Gérard Garouste

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Gérard Garouste

À la source
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par Nicolas Romeas , Valérie de Saint-Do
Thématique(s) : Éducation populaire Sous thématique(s) : Art Plastique Paru dans Cassandre/Horschamp 82
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De Garouste, on connaît l’œuvre, marquée par la force des figures mythologiques et allégoriques, le goût du format monumental et une distance teintée d’ironie légère à l’égard des outils contemporains. Mais l’œuvre, est-ce seulement ce que l’on découvre au fil des expositions ? Gérard Garouste est aussi constructeur d’une action connue depuis plusieurs années auprès des jeunes défavorisés. À La Guéroulde, dans l’Eure, et désormais à Villarceaux en attendant d’autres villes, La Source invite des artistes à partager avec ces jeunes les outils du sensible. À s’emparer, à travers l’art, d’un espace et d’un langage de liberté.

(article paru dans le numéro 82 de Cassandre/Horschamp le 5 juillet 2010)

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DR

Comment vous est venue l’idée de créer la Source ?

Gérard Garouste : La Source a été créée à la suite d’un événement catastrophique qui est advenu dans le village où j’habitais. Nous étions en hiver et il y avait près de chez moi une famille qui habitait dans une gare désaffectée. Le maire est venu me voir et il m’a dit : « On ne peut pas laisser s’installer une telle situation à côté de chez vous. » Ils n’avaient pas de chauffage, pas de carreaux aux fenêtres, le beau-père était en prison… Et le vrai père, lui, s’était suicidé devant son fils. J’ai demandé à rencontrer l’éducateur, j’étais prêt à l’engueuler : « Vous ne faites pas votre boulot ! »
Il m’a répondu : « Puisque vous semblez avoir de très bonnes idées, accompagnez-moi, je m’occupe d’une quarantaine de familles comme celle-ci ! »
Je l’ai pris au mot, je l’ai accompagné auprès de toutes ces familles. J’ai alors vu ce que personne n’a intérêt à montrer d’un point de vue politique, quelle que soit la couleur de la ville ou du Conseil général ! J’étais très choqué et j’en ai parlé autour de moi. Je menais alors une mission pour le Premier ministre Michel Rocard. Via son chef de cabinet, il m’a conseillé de créer une association. C’est l’urgence qui est à l’origine de cette histoire, avec la conviction de ce que l’art peut produire.
Les adultes ont oublié le potentiel de l’art : les coefficients donnés aux arts plastiques au bac n’incitent ni les parents, ni les enseignants, ni les jeunes eux-mêmes à y croire ! On oublie que la formation artistique peut aussi offrir des débouchés professionnels, dans l’artisanat par exemple.

Comment fonctionne La Source ?

Il y a deux Source : La Source « mère », à La Guéroulde et La Source Villarceaux, dans les communs du XVIe siècle du château de Villarceaux.
Nous commençons d’abord par mettre au point un projet avec un artiste phare, tous domaines confondus. Nous avons travaillé avec un chef cuisinier, un horticulteur, des plasticiens, des cinéastes, un danseur, un homme de théâtre. Pendant un an, l’artiste parraine tous les ateliers qui s’inscrivent dans sa mouvance. Il est entouré de jeunes artistes en résidence, qui disposent d’un atelier, sont nourris, logés, défrayés. En échange de cela, il mène des ateliers avec les enfants, avec le soutien d’un éducateur. L’artiste est libre de la manière dont il conçoit l’atelier : nous ne sommes pas dans une école d’art. Nous cherchons moins à leur apprendre une technique qu’à créer du désir, c’est-à-dire du manque, pour les réveiller, les responsabiliser, leur donner le goût de la liberté.

Qui sont ces enfants ?

Ils nous sont envoyés par la DDASS ou par le juge des enfants. Actuellement, nous travaillons avec un foyer de jeunes filles retirées de leur famille et qui n’ont pu être placées dans des foyers d’accueil tant elles sont « dures ». Patrick Pineau, qui coordonne l’activité théâtre et dont la troupe réside en permanence à La Source, mène avec elles une initiation au théâtre.
Ce travail avec des enfants en grande difficulté sociale et familiale est le projet moteur, c’est la raison d’être de La Source. Mais nos partenaires nous demandent de nous impliquer également ailleurs, dans l’Éducation nationale, par exemple, où nous menons des classes artistiques. La Source est active dans l’ensemble de son département.
Il ne s’agit pas de construire une fondation pour l’art. C’est le social qui nous intéresse. Les artistes travaillent pour les enfants. Notre regret est de ne pouvoir intervenir auprès de tous : les résultats sont tellement extraordinaires que l’Éducation nationale nous sollicite pour des classes artistiques. Plutôt que d’envoyer les artistes dans les écoles, nous faisons venir les enfants dans nos ateliers.
Nous collaborons aussi avec d’autres associations, comme Culture et diversité, une fondation très active sur les banlieues. Leur travail est complémentaire du nôtre : nous, ce qui nous intéresse, c’est l’enfant totalement éteint au fond de la classe, celui qui veut qu’on l’oublie. Pour eux, c’est plutôt celui qui a envie de bouger, de comprendre comment fonctionne le monde, et qui est repéré parce qu’il est remuant. Le professeur le met en contact avec Culture et diversité et il se retrouve bombardé dans un univers fantastique, entre la Fémis [1], le Théâtre du Rond- Point, l’École du Louvre, des écoles d’art… et La Source. L’un des jeunes artistes qu’ils parrainent vient d’entrer à la Villa Arson [2] !
Notre ambition n’est pas d’en faire systématiquement des artistes, il s’agit simplement de leur montrer que le monde n’est pas aussi triste qu’il en a l’air, et que la liberté n’est pas quelque chose que l’on vous donne, mais que l’on prend…
L’exemple est donné par les artistes qu’on choisit. Certains, qui nous disaient : « J’aime beaucoup votre projet, mais je me sens incapable de travailler avec des enfants », ont finalement été subjugués ! Jean-Pierre Raynaud, par exemple, a réalisé chez nous un mur en faïence. Quand il a vu à quel point les enfants s’investissaient, ça l’a émerveillé. Mon rêve à La Source, c’est de réaliser moi-même un théâtre de marionnettes avec les enfants. L’atelier que j’ai mené avec eux était un atelier de théâtre, pas de peinture. Je les ai emmenés au théâtre du Châtelet, dont j’avais peint le rideau de scène. Tout le personnel leur a expliqué comment était construit le théâtre ; les enfants étaient bluffés. Ensuite, nous avons réalisé tous ensemble une grosse maquette, une anamorphose d’un décor de théâtre. Nous avons travaillé sur une décomposition, une sculpture théâtrale.
Dans ces ateliers, il y avait une petite fille très timide, très mal à l’aise. Elle vient d’obtenir son diplôme d’architecte d’intérieur. Chaque année, nous faisons une grande fête à La Source le deuxième samedi de septembre, avec expositions, concerts… Elle a présenté sa maquette de diplôme : c’est l’évolution des bâtiments de La Source ! Il faudrait que cela arrive plus souvent et plus facilement.

Au-delà du spectacle de la misère environnante, qu’est-ce qui vous a incité à vous lancer dans cette aventure ?

Quand j’étais enfant, mes parents m’envoyaient souvent chez un oncle et une tante en Bourgogne, dans un petit village, et là, toutes les familles recevaient des enfants de l’Assistance publique. Je conserve des souvenirs terribles du temps passé à l’école avec ces enfants. Mais nous n’osions pas parler, nous avions peur des assistantes sociales. Je me souviens d’histoires horribles. Lorsque plus tard, j’ai retrouvé ce même malheur profond, je me suis dit que j’avais l’âge de passer aux actes.
La demande est immense – et notre région n’est pas exceptionnelle ! On en parle peu, mais les problèmes des régions rurales ne sont pas différents de ceux des banlieues – drogue, prostitution, souffrance… Lorsque j’ai réalisé la situation de ces familles, ma chance est d’avoir été entouré d’éducateurs qui m’ont accompagné dans l’action. Ils ont très vite compris que, pour eux, c’était un outil de travail formidable. Ce n’est pas passé par la théorie : on a créé l’association, on a tout de suite mis en place des ateliers, et la théorie est venue plus tard…
On nous a ensuite demandé d’écrire le projet de La Source. Ce projet était évident : « favoriser l’éveil des enfants à travers l’art, dans des ateliers conduits par un artiste et un éducateur ». De fil en aiguille, le projet s’est développé. Au départ, je me suis impliqué en tant qu’artiste, j’ai fait un ou deux ateliers. Mais, très rapidement, j’ai compris que je serais plus utile en partant à la recherche de fonds pour La Source et je me suis fait remplacer par d’autres artistes. Ce qui est intéressant, c’est que tous sont venus, des artistes de toutes tendances confondues, de Fabrice Hybert à Buren. Buren, au début, était réticent à l’idée de travailler avec les enfants ; il a finalement réalisé une installation de ses fameuses rayures autour du bâtiment. Mais comme ça se passe en Normandie, on pouvait croire que cela faisait partie du patrimoine !
C’est une très belle aventure et les résultats sont souvent très émouvants. Nous avons eu des adolescents qui, à 15 ans, ne savaient ni lire ni écrire. Et ils se sont réveillés. On se rend compte que, pour eux, ne pas savoir lire, c’est une façon de résister au monde des adultes. Tout à coup, ils disent : « Je veux devenir éducateur », ou autre chose, et ils font l’effort d’apprendre. L’un d’eux, par exemple, s’est lancé dans des études d’horticulture et il a eu son diplôme.

Y a-t-il eu des obstacles, des enfants qui restent réfractaires ?

Ce sont précisément eux que nous voulons toucher. Beaucoup d’enfants sont placés dans des foyers tant ils sont difficiles, et les autorités veulent nous dissuader de travailler avec eux. Mais c’est notre motivation première ! Que l’Éducation nationale nous sollicite, c’est bien, ça nous permet de ne pas faire de ghettos. Mais notre but, c’est d’aller vers ceux qui sont à côté de la société sans comprendre pourquoi. Il faut intervenir avant qu’il soit trop tard, que leur état les pousse à la violence ou à l’autodestruction.

Votre action s’inscrit dans une démarche, un esprit de service public qui est aujourd’hui fragilisé. Elle ne pourrait être portée sérieusement par le charity business à l’américaine, qui est une forme d’invasion du marché, qui investit tout, y compris des domaines où il n’a rien à faire…

Le marché est une catastrophe. Sur le plan artistique, nous sommes dans une période étrange. Nous ne sommes pas sortis du XXe siècle. Le début du XXe siècle a démarré avec un côté très iconoclaste, qui était sain : les dadaïstes, puis Duchamp. Quand j’étais aux Beaux-Arts, il y avait de grands marchands, comme Maeght, mais le « marché de l’art » n’existait pas ! En trente ans, l’évolution est encore plus grave que ce que vous dites sur le charity business. Aujourd’hui, on ne peut même plus parler de mécénat : les artistes sont sponsorisés. L’art est devenu proche du football international ! Autrefois, derrière un artiste, se trouvaient éventuellement un marchand et un collectionneur ; aujourd’hui, il y a un pays… Par exemple, la Chine contre l’Amérique et les artistes européens. Il y a une mondialisation de l’art. Et le marché de l’art est aussi stupide que l’art pompier au XIXe siècle ! Chaque époque engendre sa qualité. Mais les conséquences de ce qu’a été l’avant-garde au XXe siècle nous font tomber dans une caricature, une avant-garde académique avec des musées d’avant-garde, ce qui n’a pas de sens ! Si on est d’avant-garde, on trace son chemin seul… De l’aventure du XXe siècle, que retenir ? Justement pas l’aventure du mécénat, qui va jusqu’au marché de l’art, voire jusqu’au sponsoring et au charity business, qui ne me concernent en rien. Je préfère me souvenir d’une expérience du XXe siècle malheureusement avortée à cause du nazisme : le Bauhaus. Dans l’expérience du Bauhaus, des artistes tels que Klee, Kandinsky, Oscar Schlemmer, de grands architectes ont côtoyé les arts appliqués : c’est l’art dans la ville. Et l’idée de transmission s’est immédiatement imposée. La transmission, c’est ma motivation. Dans mon « laboratoire », je fais mes « études », mais ce travail n’est pas fait pour rester dans le laboratoire. Il doit se transposer dans l’idée d’un métier, d’une expérience de vie. Ce qui compte n’est pas le fait de savoir peindre, mais de savoir vivre avec les outils de son époque.

Quelle écoute avez-vous eue, de la part des responsables politique locaux ?

Nous avons toujours été très prudents avec les politiques. Si l’on nous avait attribué une vraie couleur politique, ça aurait été plus porteur par moments, mais plus destructeur à d’autres. M. Fabius, M. Debré ont coupé les subventions de nos nouveaux bâtiments, mais leur soutien reste très diplomatique : ils attendent de nous un engagement, et nous tenons à ne pas être récupérés.
Notre fonctionnement provient pour 60 % de fonds institutionnels et pour 40 % de fonds privés.
Nous avons créé une charte de La Source des sources, que nous sommes prêts à confier à ceux qui respecteraient notre idéal d’exigence. Nous sommes en contact avec des villes intéressées. À nous de faire en sorte de ne pas les effrayer pour les financements ! À La Guéroulde, La Source-mère exige un million d’euros, mais à Villarceaux, c’est moitié moins.
Nous agaçons parfois : Fabrice Hybert est arrivé dans les ateliers avec de petites télévisions cassées. Lors du vernissage, dans les bâtiments du Conseil général, les élus marmonnaient : « On se fout de notre gueule ! » Mais on a la chance que le président du Conseil général ait de l’humour…
Nous travaillons avec les ministères, l’Éducation nationale et la Culture, mais nous pourrions être beaucoup mieux soutenus au vu du travail et de notre expérience. Je fais partie aussi d’une association qui s’appelle Harmonie de la vallée de l’Eure, qui sauvegarde les sites en travaillant avec des artistes. Plus d’une centaine d’artistes sont passés à La Source, pourquoi ne pas travailler avec des artistes en résidence ?

Votre travail s’inscrit de fait dans une démarche politique, face à une société qui tend à détruire le lien, à ne pas donner la parole…

C’est la chance des artistes : ils sont à l’aise avec des enfants « ailleurs ». Plus quelqu’un est « à côté », plus l’artiste ressent la nécessité du contact. Ils essaient de se réveiller entre eux – les artistes ont eux-mêmes connu des problèmes de communication… Ce qui m’intéresse, c’est la politique au sens platonicien, l’idée qu’un citoyen a un devoir à accomplir dans la société telle qu’elle est. Et dans cette société, il y a une urgence à faire des choses pour les jeunes.
Pour moi, un artiste, c’est quelqu’un, venu d’un ailleurs, qui revient à la maison pour dire : « J’ai vécu une certaine expérience que je voudrais vous transmettre. » Ce qui est effrayant, c’est que les adolescents ne voient pas leurs problèmes, n’en ont aucune vision. Et cette vision, elle est de l’ordre du contact, de la relation humaine.
Je me souviens d’un groupe d’architectes qui avaient restauré une abbaye en banlieue parisienne. Cette banlieue était entièrement taguée, partout. Ces architectes ont demandé aux enfants du quartier de participer à la restauration de l’abbaye. Ils ont commencé à travailler avec les maçons… Finalement, ils ont tout tagué, sauf le travail qu’ils avaient fait ! C’est pour cela qu’il ne faut pas abandonner, qu’il y a nécessité de continuer. C’est grâce aux artistes – pas même grâce à l’art – que cela peut arriver. Le travail de Sarkis, par exemple, a été extraordinaire. Il a demandé aux enfants un effort de concentration inouï ! Il les a placés autour de grandes tables rondes… Chacun avait une bassine, choisie par lui, avec des pigments, une sorte de pinceau. Il devait choisir ses pigments et faire une tache dans l’eau. L’atelier, c’était ça : tout se passait dans la méditation ! Et ça a très bien marché, c’était impressionnant de voir ces enfants hyperconcentrés devant la tache qu’ils venaient de produire. On les a pris en photo pour réaliser une exposition. Ils ont aussi participé à un atelier-vitrail avec lui.

De manière générale, ce travail avec les enfants a-t-il nourri votre travail personnel ? Et quels sont les retours des artistes à ce sujet ?

Tous en tirent une expérience formidable. Les enfants, pour la plupart, sont très demandeurs. S’ils sont éteints au début, c’est pour de bonnes raisons ; une vraie curiosité suffit à les éveiller tout à coup. Ils ne sont pas blasés, ils ont tout à vivre.
Quand nous avons créé La Source avec des éducateurs, je me disais : « On fait ça pour les enfants », comme un devoir. Je n’avais pas imaginé que ça aurait des conséquences sur ma création. Ensuite, j’ai réalisé ce que La Source m’apportait, parce qu’il y a quelque chose d’un peu déprimant dans une œuvre, dans la création : qu’est-ce que la destination d’un tableau ? Le dessus d’une cheminée dans un appartement, dans un musée, dans le meilleur des cas ? Peut-on être heureux de voir son oeuvre dans un musée ? Il y a quelque chose de dérisoire là-dedans… Mais faire un tableau, où qu’il aille, si ce tableau me donne la possibilité d’agir dans le cadre d’une association comme La Source, c’est différent, les choses prennent un sens. Nous n’avons qu’une vie à vivre. Ne pas la rater, pour moi, c’est être conscient du devoir que j’ai d’être citoyen parmi les autres et de ne pas me dissocier de la société.

Propos recueillis par Nicolas Roméas et Valérie de Saint-Do.




[1La Fémis est une école nationale supérieure des métiers de l’image et du son, installée à Paris.

[2La Villa Arson, située à Nice, est une école d’art et un centre d’art contemporain qui accueille des artistes en résidence.

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