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A Kano no poets

par Olivier Schneider
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Comment parler de l’enlèvement de 200 lycéennes par Boko Haram ("L’éducation est un pêché"), pour en faire "des esclaves" ?

Dans un pays dont l’économie est flamboyante, au point d’en oublier une culture riche et ancienne, du royaume d’Ifé au delta du Niger, Soyinka en prix nobel et Ken Saro Wiwa, illuminant chacun les cultures Yoruba et Ogoni - sans parler d’une presse libre, et d’un théâtre total et enivrant. Seulement il y a Kano, et l’école de l’intégrisme. Les occidentaux trouvaient ces Nigérians du Nord, plus disciplinés, plus propres que les Yorubas et leurs chants et leurs dieux révoltés.


fragment d’une oeuvre de Mayakiri, artiste Nigérian (malheureusement décédé)



Alors j’avais écrit ce poème :

A Kano no poets

il n’y a pas d’autre

activité que la prière

et le commerce de chameau

A Kano la vie n’est que poussière

dash from the dead body

dash for the blue

mixed with indigo

la couleur rouge des murs de terre

ne sera jamais peinte

à quoi ça sert,

le pied peut se promener sans pince

don’t give money to the prince

l’homme qui est pauvre sait bien des langues

mais il est pauvre

il ne saura jamais la grammaire de l’homme riche

et le savon de Kano

il se diffuse dans tout le Nigéria

Should be proud !

Olivier Schneider

5/6 mai 2014







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