Microcosme, murmures d’une Cité

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Microcosme, murmures d’une Cité

Une toute nouvelle revue consacrée aux actions artistiques (et culturelles) dans les villes.
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par L’Insatiable , Sébastien
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Des "800" à la Cité Émile Dubois, un territoire en questionnement et en mouvement permanent à Aubervilliers, pour le meilleur et pour le pire. Comment ses habitants le vivent-ils ? Un an d’exploration et de dialogues menés par Les Allumeur.e.s, avec La Fontanelle et l’équipe de L’Insatiable, a permis de réaliser cette belle publication.
Une petite merveille de 100 pages en quadrichromie, l’exploration humaine d’une banlieue en transformation.

Microcosme est un « work in progress », un minutieux bricolage artistique et collaboratif autour des langages, où le quotidien est une matière brute avec lequel on veut fabriquer de la poésie. Depuis février 2020, avec tous les aléas dus à la période, cette aventure menée par les Allumeur.e.s qui travaillent à partir de leur QG de la Villa Mais d’Ici à Aubervilliers, ne s’est pas faite sans difficultés. Mais le résultat est là, le voici : une très belle publication de L’Insatiable (les héritiers de Cassandre/Horschamp) avec la collaboration de la valeureuse équipe de La Fontanelle.

Pour soutenir la publication et la diffusion de cet ouvrage de 100 pages en quadrichromie - augmenté de textes, images et sons en ligne par QRcode -, on peut dès maintenant l’acheter en avance et à prix réduit (7 euros au lieu de 10 - frais de port non compris) en cliquant ici.






Merci de votre soutien !



Atelier photo © Zsazsa Mercury

Il fallait permettre aux habitants des quartiers de questionner et comprendre leur identité dans le cadre d’une action culturelle décentralisée dans un territoire où les traces du passé continuent d’être actives. Ce projet s’est mené sur un quartier en rénovation urbaine d’Aubervilliers, la Cité Émile Dubois. Une action culturelle et artistique qui prend en compte les caractéristiques locales et œuvre à une sorte d’utopie territoriale dans laquelle des pratiques et des cultures se rencontrent, se confrontent pour tisser une nouvelle étoffe à partir de questionnements liés à la ville, à l’urbanisme et à la transformation des quartiers.

Le but était d’accompagner les habitants dans leurs questionnements liés à l’évolution du territoire à travers leurs parcours personnels et familiaux qui ont constitué l’histoire de ces
quartiers. Le groupe d’action artistique Les Allumeur.e.s et l’Insatiable y ont mené une analyse profonde d’un territoire et des interactions des habitants, dans une démarche inspirée de celle de Michel de Certeau à Lyon dans le quartier de la Croix Rousse recensée dans L’invention du quotidien, avec l’idée de cartographier les interactions invisibles entre les différents acteurs d’un quartier dans une certaine durée.

Fête de quartier hors-les-murs © Marine Lemaire

Cette équipe d’artistes-journalistes-explorateurs s’est attelée à l’exploration des aspects peu visibles de l’action culturelle dans un territoire, avec l’aide de chercheurs de différents domaines (anthropologie, sociologie, histoire, etc.). Une réflexion, entre autres, a été menée avec la participation de l’architecte Patrick Bouchain sur la manière dont la rénovation urbaine tient compte des rêves, des souvenirs et des aspirations des habitants.

Parallèlement, des entretiens et des paysages sonores ont été créés avec les habitants et diffusés sous forme de podcasts sur la web radio de L’Insatiable « La Fontanelle ».

Comme pour toutes les actions des Allumeur.e.s et de l’Insatiable, il s’est agi d’une possibilité, très précieuse, de rencontres et d’échanges, pour tenter d’atteindre ce que le philosophe et poète Édouard Glissant appelle « l’identité relation ». L’objectif essentiel est de jouer sur l’interaction entre l’individu et le commun pour retracer l’épopée que représente l’histoire d’un quartier avec ses évolutions urbaines, ses vagues d’immigrations, ses personnages marquants, ses moments cruciaux... Le résultat, un recueil de témoignages sous forme d’œuvre photographique et littéraire. À partir de langues, et d’imaginaires collectifs, il fallait tracer des chemins entre des groupes humains, des personnes et un territoire historiquement terre d’accueil. Réfléchir à l’impact de nos sociétés contemporaines sur les singularités de chacun, dans le cadre de la rénovation urbaine d’un quartier d’Aubervilliers.

Polaroïd "Maximes d’ateliers" © Marine Lemaire

Comment nous définissons-nous dans notre environnement urbain ? Par rapport à quoi ? À qui ? L’Autre ? Qui est cet autre et qui sera-t-il après la rénovation des quartiers ? Peut-on le définir ? Qu’avons-nous en commun au-delà des différences ? Qu’est-ce qui nous oppose ? Que voudrions-nous changer chez nous ou chez les autres et dans notre environnement ? À quoi rêvons-nous pour notre quartier, et sur quel imaginaire transmis ces rêves se fondent-ils ?



Politique de l’art Politique art et politique art et société
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