Bienvenue aux insatiables !



L’Insatiable est un journal culturel en ligne d’informations de débats et d’humeurs sur les relations entre l’art et la société. Notre travail consiste à faire découvrir des équipes et des artistes soucieux d’agir dans l’époque pour mettre en valeur des actions essentielles, explorer des terres méconnues et réfléchir ensemble aux enjeux portés par l’art et la culture dans une société en voie de déshumanisation.

Faire un don

< Brèves

Lettre ouverte des Chorégraphes Associés

par L’Insatiable
Thématique(s) : Politique de l’art Sous thématique(s) : Danse , Economie culturelle
Télécharger la version PDF  Version imprimable de cet article Version imprimable


Le syndicat des Chorégraphes Associés a publié, mercredi 12 novembre, une lettre ouverte à madame Fleur Pellerin, Ministre de la Culture. Cette publication sonne comme un véritable rappel à l’ordre. Non les auteurs, chorégraphes ne produisent pas du « contenu » mais bel et bien des « œuvres » à part entière...

A l’heure où la culture est de plus en plus menacée par le phénomène de marchandisation de l’art, où chaque production doit pouvoir se convertir en argent sonnant et trébuchant, les Chorégraphes Associés réaffirment et revendiquent leur statut d’artistes, créateurs d’œuvres. A l’origine de cette lettre ouverte, l’usage par la Ministre de la Culture, Fleur Pellerin, du terme « contenu » pour désigner les chorégraphies. Plus que de rappeler que leurs créations ne sont pas que des « contenus » mais de véritables « œuvres », les Chorégraphes Associés rappellent à la Ministre que l’art n’est pas un bien monétisable que l’on peut vendre comme n’importe quelle marchandise. A cet égard les spectateurs ne sont pas non plus de simples consommateurs que l’artiste aurait à charge de nourrir, si ce n’est gaver, de produits culturels répondant aux attentes du plus grand nombre.

En réaction, les rédacteurs de cette lettre ouverte invitent chacun à se rendre à un débat intitulé « Qu’est-ce qu’une œuvre ? » qui se tiendra le mercredi 26 novembre de 14h30 à 17h30 à l’espace Micadanses dans le 4ème arrondissement de Paris. Face à la culture en péril, chacun doit être en mesure de réagir, de s’exprimer sur ce sujet fondamental afin d’affirmer et de rappeler à la Ministre de la Culture, notre attachement à l’art, au foisonnement culturel, au travail des artistes et à notre admiration pour les œuvres qu’ils créent.

Informations complémentaires

Débat sur le thème « Qu’est ce qu’une œuvre ? »
Mercredi 26 novembre de 14h30 à 17h30
Micadanses
20 rue Geoffroy l’Asnier – 75004 Paris
<popup|texte=www.choregraphesassocies.org|lien=http://www.choregraphesassocies.org/868/>






Réagissez, complétez cette info :
Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.


Signalez un problème sur cet article :


Annonces


Articles

Notre ami Hervé Breuil a créé le Lavoir Moderne Parisien il y a vingt-huit ans dans un ancien lavoir public situé rue Léon, au cœur de ce quar­tier popu­laire qui devint peu à peu l’enclave « afri­caine » de la Goutte d’or, dans le dix-hui­tième arron­dis­se­ment de Paris. Un quar­tier à la répu­ta­tion inquié­tante, sous la menace per­ma­nente d’opé­ra­tions immo­bi­liè­res, mais en réa­lité très vivant.


Chaque année depuis 2016, les équipes de L’Insatiable en France et Culture&Démocratie en Belgique, aguer­ries à l’explo­ra­tion des pra­ti­ques artis­ti­ques en lien avec les ques­tions de société, pro­dui­sent, avec la col­la­bo­ra­tion de par­te­nai­res d’autres pays, un numéro de la revue Archipels autour de la ren­contre des cultu­res. Nous vou­lons déve­lop­per ensem­ble une revue papier per­met­tant de mettre en valeur, com­pren­dre et favo­ri­ser, les échanges entre les artis­tes et l’ensem­ble de la col­lec­ti­vité humaine.


J’ai rendez-vous à l’hôpi­tal Saint-Vincent de Paul pour me faire réa­ni­mer. Prise en charge par une infir­mière puis une équipe de méde­cin, je serai rame­née à la vie et inci­tée à en pro­fi­ter.


Pierre Debauche a été, de très près comme de loin, un solide com­pa­gnon de route de notre tra­vail pour l’art et la culture dans la société, un repère et l’une de nos brû­lan­tes ins­pi­ra­tions. Un grand frère d’armes jusqu’à son der­nier souf­fle pour tous ceux qui, jeunes ou non, savent que le théâ­tre est un lieu de par­tage essen­tiel. Et s’effor­cent, en ces temps arides, de mettre en pra­ti­que ce savoir.


Besançon. Sabrina Boukhenous retrouve son public pour l’inau­gu­ra­tion du Festival du tout jeune Collectif Haïku avec sa pre­mière créa­tion solo : Plastik. Plus exac­te­ment l’agui­che d’une pro­po­si­tion plus longue, en cours d’écriture, sur les per­ver­si­tés d’une société pro­duc­ti­viste et nar­cis­si­que. Premier tableau expri­mant les effets des ryth­mes pro­fes­sion­nels sur l’humain, Plastik sonne comme un pré­texte : mettre le corps opprimé au ser­vice de l’image, la danse et le théâ­tre au ser­vice d’un mes­sage.