Bienvenue aux insatiables !



L’Insatiable est un journal culturel en ligne d’informations de débats et d’humeurs sur les relations entre l’art et la société. Notre travail consiste à faire découvrir des équipes et des artistes soucieux d’agir dans l’époque pour mettre en valeur des actions essentielles, explorer des terres méconnues et réfléchir ensemble aux enjeux portés par l’art et la culture dans une société en voie de déshumanisation.

Faire un don

< Brèves

Kendji le gitan séduit la chaine anti Rroms

par Olivier Schneider
Sous thématique(s) : Rroms
Télécharger la version PDF  Version imprimable de cet article Version imprimable


Rroms et médias

TF1, qui s’était fait une spécialité de la mise à l’index des Rroms et des voyageurs, est devenue malgré elle ou par stratégie commerciale, le porte drapeau de la communauté Gitane, des Rroms et des Gens du Voyage !

Par un hasard de circonstance, le jeune Kendji Girac, issu d’une famille de Gitans de Saint Astier en Dordogne, s’est retrouvé devenir la plus belle « Voice » de France, alors qu’il n’avait jamais chanté en anglais auparavant, se contentant de partager la transmission de son grand père en famille. C’est en chantant « L’Aigle Noir » de Barbara qu’il accède à la première place d’un télé crochet pourtant exclusivement tourné vers les reprises mille fois rabâchées de la pop anglo-saxonne (et son équivalent francophone). Est-ce que tout cela était prévu, ou est ce un acte involontaire ? Commençant en « gitanisant » les standards de la pop (Bella, Hotel California,..), Kendji a pu placer « je suis gitan et pas martyre » sur un tube francophone. Puis il s’est plié à une certaine culture populaire française (Johnny, évidement) puis mondiale (donc anglophone). Là les commentaires se sont déchainés contre lui, suggérant qu’un chanteur gitan à la voix de ténor n’a pas sa place dans le monde du chant populaire, raillant son beau visage, quand on reproche souvent leur apparence aux Voyageurs... Les jurés ont cessé rapidement de le choisir, en lui imposant leur formatage. Mais il a tenu, sauvé par une ferveur populaire de tous âges et de toutes communautés. Pourquoi ? Peut -être parce que justement c’était sur TF1 qu’il fallait voir un jour le sacre d’un gitan.






Réagissez, complétez cette info :
modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.


Signalez un problème sur cet article :


Annonces


Articles

J’ai vécu la pro­po­si­tion artis­ti­que de la com­pa­gnie Betula Lenta comme une expé­rience réflexive. J’entends par là que, tota­le­ment immer­gée, j’ai perdu la mesure et du temps et de l’espace. Il n’y a plus que moi et cette dan­seuse subli­mée par une scé­no­gra­phie tout en rete­nue. L’effet sen­si­ble est puis­sant, je n’entends, je ne vois, je ne res­sens plus que dans ce lien, devenu intime.


Sur le pla­teau des Métallos on aper­çoit une fine sil­houette, seule en scène, Ella s’avance len­te­ment vers la lumière pour pren­dre la parole. Dans un labo­ra­toire d’ana­lyse. Elle apprend qu’elle est enceinte, en 2008. Elle s’en dou­tait mais elle s’effon­dre et perd connais­sance. Le choc est brutal. À son réveil, elle est trans­por­tée en 1928, le méde­cin cher­che à com­pren­dre. C’est le début d’un long voyage au plus pro­fond de son inti­mité, dans sa propre généa­lo­gie. Un seul corps, une seule bouche, sont Focus-femmes-aux-Metallos-Les

Un sémi­naire inter­na­tio­nal a réuni une soixan­taine d’inter­ve­nants ukrai­niens et de toute l’UE à Tatariv, dans les Carpathes, en vue d’élaborer un projet Europe créa­tive. Il nous semble inté­res­sant de rela­ter ici com­ment nais­sent les pré­mi­ces d’une telle coo­pé­ra­tion.


Certains textes ne se lais­sent lire sans une voix silen­cieuse susur­rée dans nos têtes. Elle résonne et ampli­fie l’émotion portée par les mots. Tel est, pour moi, le cas des œuvres lit­té­rai­res réu­nies par Alexandre Doublet dans Dire la Vie.


Cette magni­fi­que pièce de Luigi Pirandello mise en scène par Jean Liermier pro­pose une réflexion sur les stra­té­gies défen­si­ves en cas de mort pré­ma­tu­rée d’un fils. Donna Anna va répé­tant que son fils va reve­nir, à la sur­prise hor­ri­fiée de son entou­rage, une famille tra­di­tion­nelle, catho­li­que, rurale. Celle-ci affi­che le bon sens : les morts sont à oublier afin que les vivants puis­sent vivre sans être hantés par eux. À preuve les pier­res tom­ba­les qui empê­chent les morts de sortir des tombes, la cré­ma­tion La-Vie-que-je-t-ai-donnee-Une