Bienvenue aux insatiables !



L’Insatiable est un journal culturel en ligne d’informations de débats et d’humeurs sur les relations entre l’art et la société. Notre travail consiste à faire découvrir des équipes et des artistes soucieux d’agir dans l’époque pour mettre en valeur des actions essentielles, explorer des terres méconnues et réfléchir ensemble aux enjeux portés par l’art et la culture dans une société en voie de déshumanisation.

Faire un don

< Brèves

« Tyran(s) » clôture la saison au Théâtre Jean-Vilar

par L’Insatiable
Sous thématique(s) : Danse
Télécharger la version PDF  Version imprimable de cet article Version imprimable


La chorégraphe française installée en Belgique Karine Ponties présente Tyran(s), dernier spectacle de la saison, au Théâtre Jean-Vilar de Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne), vendredi 13 juin à 21h.

L’auteure et chorégraphe française installée en Belgique Karine Ponties présente Tyran(s) dans le cadre du projet européen Métamorphoses. La Briqueterie (Centre de développement chorégraphique du Val-de-Marne), Les Brigittines - Centre d’Art contemporain de Mouvement (Belgique) et le Centrum Kultury Zamek (Pologne) ont souhaité s’associer à des chorégraphes danseurs pour réfléchir sur la réhabilitation de leurs bâtiments en lieux culturels.

Tyran(s) raconte l’histoire de trois despotes : le Roi, le Pape et le Patron, qui se retrouvent seuls dans un monument abandonné et doivent communiquer. Le registre de leur langage est codifié par la nature de leurs pouvoirs, respectivement temporel, spirituel et économique. Pour exercer il leur faut soumettre ce royaume sans peuple et paradoxalement se soumettre également.

Le spectacle essaie de traduire ces codes émanant d’une fonction par le mouvement, et pose la question de l’aliénation du corps, avant de choisir l’humour pour représenter ces rôles sociaux à travers le décalage et l’utopie.

Les pièces de Karine Ponties sont reconnues pour leur sens de l’absurde, leur exploration de l’intimité, de l’organique et des relations humaines.

Pour en savoir plus : ici.

Sur réservation, une navette aller-retour est à votre disposition depuis Châtelet.

Théâtre Jean-Vilar
1, place Jean-Vilar
94400 Vitry-sur-Seine
Accès






Réagissez, complétez cette info :
modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.


Signalez un problème sur cet article :


Annonces


Articles

J’ai vécu la pro­po­si­tion artis­ti­que de la com­pa­gnie Betula Lenta comme une expé­rience réflexive. J’entends par là que, tota­le­ment immer­gée, j’ai perdu la mesure et du temps et de l’espace. Il n’y a plus que moi et cette dan­seuse subli­mée par une scé­no­gra­phie tout en rete­nue. L’effet sen­si­ble est puis­sant, je n’entends, je ne vois, je ne res­sens plus que dans ce lien, devenu intime.


Sur le pla­teau des Métallos on aper­çoit une fine sil­houette, seule en scène, Ella s’avance len­te­ment vers la lumière pour pren­dre la parole. Dans un labo­ra­toire d’ana­lyse. Elle apprend qu’elle est enceinte, en 2008. Elle s’en dou­tait mais elle s’effon­dre et perd connais­sance. Le choc est brutal. À son réveil, elle est trans­por­tée en 1928, le méde­cin cher­che à com­pren­dre. C’est le début d’un long voyage au plus pro­fond de son inti­mité, dans sa propre généa­lo­gie. Un seul corps, une seule bouche, sont Focus-femmes-aux-Metallos-Les

Un sémi­naire inter­na­tio­nal a réuni une soixan­taine d’inter­ve­nants ukrai­niens et de toute l’UE à Tatariv, dans les Carpathes, en vue d’élaborer un projet Europe créa­tive. Il nous semble inté­res­sant de rela­ter ici com­ment nais­sent les pré­mi­ces d’une telle coo­pé­ra­tion.


Certains textes ne se lais­sent lire sans une voix silen­cieuse susur­rée dans nos têtes. Elle résonne et ampli­fie l’émotion portée par les mots. Tel est, pour moi, le cas des œuvres lit­té­rai­res réu­nies par Alexandre Doublet dans Dire la Vie.


Cette magni­fi­que pièce de Luigi Pirandello mise en scène par Jean Liermier pro­pose une réflexion sur les stra­té­gies défen­si­ves en cas de mort pré­ma­tu­rée d’un fils. Donna Anna va répé­tant que son fils va reve­nir, à la sur­prise hor­ri­fiée de son entou­rage, une famille tra­di­tion­nelle, catho­li­que, rurale. Celle-ci affi­che le bon sens : les morts sont à oublier afin que les vivants puis­sent vivre sans être hantés par eux. À preuve les pier­res tom­ba­les qui empê­chent les morts de sortir des tombes, la cré­ma­tion La-Vie-que-je-t-ai-donnee-Une