À propos de grève

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À propos de grève

Intermittents du spectacle
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par Lydie Marsan
Thématique(s) : Politique de l’art Sous thématique(s) : Luttes , Politique culturelle , Economie culturelle
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J’écoute les échos de la grève : Montpellier, Toulouse, Marseille, Thionville…

Moi aussi, je vais participer à un festival cet été, un petit festival qui a lieu tous les deux ans et qui dure trois jours, qui fait partie de l’identité de la région, qui emploie beaucoup d’intermittents (et beaucoup de bénévoles). Je travaille pour une compagnie de théâtre, une structure fragile, avec des gens que j’aime et dont j’aime le travail, qu’une annulation mettra forcément en péril.

- 

Et là, où la tentation du silence me guette, je reprends la mesure du mot « grève ». La grève est collective ou n’est pas. Elle ne m’est pas imposée et je ne l’impose pas : elle se vote. Elle se discute en AG, lieu de débat et de discussion, entre individus a priori pensants, doués de langage et responsables. Alors oui, certains parlent mieux ou plus fort, certains ont déjà réfléchi et aiguisé leur pensée ou leur argumentaire, mais, au fond, personne n’oblige personne à lever la main.

Le premier scandale serait-il donc de poser les questions : Si on faisait grève ? Si on en discutait ? Si on faisait une AG pour en décider ?

Voilà les questions que je poserai cet été.
Et pour commencer cette discussion que j’imagine aujourd’hui, je lirai ce texte, (texte original à une insulte et une citation près), écrit par quelqu’un de la coordination Nord Pas-de-Calais. Je l’ai trouvé aujourd’hui sur une liste d’information de la cip-idf.

Lydie Marsan

« La grève est une violence et l’a toujours été, je l’entends. Il faut se souvenir malgré tout d’une époque pas si lointaine où la troupe tirait sur les grévistes. La dernière fois à ma connaissance en France, c’étai[...]

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