Bienvenue aux insatiables !



Un journal culturel en ligne d’informations de débats et d’humeurs animé par l’ancienne équipe de Cassandre et celle du jeune Insatiable pour mettre en valeur des actions essentielles mais peu visibles, explorer des terres méconnues, faire découvrir des équipes et des artistes soucieux d’agir dans l’époque et, surtout, réfléchir ensemble aux enjeux portés par l’art et la culture dans une société en voie de déshumanisation.


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Chants de présence

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Au Downtown Cafe a eu lieu à l’initiative de la chanteuse et poète Nefta Poetry, la première manche de la Clit’ Revolution. C’est clinquant et malicieux à l’oreille "Clit", et un programme d’expression de ce qui manque de lieu pour être dit, même aux proches : comment des femmes expriment leur intime, selon quels paradigmes on peut vibrer et vivre la sensualité et le plaisir, quelles franges obscures les nimbent.
Les textes libres alternent les accents et les tons, Baubo offre sa vulnérabilité dans un rap qui vous tient l’oreille.

L’atmosphère se concentre ensuite, le groupe Melt in motherland joue. Ousman Danedjo, et Atissou Loko donnent la trame du rythme aux percussions, Gerald Toto fait quelque chose avec sa guitare, qui a besoin par moments des résonateurs de la gorge et de la bouche pour se produire, et Nefta Poetry dit ses textes. Poésie en français, en anglais, en créole de Guadeloupe, l’île-nation . On pense en l’écoutant à ce qui forme une Nefta, cette sorte d’amour qui pousse la graine à éclater sa cosse, la tige à germer ; une forme de sagesse qui circule dans le lait de la feuille nervurée, et ces livres nombreux, et les paroles reçues, qu’on entend en écho.
Nombreuses, les voix dans cette voix.

Le vaudou est une magie bonne, chez nous, dit-elle. Les esprits passaient, qui sont aussi de joyeux états, au rythme rapide, insaisissables et présents. Se laisser traverser fait du bien.

Melt in motherland sera en concert le 14 avril, au Swannbar, à Paris.
165 bv du Montparnasse, à 21h30.

http://www.meltinmotherland.fr/






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