Festival de la Revue (suite) : le Québec à l’honneur

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Festival de la Revue (suite) : le Québec à l’honneur

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par Antonin Deslandes
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Ce vendredi 13, le Festival de la Revue a décidé de consacrer son après-midi au Québec, sous l’impulsion de Mélikah Abdelmoumen, auteure et membre de l’association Livraisons.

« Depuis la France, nous n’avons pas forcément une large connaissance des périodiques québécois » annonce en préambule Mélikah Abdelmoumen, expliquant le choix de Livraisons d’y dédier une partie de l’après-midi. Pourtant, l’Hexagone ferait bien de s’inspirer de certaines initiatives ayant vu le jour outre-Atlantique. Par exemple, la création d’un site comme la société de développement des périodiques culturels québécois (SODEP). Le Québec a imaginé une plateforme proposant un éventail complet de ses revues, et qui répond aux problèmes de diffusion et d’archivage des anciens numéros en les proposant à la vente et au feuilletage. « La société a également mis en place un Printemps de la Revue  » explique Mélikah Abdelmoumen. Un événement d’un mois, en collaboration avec librairies et bibliothèques, pour permettre aux revues de se faire connaître auprès de potentiels diffuseurs et de nouveaux abonnés. De quoi nourrir les réflexions nées de la table ronde de la veille, sur ces nouvelles méthodes de diffusion.

Guy Dugas (à gauche) questionne Philippe Gendreau (à droite) sur l’histoire de la revue québécoise Liberté © Antonin Deslandes

L’après-midi s’est poursuivie avec un échange entre Guy Dugas, professeur à l’université de Montpellier, et Philippe Gendreau, directeur de la revue québécoise Liberté. Comme Cassandre/Horschamp, Liberté a vu le jour dans une logique de débat sur la place de l’art dans notre société. Mais la revue québécoise est née plus tôt, en 1959, et dans un contexte différent. À l’époque, il existe encore une importante chape de plomb sur la culture dans la province. Mais la Révolution tranquille éveille les consciences. Cette révolution – si on peut la nommer ainsi puisqu’elle ne connaît pas d’adversaire à proprement parler -, ou cette évolution de la société québécoise, exacerbe les réflexions sur la politique, la place de la religion et la culture. C’est dans ce cadre que des revues comme Liberté ou Cité Libre, née une dizaine d’année plus tôt, se développent. Aujourd’hui, Liberté continue à publier pour ses quelques 800 abonnés, faisant face aux mêmes enjeux que les revues françaises. Quelles nouvelles méthodes de diffusion ? Si la SODEP est un soutien indéfectible des ouvrages, notamment vis-à-vis de leur publication en librairie et en bibliothèque, « le prochain objectif de Liberté est de s’exporter sur internet » annonce Phillipe Gendreau, qui déléguera cette tâche à son futur successeur Jean Pichette.

Antonin Deslandes



Littérature Festival Québec
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