Bienvenue aux insatiables !



L’Insatiable est un journal culturel en ligne d’informations de débats et d’humeurs sur les relations entre l’art et la société. Notre travail consiste à faire découvrir des équipes et des artistes soucieux d’agir dans l’époque pour mettre en valeur des actions essentielles, explorer des terres méconnues et réfléchir ensemble aux enjeux portés par l’art et la culture dans une société en voie de déshumanisation.

Faire un don

< Brèves

Rue du 11 novembre : nouvelle collaboration entre la Compagnie Hypothésarts et le XK Theater Group

par L’Insatiable
Télécharger la version PDF  Version imprimable de cet article Version imprimable


Du 29 mai au 1er juin dans le cadre du festival « Namur en mai », la compagnie Hypothésarts et le XK Theater Group présentent leur nouvelle création.

« La guerre est la plus forte rencontre des peuples. »
Ernst Jünger

Dans cette représentation, deux personnalités du théâtre bien connues du monde francophone : Michel Tanner (dramaturge, metteur en scène, directeur artistique de la Compagnie Hypothésarts) et René George (acteur et metteur en scène, fondateur d’XK Theater Group) voient tous deux le théâtre comme un lien social par excellence. Dans cette création ils reviennent sur les mots oubliés, les mots justes ; ceux de deux hommes dans leur lutte. De deux individus en proie aux questionnements qu’offre l’abîme des tranchées, là où le monde bascule à tout instant.

Un questionnement qui absorbe la société, le temps, les « autres » et surtout eux-mêmes. Une expérience d’immersion dans la parole des morts.

Cette création autour de la Grande Guerre tente de montrer la volonté de la Compagnie Hypothésarts de partager aussi bien l’amour du verbe que celui de la vie. Dans cette lutte elle affirme « par l’homme, qu’il est l’avenir de l’homme, lui et lui seul. »

Les différentes représentations auront lieu à la Maison du Conte de Namur.
Rue des Brasseurs, 170 à 5000 Namur. (Entrée : 3/4,5€) :

Jeudi 29 mai : 14h10, 15h10, 19h10 et 20h10
Vendredi 30 mai : 17h10, 18h10, 20h10 et 21h10
Samedi 31 mai : 14h10, 15h10, 20h10 et 21h10
Dimanche 1er juin : 14h10, 15h10, 17h10 et 18h10.

Pour en savoir plus :
Festival des Arts Forains « Namur en Mai »
La Compagnie Hypothésarts
XK Theater Group

Yann Bougaret






Réagissez, complétez cette info :
modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.


Signalez un problème sur cet article :


Annonces


Articles

J’ai vécu la pro­po­si­tion artis­ti­que de la com­pa­gnie Betula Lenta comme une expé­rience réflexive. J’entends par là que, tota­le­ment immer­gée, j’ai perdu la mesure et du temps et de l’espace. Il n’y a plus que moi et cette dan­seuse subli­mée par une scé­no­gra­phie tout en rete­nue. L’effet sen­si­ble est puis­sant, je n’entends, je ne vois, je ne res­sens plus que dans ce lien, devenu intime.


Sur le pla­teau des Métallos on aper­çoit une fine sil­houette, seule en scène, Ella s’avance len­te­ment vers la lumière pour pren­dre la parole. Dans un labo­ra­toire d’ana­lyse. Elle apprend qu’elle est enceinte, en 2008. Elle s’en dou­tait mais elle s’effon­dre et perd connais­sance. Le choc est brutal. À son réveil, elle est trans­por­tée en 1928, le méde­cin cher­che à com­pren­dre. C’est le début d’un long voyage au plus pro­fond de son inti­mité, dans sa propre généa­lo­gie. Un seul corps, une seule bouche, sont Focus-femmes-aux-Metallos-Les

Un sémi­naire inter­na­tio­nal a réuni une soixan­taine d’inter­ve­nants ukrai­niens et de toute l’UE à Tatariv, dans les Carpathes, en vue d’élaborer un projet Europe créa­tive. Il nous semble inté­res­sant de rela­ter ici com­ment nais­sent les pré­mi­ces d’une telle coo­pé­ra­tion.


Certains textes ne se lais­sent lire sans une voix silen­cieuse susur­rée dans nos têtes. Elle résonne et ampli­fie l’émotion portée par les mots. Tel est, pour moi, le cas des œuvres lit­té­rai­res réu­nies par Alexandre Doublet dans Dire la Vie.


Cette magni­fi­que pièce de Luigi Pirandello mise en scène par Jean Liermier pro­pose une réflexion sur les stra­té­gies défen­si­ves en cas de mort pré­ma­tu­rée d’un fils. Donna Anna va répé­tant que son fils va reve­nir, à la sur­prise hor­ri­fiée de son entou­rage, une famille tra­di­tion­nelle, catho­li­que, rurale. Celle-ci affi­che le bon sens : les morts sont à oublier afin que les vivants puis­sent vivre sans être hantés par eux. À preuve les pier­res tom­ba­les qui empê­chent les morts de sortir des tombes, la cré­ma­tion La-Vie-que-je-t-ai-donnee-Une