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Entretiens

Suzanne Citron

Grand témoin
par Valérie de Saint-Do
Thématique(s) : Parti-pris Paru dans Cassandre/Horschamp 85
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Ancienne maître de conférences à Paris-13 et auteur du Mythe national, Suzanne Citron a méticuleusement déconstruit la vision romancée de l’histoire de France proposée par les manuels scolaires depuis la IIIe République. Elle trace quelques pistes pour un enseignement ouvert au monde, permettant de se situer à l’échelle de l’histoire de l’humanité. Son décryptage de l’historiographie officielle la rend fort critique vis-à-vis d’un enseignement qui entretient les fantasmes identitaires d’une France éternelle, fantasmes auxquels l’actualité apporte une sinistre résonance.

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© Jean-François Lévy

Le Mythe national résonne fortement face à l’actualité française et européenne faite d’une crispation quasi paranoïaque devant l’immigration et un supposé « multiculturalisme » mal défini. Ce livre est la réédition augmentée d’un ouvrage paru en 1987. Qu’est-ce qui vous avait fait entreprendre l’écriture de sa première version ?

Suzanne Citron : À la fin des années 1980 et au début des années 1990, la France a connu un débat important autour des mots intégration, assimilation, et même du concept de laïcité. C’est à ce moment, par exemple, que la Ligue de l’enseignement a évolué, abandonnant son laïcisme strict des années 1950-1960 pour abonder dans le sens de ceux qui pensaient que cette notion devait être porteuse de diversité, face au républicanisme pur et dur et au postulat selon lequel la France représente l’universel. Un livre collectif coordonné par Michel Wieviorka remettait en question l’universel abstrait.
Aujourd’hui, la crispation autour de la laïcité s’accompagne d’une diabolisation de l’islam. Le 11 Septembre et la période Bush, le développement de la mondialisation ont conduit à des tensions nouvelles liées à des pertes de repères.

Vous évoquez dans votre préface le rôle de votre parcours personnel dans la genèse de ce livre...

C’est un long parcours. J’ai passé l’agrégation d’histoire en 1947 et je ne me posais pas cette question dans l’immédiat après guerre ! Je viens d’une famille israélite française très patriote, et j’ai été élevée dans le souvenir de la guerre de 1914-1918. Et j’ai toujours entendu parler de l’affaire Dreyfus. Mon identité sociale s’est construite dans ce balancier. J’ai vécu l’Occupation dans un antipétainisme et un ralliement à de Gaulle immédiats ; mon patriotisme est demeuré intact parce que la vraie France, c’était Londres, de Gaulle et la Résistance ! L’image de la France, nourrie des stéréotypes colonialistes que je mets en scène dans Le Mythe national, survivait : j’ai vécu le 8 mai 1945 comme la seule fin de la guerre et n’ai eu aucune conscience des enjeux des manifestations de Sétif.
La guerre française au Vietnam m’a fait découvrir la répression coloniale des années 1930 grâce à une brochure intitulée La vérité sur le Vietnam. Mais c’est la guerre d’Algérie qui a cassé ma vision de la France. La question des tortures et des pouvoirs spéciaux s’est posée dès 1956, à peine plus de dix ans après la fin de la guerre. Pour des gens de ma génération, la torture, c’était la Gestapo : l’une de ses premières dénonciations, sous la plume de Claude Bourdet dans L’Observateur, était titrée « Y a-t-il une Gestapo algérienne ? »
Lors des manifestations de défense de la République en mai 1958, je me demandais quelle République je défendais. C’est mon point de départ pour un livre sur « les religions de la gauche », qui devait questionner les usages du mot « république » depuis la Révolution.
Cette interrogation sur l’histoire s’est doublée d’une réflexion sur l’institution scolaire, synthétisée dans L’École bloquée parue en 1971. En 1984, après le remplacement de Savary par Chevènement au ministère de l’Éducation nationale et un retour aux clichés républicains, j’ai publié Enseigner l’histoire aujourd’hui, la mémoire perdue et retrouvée. Et j’ai quitté le PS où je militais depuis 1974.

Que nous transmet-on aujourd’hui comme histoire et comme origines ? Vous déconstruisez des concepts comme celui de « république une et indivisible » que l’on voit ressurgir aujourd’hui avec la diabolisation du « multiculturalisme » – sans même que ce mot soit défini – et le rejet de l’étranger. Qu’est-ce qui nous est transmis, sinon comme roman, du moins comme vulgate ?

Penchons-nous sur l’état d’esprit des décideurs et des personnalités médiatiques vis-à-vis de cette transmission. Pourquoi cette propension, à gauche comme à droite, à user et abuser du mot « république » pour définir la France dans un flou sémantique ? À quelles peurs inconscientes répond cet usage, inséparable de l’idée que le « multiculturalisme » nous menace ? Est-ce la transmission scolaire de l’histoire qui explique cette persistance des représentations forgées par les historiens de la IIIe République ?
Rappelons que la prise de conscience de ce qu’était le régime de Vichy s’est d’abord faite grâce à un historien américain ! Ensuite s’est développée une historiographie critique, notamment sur Vichy et la Shoah, puis sur le colonialisme, l’immigration, la traite, l’esclavage, les femmes…

Cette histoire critique serait donc battue en brèche, avec un retour aux figures traditionnelles ? Quel rôle a joué l’école des Annales dans cette historiographie ?

Les Annales de l’après-guerre ne se sont pas penchées sur la déconstruction de l’histoire nationale. Fernand Braudel, leur chef de file, se réclamait de Michelet, et L’Identité de la France ne traite pratiquement pas de l’immigration. L’ouvrage de Pierre Nora, Les Lieux de mémoire, qui a eu un retentissement considérable, a été présenté comme brisant le fil traditionnel de l’historiographie républicaine. Or, aucun de ces « lieux » ne concerne l’esclavage et la traite !

Tout ce que vous décrivez sur la transmission scolaire avant-guerre avec le Lavisse 1 frise le comique. Ce « roman » patriotique a été abandonné, mais on reste dans une vision très continue de l’histoire de France…

À l’école primaire, vous avez certainement commencé l’apprentissage de l’histoire par les Gaulois (ou les Celtes), suivis des figures de Clovis, Charlemagne, Hugues Capet, Louis XIV… Puis, au collège, le séquençage linéaire classique : Antiquité, Moyen Âge, Temps modernes, époque contemporaine. L’histoire transmise aux Français a façonné un essentialisme qui fait de la France (hexagonale) une entité métahistorique, incarnée symboliquement par le mot « Gaule ». Dans ce façonnement mental, la Gaule n’a pas de commencement et permet des expressions telles que « La France avant la France »…On reste dans une vision de l’histoire héritée du XIXe siècle, marquée par l’idée européenne de nations « originelles » et non construites. Les programmes pour l’école du ministre Darcos en 2008 ont marqué une régression vers cette vision par rapport aux efforts novateurs précédents. 2

Ce qui est fascinant dans votre livre, c’est qu’au travers des siècles, les récits de l’histoire sont révélateurs du besoin de mythologies. Votre livre m’a fait découvrir, par exemple, que la royauté française qui appuyait sa légitimité sur l’héritage des Francs leur avait inventé une origine troyenne ! Et que si la République a mis en avant « nos ancêtres les Gaulois, » c’est par opposition aux origines franques revendiquées par l’aristocratie…

J’ai découvert ce mythe troyen grâce à l’historien allemand Karl Werner. C’était dans les années 1980 – moment où l’Europe était au centre de colloques où l’on réfléchissait sur les mythes d’origine et leur célébration hagiographique. Le mythe troyen a existé aussi au Portugal.
Plus tardivement, au XVIIIe siècle, avant la Révolution, un débat politico-historique a opposé les tenants des Francs et ceux des « Gaulois ». Les premiers justifiaient les privilèges des aristocrates en tant que descendants des conquérants francs, tandis que la thèse romano-gauloise défendait l’antériorité des Gaulois et leurs droits de peuple premier. C’est un débat dont les historiens du XIXe siècle, comme Augustin Thierry et Michelet, ont entretenu la référence. La thèse « gauloise » avait triomphé à la Révolution avec la victoire du tiers état. À l’arrière-plan de la transmission scolaire d’une histoire supposée être celle du peuple gaulois, Michelet a joué un rôle extrêmement important.

Peut-être avons-nous besoin de mythe des origines, ce qui expliquerait que cette histoire ait tant façonné les mentalités. Vous parlez de « roman national » : cette histoire est romanesque ! Jusqu’à quel point ne correspond-elle pas à un goût littéraire où Michelet ne serait pas très éloigné de Hugo ?

On m’a souvent objecté le besoin de mythe des origines. Mais on ne tient pas compte, quand on l’évoque, de la révolution intellectuelle et scientifique survenue dans la connaissance des origines de l’homme à partir du milieu du XIXe siècle avec la découverte d’un nouvel espace de recherches, nommé pré-histoire ! Auparavant, dans la tradition occidentale judéo-chrétienne, l’origine, c’était le Déluge : pour situer la découverte des premiers mammouths, on a inventé l’adjectif « antédiluvien », littéralement « avant le déluge ». De 1850 aux années 1960 (« Lucy »), un nouvel univers mental s’est ouvert avec le concept d’hominisation. Mais le mythe gaulois, issu d’un contexte intellectuel antérieur, a persisté et continue de véhiculer une prétendue généalogie du « Français de souche ».
Il y a une part de storytelling dans la transmission de l’histoire. Plus que de roman national, je parlerais de légende républicaine pour désigner l’histoire transmise par l’école de Jules Ferry : catéchisme de substitution à celui de l’Église. C’était d’ailleurs l’objectif des pères de la IIIe République, qui venaient de vivre la défaite de 1870 et la perte de l’Alsace-Lorraine. Ils ont nationalisé les Français avec la transmission hagiographique d’une France au-dessus de tout soupçon. Aujourd’hui, le roman s’est dilué en une vulgate, référence de l’inconscient collectif des décideurs politiques et des journalistes, qui réapparaît chaque fois que surgissent des débats sur l’histoire.

Des discours conservateurs en matière d’éducation ne cessent de ressasser que les enfants ont perdu tous les repères chronologiques… De fait, qu’apprennent les enfants et les adolescents, aujourd’hui, et que pourraient-ils apprendre ? La complexité de la construction de l’entité « France » que vous explicitez dans Le Mythe national ne semble pas facile à transmettre à un enfant…

Je n’ai pas vu les derniers manuels, mais j’ai eu connaissance du programme élaboré par Darcos pour l’école élémentaire en 2008. Il impose le tracé traditionnel à partir de la Gaule, une représentation de la France qui écarte d’emblée du récit le passé et le présent des Antilles ou de la Corse. C’est toujours le même fil qui détermine, à travers les mêmes personnages symboliques, le parcours des rois à la République.
Cette histoire confère à la France une réalité à une époque où elle n’existait pas
comme entité géographique et politique. Quand Charles Martel repousse les Arabes à Poitiers, c’est un « austrasien » qui bataille en « Aquitaine » ! On annexe Clovis et Charlemagne. Le Royaume de France (regnum Franciae) n’est apparu, dans les textes latins, qu’au tournant du XIIe et du XIIIe siècle, entre les règnes de Philippe Auguste et Saint Louis.
On a mis de côté l’aspect « roman » qui existait dans le Lavisse, pour proposer une vulgate sèche, impuissante à façonner une identité collective vivante, un enracinement pour le vivre-ensemble, et qui se contente de perpétuer l’imagerie dessinée au XIXe siècle.

Que peut-on lui substituer ?

Après Le Mythe national, j’ai écrit L’Histoire de France autrement, puis L’Histoire des hommes 3, à l’intention des jeunes. Il faut leur faire comprendre le monde dans lequel ils vivent, leur donner des grands repères temporels et spatiaux de l’histoire de l’Humanité, en commençant par l’hominisation. C’est à l’intérieur d’une représentation globale, avec des repères universels, que l’on peut raconter l’émergence des nations. On pourrait d’ailleurs leur expliquer comment s’est fabriquée la vulgate ! J’ai essayé de le dire dans mes livres. Montrer comment ont évolué les mots à connotation historique et idéologique serait aussi très éducatif.
Sur le plan de la représentation du temps et de l’espace, notre enseignement est marqué par l’incohérence et l’irrationnel. La vision d’une France-Gaule ne permet pas de comprendre l’extension du royaume capétien puis de la République impériale par annexion et/ou colonisation d’entités culturellement et ethniquement diverses. On incorpore dans l’histoire de France ce que, par eurocentrisme, on appelle « les grandes découvertes », en sautant de l’échelle hexagonale à l’échelle planétaire ! On introduit l’islam sans référence aux autres monothéismes que l’on prétend traiter dans un programme spécifique d’« histoire des religions ».
Au collège, de la 6e à la 3e, on ajuste des pans académiques du temps – Antiquité, Moyen Âge, temps modernes, époque contemporaine – sans se demander si cela fait sens vis-à-vis des jeunes actuels. Il faut une révolution du visuel et du mental.
Le constat de Lévi-Strauss dans Races et histoire 4 – « Il y a deux dates dans l’histoire de l’Humanité, la révolution néolithique et la révolution industrielle » – reste très éclairant.

Le Mythe national fait apparaître l’occultation d’une diversité culturelle qui passe aussi bien par l’Occitanie que la Bretagne, et plus récemment par l’immigration…

Oui, l’idée que la France est plurielle n’est pas transmise. Et ce, au détriment de certaines cultures populaires, ouvrières, paysannes, et de l’ancienneté de la présence et de la culture juive en Europe occidentale.
L’école a privilégié un mode académique de transmission, alors que d’autres pistes existaient dans l’enseignement mutuel, les Bourses du travail, les universités populaires.

Le retour actuel à ce « catéchisme » s’incarne-t-il dans le projet d’une « Maison de l’histoire de France » ?

À la lecture des premiers rapports, nous étions clairement dans un projet de glorification de l’âme de la France, chère à Max Gallo ! Une tribune signée par un collectif d’historiens dans Le Monde a souligné le fait que ce projet était indissociable du débat sur l’identité nationale. Les protestations ont suscité suffisamment de remous pour que l’on passe du musée à la maison, et le ministère de la Culture s’est démarqué de cette thématique.
Mais le conseil scientifique n’est pas très clair en ce qui concerne l’historiographie de référence. Osera-t-on déconstruire la grande synthèse républicaine, l’hagiographie de l’État-nation ?
C’est important, par exemple, pour la mémoire de la guerre d’Algérie : pourquoi les occultations ?
À cause de la « mission civilisatrice » de la France depuis Charles Martel, comme me l’avait inculqué le Petit Lavisse ?

Comment expliquer ce besoin de se raccrocher à une identité en partie fantasmatique ?

Peut-être, à gauche, par peur du vide, face au capitalisme mondialisé. Du côté des souverainistes de droite, par un pur conservatisme, voire un désir de rester accroché au roman national. Avec les injonctions sarkozystes, tout est fait pour aller dans le sens de la régression. Mais le plus troublant, c’est l’écho des grands médias français, qui, à tout débat sur l’histoire, ne font que répercuter la vulgate.
Nous manquons de grands débats épistémologiques tels que les lancèrent un Lefort ou un Castoriadis. Nos querelles franco-françaises sont trop souvent binaires et étriquées.

Quel est votre regard sur l’histoire en train de se faire au Maghreb et au Moyen-Orient ?

Cela remet en question les stéréotypes « orientalistes », cet inconscient occident qui a cautionné le soutien aux pouvoirs dictatoriaux, sur fond de peur de l’islam.
Des responsables disent : « On savait, pour les dictatures. » Mais quels médias les ont dénoncées ?

Votre œuvre entre en résonance avec votre défense de la pluralité de la France, celle d’Édouard Glissant…

Je l’ai cité en exergue du Mythe national. Mais il n’a jamais eu droit aux programmes scolaires et on a très longtemps enseigné « nos ancêtres les Gaulois » aux Antilles !

Propos recueillis par Valérie de Saint-Do

1. Le manuel scolaire Petit Lavisse, né en 1876, a dominé l’enseignement de la IIIe puis en partie celle de la IVe République. Son objectif déclaré était de former de bons citoyens et soldats. Son « Histoire de France » commençait ainsi : « Tu dois aimer la France parce que la nature l’a faite belle, et parce que son histoire l’a faite grande. »
2. Il semblerait que tous les derniers programmes soient moins « nationaux ». Sans être pour autant cohérents.
3. Malheureusement épuisé à la suite du rachat de Nathan par Vivendi.
4. Écrit en 1952 pour l’Unesco.

• Suzanne Citron, Le Mythe national. L’histoire de France revisitée, Ivry-sur-Seine, Éditions de l’Atelier, 2008.




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