Bienvenue aux insatiables !



L’Insatiable est un journal culturel en ligne d’informations de débats et d’humeurs sur les relations entre l’art et la société. Notre travail consiste à faire découvrir des équipes et des artistes soucieux d’agir dans l’époque pour mettre en valeur des actions essentielles, explorer des terres méconnues et réfléchir ensemble aux enjeux portés par l’art et la culture dans une société en voie de déshumanisation.

Faire un don

< Brèves

Chanter, penser, aimer…

par Nicolas Romeas
Télécharger la version PDF  Version imprimable de cet article Version imprimable


Hugo en chansons

Nous avons découvert et rencontré il y a peu, le talent subtil, l’humour et l’intelligence artistique de Philippe Guinet à l’occasion d’une mémorable soirée organisée par Laurent Schuh (Les arts et mouvants) autour de sa mise en scène de L’Homme qui rit de Victor Hugo au Théâtre du Grand Parquet à Paris.

Tout tournait ce soir-là autour du cher poète dont on oublie parfois qu’il fut toute sa vie un infatigable tribun et un grand militant politique. La folle aventure théâtrale de Laurent Schuh, embarqué corps et âme depuis des années dans ce voyage profondément intime et totalement universel, nous replaçait au cœur de la question d’un art poétique et politique qui expose, met à nu les déchirements et les contradictions sanglantes de notre condition humaine.

Et Philippe Guinet a prolongé le voyage en faisant apparaître (sans même avoir à faire tourner les guéridons) le poète au milieu de nous. Ce chanteur engagé et sensible, en réveillant des textes peu connus de Hugo mis en musique par ses soins, nous y a fait subir un choc délicieux. Le vieil aède redevenait instantanément à la fois un témoin lucide de l’histoire et notre contemporain.

Complètement à contre-courant de toutes les modes du moment, Guinet prouve qu’il est possible pour un chanteur, en jouant d’eux et avec eux sans respect affecté, mais en en réveillant le sens sous la patine des siècles, de redonner vie à des textes d’auteurs que l’on pensait classiques en en retrouvant la vivacité originelle. Alors on a envie de suivre Philippe dans ses pérégrinations et on vous conseille vivement d’en faire autant !

La langue des oiseaux, site de Philippe Guinet






Réagissez, complétez cette info :
modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.


Signalez un problème sur cet article :


Annonces


Articles

J’ai vécu la pro­po­si­tion artis­ti­que de la com­pa­gnie Betula Lenta comme une expé­rience réflexive. J’entends par là que, tota­le­ment immer­gée, j’ai perdu la mesure et du temps et de l’espace. Il n’y a plus que moi et cette dan­seuse subli­mée par une scé­no­gra­phie tout en rete­nue. L’effet sen­si­ble est puis­sant, je n’entends, je ne vois, je ne res­sens plus que dans ce lien, devenu intime.


Sur le pla­teau des Métallos on aper­çoit une fine sil­houette, seule en scène, Ella s’avance len­te­ment vers la lumière pour pren­dre la parole. Dans un labo­ra­toire d’ana­lyse. Elle apprend qu’elle est enceinte, en 2008. Elle s’en dou­tait mais elle s’effon­dre et perd connais­sance. Le choc est brutal. À son réveil, elle est trans­por­tée en 1928, le méde­cin cher­che à com­pren­dre. C’est le début d’un long voyage au plus pro­fond de son inti­mité, dans sa propre généa­lo­gie. Un seul corps, une seule bouche, sont Focus-femmes-aux-Metallos-Les

Un sémi­naire inter­na­tio­nal a réuni une soixan­taine d’inter­ve­nants ukrai­niens et de toute l’UE à Tatariv, dans les Carpathes, en vue d’élaborer un projet Europe créa­tive. Il nous semble inté­res­sant de rela­ter ici com­ment nais­sent les pré­mi­ces d’une telle coo­pé­ra­tion.


Certains textes ne se lais­sent lire sans une voix silen­cieuse susur­rée dans nos têtes. Elle résonne et ampli­fie l’émotion portée par les mots. Tel est, pour moi, le cas des œuvres lit­té­rai­res réu­nies par Alexandre Doublet dans Dire la Vie.


Cette magni­fi­que pièce de Luigi Pirandello mise en scène par Jean Liermier pro­pose une réflexion sur les stra­té­gies défen­si­ves en cas de mort pré­ma­tu­rée d’un fils. Donna Anna va répé­tant que son fils va reve­nir, à la sur­prise hor­ri­fiée de son entou­rage, une famille tra­di­tion­nelle, catho­li­que, rurale. Celle-ci affi­che le bon sens : les morts sont à oublier afin que les vivants puis­sent vivre sans être hantés par eux. À preuve les pier­res tom­ba­les qui empê­chent les morts de sortir des tombes, la cré­ma­tion La-Vie-que-je-t-ai-donnee-Une