Bienvenue aux insatiables !



L’Insatiable est un journal culturel en ligne d’informations de débats et d’humeurs animé par le noyau de l’ancienne équipe de Cassandre/Horschamp et celle du jeune Insatiable. Notre travail consiste à faire découvrir des équipes et des artistes soucieux d’agir dans l’époque pour mettre en valeur des actions essentielles, explorer des terres méconnues et réfléchir ensemble aux enjeux portés par l’art et la culture dans une société en voie de déshumanisation.

Faire un don

< Brèves

Les Souffleurs censurés

par L’Insatiable
Télécharger la version PDF  Version imprimable de cet article Version imprimable


Alors que le 20 mai dernier, les Souffleurs devaient partager leurs poèmes du hauts des toits des immeubles de l’ensemble Orgue de Flandre (Paris 19ème), l’intervention a été interdite par le Préfet de Police pour risques de troubles à l’ordre public et incitation au suicide.

Crée en 2001 à l’initiative d’Olivier Comte, les Souffleurs commandos poétiques ont pour ambition une transformation du monde par le regard et la poésie. Ils s’inscrivent dans une tendance générale de ralentissement du monde et souhaitent réintroduire de la durée dans le temps. Armés de la langue et de la pensée poétique, qu’ils ne cessent d’explorer depuis 15 ans, ils revendiquent amoureusement la folie de leur « tentative », pour laquelle ils s’autorisent de nombreux outils d’expression et toutes les surfaces de déploiement. D’ailleurs « la Maison de la folle tentative », située à Aubervilliers, est le centre névralgique de réflexions relatives aux maux de notre société moderne, qu’ils soient identifiés par les Souffleurs, ou comme souvent, sur lesquels ont leur demande de se pencher. Ces questions épineuses sont le point de départ de leur démarche.

Ils travaillent sur des « territoires poétiques » avec lesquels ils aspirent à établir des diagnostics et proposer une expérimentation poétique adaptée, tout en s’attachant à tisser des liens avec les habitants. Mais face à l’accélération exponentielle du monde, ils partagent également leur poésie dans différents pays.

Malheureusement, ni l’intervention de la ville de Paris, ni celle du Ministère de la Culture n’ont pu infléchir sur l’annulation de leur dernière opération. « Les regardeurs d’en haut » auraient dû lâcher dans le vide des poèmes, tournoyant et tournicotant jusqu’au sol pour être ramassés par les « regardeurs d’en bas », mais les chaises hautement perchées sont restées vides. Les Souffleurs ont tout de même occupé les lieux, comme ils devaient le faire, jusqu’au 24 mai. Ils ont également organisé des ateliers d’écriture à deux pas du square au pied des tours. La décision du Préfet de police, pour absurde qu’elle soit, n’en est pas moins révélatrice de la façon dont l’espace public est de plus en plus corseté, voire étouffé sous couvert de règlements régissant la sécurité des biens et des personnes.

Les « regardeurs », libres cette fois, se sont déjà remis en selle puisqu’ils seront les 28 et 29 mai, en « veille continue » du lever (8h) au coucher (20h) du soleil, au sommet et au pied de la tour Rechossière à Aubervilliers (le Préfet de police de Paris n’a pas d’autorité sur le territoire d’Aubervilliers).

Pour plus d’informations : ici

Les Souffleurs, commandos poétiques
2 rue Chapon
93 300 Aubervilliers.






Réagissez, complétez cette info :
modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.


Signalez un problème sur cet article :


Annonces


Articles

Après Elbeuf et Arras, et avant de nom­breu­ses dates dans le reste du pays, Le Galactik Ensemble pré­sente son pre­mier spec­ta­cle col­lec­tif, « Optraken », au Théâtre Le Monfort à Paris jusqu’au 25 novem­bre 2017.


Jack Ralite qui vient de nous quit­ter au terme d’une vie vrai­ment bien rem­plie, a été pour nous un allié de très grande qua­lité dans ce combat qui nous a été (et nous est) commun pour la reconnais­sance de l’impor­tance de l’art et de la culture dans notre société.


Samedi soir, 10e arron­dis­se­ment, inter­phone W, 19h50. Je sonne.
L’expé­rience du soir se jouera au der­nier étage d’un duplex, dans un séjour-cui­sine de 40 mètres carré, plutôt « arty ». Une tren­taine de per­son­nes sont pré­sen­tes, qui chu­cho­tent par petits grou­pes sur des stra­pon­tins pré-fabri­qués, pen­dant que d’autres, encore debout, se saluent sur une musi­que d’ambiance.


Théâtre de la Bastille, Festival d’automne, de jeunes acteurs vien­nent faire réson­ner le regard porté sur les révo­lu­tions du passé et inter­ro­ger l’avenir. Des ter­ri­toi­res (...d’une prison l’autre...) est le deuxième volet d’une tri­lo­gie écrite et mise en scène par Baptiste Amann. Dans ce huis clos sur­volté, le tren­te­naire se préoc­cupe de savoir sur quelle révo­lu­tion se por­tera le XXIème siècle.


Le stade c’est toute leur vie, c’est leur his­toire, leur quo­ti­dien. Les sup­por­ters du Racing club de Lens, des famil­les, des enfants, des ultras, inves­tis­sent à tour de rôle le Théâtre National de la Colline avec Stadium.