et éclairer, les actions menées dans une relative pénombre que nous explorions par ailleurs sur le terrain, en milieu rural, dans le monde carcéral, dans les quartiers réputés « difficiles », en hôpital psychiatrique, etc.
L’idée centrale est que chaque être humain possède une fibre artistique, et que c’est pour cela que l’art concerne absolument tout le monde, même et y compris ceux qui n’en font pas leur métier. L’art, nous l’avons observé et compris, ne peut jamais se contenter d’être un divertissement. Dans toutes les cultures, il est né pour répondre à des difficultés humaines. C’est pourquoi, dans cette société aseptisée qui veut masquer ses plaies, nous allons souvent le chercher dans ce que nous appelons les « lieux de difficulté ».

La position que nous défendons par tous les moyens possibles, dans ce grand clivage historique entre une culture d’« élite » et une culture faite par tous et destinée à tous, c’est celle de l’éducation populaire, autrement dit de la démocratie culturelle, face à la conception Malraussienne d’une démocratisation venue d’un « en haut » inaccessible.
Naturellement, depuis environ une décennie, pour nous comme pour d’autres acteurs de la culture à la conception démocratique, les soutiens publics ont considérablement diminué. Jusqu’à disparaître pour beaucoup d’entre eux.

Après plus de deux décennies de bons et loyaux services, l’équipe de la revue Cassandre/Horschamp qui, de 1995 à 2016, a œuvré - sans aucun objectif de rentabilité - sur le papier et par de nombreuses rencontres et débats, à la découverte d’un geste artistique considéré comme principe actif du mouvement des sociétés humaines, a dû renoncer à sa publication après la perte du soutien de la Région Île-de-France.

Cette démarche d’exploration, de débat et de réflexion sur l’art, qui permet d’en faire comprendre la valeur et le sens au plus grand nombre possible de lecteurs, est aujourd’hui plus que jamais nécessaire. Face à l’agression mondiale et systématique de l’évaluation quantitative et à l’obsession du chiffre en général qui envahit les lieux d’échanges de notre société et menace d’assécher nos imaginaires, il s’agit pour nous de faire entendre la valeur de l’univers du symbolique et des langages grâce auquel se construisent les êtres humains.

Une partie de cette équipe passionnée, chevronnée et militante, à laquelle se sont ajoutés de nouveaux rédacteurs, a donc décidé de créer le journal en ligne L’Insatiable, qui hérite aujourd’hui de la ligne éditoriale et de l’esprit de cette revue et permet de faire vivre ses débats dans tout le monde francophone.

Journal en ligne d’informations de débats et d’humeurs sur les relations entre l’art et la société, L’Insatiable a pour mission de faire découvrir des équipes et des artistes soucieux d’agir dans l’époque, de mettre en valeur des actions essentielles absentes des grands médias, d’explorer des terres culturelles méconnues et de réfléchir ensemble aux enjeux portés par l’art et la culture dans notre société. Pour ce qui concerne les recensions de moments ou d’objets artistiques de toute nature dont nous rendons compte, nous travaillons à inventer une nouvelle critique qui ne se contente pas d’un regard esthétique sur les œuvres, mais s’efforce d’intégrer leur dimension anthropologique et politique, en prenant vraiment en considération leur relation à l’histoire, aux populations et aux lieux. La défense et l’illustration du geste artistique en tant qu’outil indispensable pour tous les groupes humains, nous semble particulièrement salutaire dans une société en grave danger de déshumanisation.

Merci à vous d’être des nôtres et de nous soutenir dans cette nouvelle aventure.

Ils participent à sa construction :



(Premiers donateurs et membres fondateurs)

Jean-Paul Ayme
Jean-Louis Bancel
Association Le Bellovidere
Olivier-Jacques Bernard
Valérie Bournet
Thierry Boutin
Sebastien Branche
Jacqueline Bruckert
Marie-Julie Caupenne
Olivier Claeys
Jean-Louis Comolli
Isabelle Dario
Laurence Dulas
Agnès Durand
Samuel Fouché
Michèle landre
Claudette Iglesias
Agnès Joyeux
Marie Christine Kacijan
Jacques Selim Khelifa
Marc Mangenot
Jenny Lauro Mariani
Luis Mateo
Olivier Neveux
Joanne Oussoren
Pierre Parrent
Jean Pottier
Aline Rondeau
Catherine Serre
François-Noël Simoneau
Anne-Marie Soula
Lionnel Toussaint
Anne Tuffelli
Sophie Wiedemann


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