Bienvenue aux insatiables !



Un journal culturel en ligne d’informations de débats et d’humeurs animé par l’ancienne équipe de Cassandre et celle du jeune Insatiable pour mettre en valeur des actions essentielles mais peu visibles, explorer des terres méconnues, faire découvrir des équipes et des artistes soucieux d’agir dans l’époque et, surtout, réfléchir ensemble aux enjeux portés par l’art et la culture dans une société en voie de déshumanisation.


Eaux troubles (troubled waters)

Un webdocumentaire d’Isabelle Sylvestre
par L’Insatiable


Une fois n’est pas coutume, parlons un peu d’écologie, ce qui n’est pas du tout étranger à nos préoccupations dans la mesure où nous pensons que les combats culturels doivent impérativement rejoindre ceux pour notre environnement planétaire. Tous ces différents domaines se rejoignant évidemment dans un combat pour l’humain. Et puisqu’il s’agit de cinéma, c’est bien d’art, aussi, qu’il s’agit. Voici Troubled waters un webdocumentaire interactif que vient de finir de réaliser notre amie la cinéaste québecoise Isabelle Sylvestre.

Depuis deux ans, Isabelle a voyagé à travers l’Europe pour comprendre comment les Européens affrontent cette situation écologique alarmante. Des grandes « indécisions » politiques, entre une meilleure régulation pour l’environnement et le poids des lobbys industriels ; de la difficile gestion des ports « verts » face aux déchargements illégaux des bateaux, au plan Zéro Waste dans certaine région ; de la sensibilisation des jeunes pêcheurs à l’impact de la crise sur la gestion des déchets dans les grandes villes ; en passant par l’enfer des décharges, mais aussi par des initiatives « informelles » pleine de bon sens, Isabelle Sylvestre a rencontré des Européens qui, à leurs manières, essaient de changer les choses - ou pas. Voici comment elle présente ce travail :
« Le 22 janvier 2015 le paquet législatif sur « l’économie circulaire », qui concernait les déchets, le recyclage et l’incinération, est supprimé par la Commission européenne, malgré les objections du Parlement et des ministres de l’Environnement européens. Le paquet de lois sur l’économie circulaire avait pour objectif de rendre le recyclage plus systématique, et de renforcer les règles sur l’incinération, les décharges, ainsi que sur un meilleur design des objets. Actuellement, l’équipe de M. Juncker, président de la Commission européenne, s’apprête à ressortir de nouvelles propositions de lois sur l’environnement, et la gestion des déchets, « plus ambitieuses » en décembre 2015. Ce webdocumentaire met en avant l’adoption de meilleures pratiques pour tous – incluant les industriels – dont le principe de l’économie circulaire. Quelles sont nos pratiques actuelles ? Que doit-on changer ? Qui est concerné ? Voici un parcours réflexif, sur le « terrain », qui explore nos pratiques... et nos contradictions. »










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Pour sa qua­ran­tième édition, le Festival de cinéma de Douarnenez choi­sit de ques­tion­ner la notion de Frontières. Frontière, non plus cette limite arbi­traire, cette bar­rière qui sépare mais plutôt zone d’échange. Frontière, un lieu qu’il s’agit d’inves­tir, un ter­ri­toire commun…


Brèves


Depuis 2003, le fes­ti­val de cinéma d’Attac « Images mou­ve­men­tées » s’emploie à infor­mer et à sus­ci­ter la réflexion col­lec­tive sur des ques­tions cru­cia­les de ce début de XXIe siècle en s’appuyant sur une pro­gram­ma­tion ciné­ma­to­gra­phi­que exi­geante et éclectique. Celle-ci asso­cie courts, moyens et longs-métra­ges, docu­men­tai­res et fic­tions, films fran­çais et étrangers, anciens et récents, ayant eu une large dif­fu­sion ou non. Le fes­ti­val accueille régu­liè­re­ment des avant-pre­miè­res.


Le Génie en Liberté est un Événement bien­nal, orga­nisé par le Génie de la Bastille.
Il pro­pose à un large public un par­cours cultu­rel dans le quar­tier du 11ème arron­dis­se­ment de Paris.


Tous les deux ans, la ville se trans­forme en un gigan­tes­que cas­te­let en accueillant le Festival Mondial des Théâtres de Marionnettes qui réunit 230 com­pa­gnies et accueille plus de 150.000 spec­ta­teurs. En ce mois de sep­tem­bre aura lieu sa 19° Édition.


Cette his­toire simple, et les contrain­tes qu’elle nous impose, convien­nent à un théâ­tre sim­ple­ment arti­sa­nal. Pas de recours aux tech­ni­ques contem­po­rai­nes. Technique qui fut l’immense chan­tier d’Anders. « Le « trop grand » nous laisse froids, mieux (car le froid serait encore une sorte de sentir) même pas froids, mais com­plè­te­ment intou­chés ; nous deve­nons des anal­pha­bè­tes de l’émotion ».