Bienvenue aux insatiables !



Un journal culturel en ligne d’informations de débats et d’humeurs animé par l’ancienne équipe de Cassandre et celle du jeune Insatiable pour mettre en valeur des actions essentielles mais peu visibles, explorer des terres méconnues, faire découvrir des équipes et des artistes soucieux d’agir dans l’époque et, surtout, réfléchir ensemble aux enjeux portés par l’art et la culture dans une société en voie de déshumanisation.


Brèves

Les spéculations artistiques de Denis Robert

par Valérie de Saint-Do
Thématique(s) : Politique de l’art Sous thématique(s) : Art Plastique
Télécharger la version PDF
Version imprimable de cet article Version imprimable


Non seulement il a abattu une tâche titanesque avec ses enquêtes sur le monde de la finance, mais il trouve le moyen de troquer l’ordinateur contre le pinceau depuis quelques années, avec succès. Denis Robert expose ses derniers travaux à la Galerie W à Montmartre.

Il était parti de listings pour ses premières œuvres. Les hiéroglyphiques documents à la base de ses enquêtes de fourmi devenaient images... Et prenaient une nouvelle limpidité, face à ses commentaires griffonnés. L’accumulation de noms, de dates, de transactions obscures saturait la toile et l’image devenait un nouveau vecteur de transparence pour expliquer les arcanes d’un monde peu ragoûtant.
Entre un projet de journal malheureusement sans lendemain, un film sur Cavanna (mais quand cet homme dort-il ???) et ses livres en chantier, Denis Robert persiste sur la toile. Et s’y lâche, désormais. Il ose le dessin qu’il revendique brut sur le texte, il joue avec la couleur. Dans L’exposition « Money time », les toiles superposent aux cartographies de noms et et aux circuits toujours plus enchevêtrés de la finance internationale des slogans et des personnages ; du vivant résistant sur un système mortifère. Ses cartographies se sophistiquent, ses textes louchent du côté de l’image narrative et, comme ses livres, sont une invitation au décryptage excitant comme un polar.
N’en doutons pas, il se trouvera quelques financiers pour voir dans cette œuvre en maturation une bon investissement ! Les amateurs peuvent en faire un modeste (20 euros) , avec « Krak » : une boîte d’allumettes écrin d’une œuvre artistique, numérique et politique sur clef USB, que cosignent le développeur messin Olivier Kautz et le musicien Léo Vincent.

Money time, jusqu’au 7 juillet, à la galerie W, 44 rue Lepic, 75018 Paris.

Écouter Denis Robert ici eticihttp://www.galeriew.com/spip.php?article2122






Réagissez, complétez cette info :
modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.


Signalez un problème sur cet article :


Annonces

Pour sa qua­ran­tième édition, le Festival de cinéma de Douarnenez choi­sit de ques­tion­ner la notion de Frontières. Frontière, non plus cette limite arbi­traire, cette bar­rière qui sépare mais plutôt zone d’échange. Frontière, un lieu qu’il s’agit d’inves­tir, un ter­ri­toire commun…


Brèves

Cette his­toire simple, et les contrain­tes qu’elle nous impose, convien­nent à un théâ­tre sim­ple­ment arti­sa­nal. Pas de recours aux tech­ni­ques contem­po­rai­nes. Technique qui fut l’immense chan­tier d’Anders. « Le « trop grand » nous laisse froids, mieux (car le froid serait encore une sorte de sentir) même pas froids, mais com­plè­te­ment intou­chés ; nous deve­nons des anal­pha­bè­tes de l’émotion ».


Le Festival OASIS BIZZ’ART fête sa 15ème édition cette année et vous offre quatre magni­fi­ques soi­rées avec des artis­tes venus des quatre coins du monde. Concerts, che­vaux, cirque, per­for­man­ces, pro­jec­tions, ate­liers, espace enfants, res­tau­ra­tion locale... le tout sur un site natu­rel entiè­re­ment scé­no­gra­phié !


Participez au très beau projet qui se met en place autour d’Armand Gatti et de la maison qui abrite la Parole errante à Montreuil.


En ce début d’été de belles choses autour d’Armand Gatti se dérou­le­ront à Montreuil. Quelques jours où nous pour­rons nous replon­ger dans les mots du poète, dis­paru ce prin­temps, mais tou­jours là autour de nous, dans cette Maison de l’Arbre qui nous a accueillis.


Cette année le fil rouge du fes­ti­val est "Le bateau", celui des pêcheurs de Camaret, celui du Bateau Ivre et aussi celui dans lequel s’embar­quent des mil­liers de femmes et d’hommes à la recher­che d’un avenir plus pai­si­ble... Les 28, 29 et 30 Juillet.