Bienvenue aux insatiables !



L’Insatiable est un journal culturel en ligne d’informations de débats et d’humeurs sur les relations entre l’art et la société. Notre travail consiste à faire découvrir des équipes et des artistes soucieux d’agir dans l’époque pour mettre en valeur des actions essentielles, explorer des terres méconnues et réfléchir ensemble aux enjeux portés par l’art et la culture dans une société en voie de déshumanisation.

Faire un don

< Brèves

La Solitude du Coureur de fond

par L’Insatiable
Télécharger la version PDF  Version imprimable de cet article Version imprimable


Après sa première estivale au festival EPOS dans le Loir-et-Cher, La Solitude du Coureur de fond est à présent en Avignon jusqu’au 26 juillet, au Théâtre au Bout Là-bas (relâches les 9, 16 et 23 juillet).

Dans cette adaptation de la nouvelle d’Alan Sillitoe La Solitude du Coureur de fond, œuvre classique de la littérature britannique écrite en 1959, le comédien Patrick Mons incarne Colin Smith, un jeune rebelle placé en maison de correction après avoir commis un vol. Choisi par le directeur pour représenter l’établissement lors d’une course à pied nationale, il va découvrir la solitude lors de ses entraînements matinaux. Au début, Colin va courir sous la contrainte, puis vers une certaine forme de liberté, en se révélant un athlète exceptionnel. Quand arrive le jour de la compétition, Colin ira au bout du souffle et du panache s’adjuger la plus ardente des victoires. Le directeur voudrait faire de sa victoire un exemple de réussite et de réhabilitation pour son établissement, mais Colin n’a rien d’un cheval de course. Le geste de Colin Smith, conçu entre révolte et ténacité, est devenu emblématique.

« Colin Smith est une pure invention. Je l’ai fabriqué au fur et à mesure qu’il courait, qu’il entrait dans ma vie en courant. Il est devenu une telle part de moi que de temps en temps je me demande si je ne le connais pas malgré tout », Alan Sillitoe.

Patrick Mons livre sa performance physique et scénique dans une ambiance jazzy assurée par le saxophoniste Esaïe Cid. Les pas du coureur martelants les planches, établissent un tapis sonore et percussif, canevas rythmique sur lequel viendra s’asseoir le discours du saxophone. Le coureur devient le batteur à travers une interprétation entre introspection et critique acerbe de l’establishment britannique. Dans la foulée, le 7 avril 2013, Patrick Mons a d’ailleurs réalisé son premier Marathon en 3h45, conformément à son objectif.

La pièce est soutenue par la Frithe, une coopérative de services pour l’accompagnement (production, diffusion et communication) des projets artistiques et culturels. Elle offre la possibilité aux compagnies d’insérer leur projet au sein de la coopérative en devenant sociétaires. La Frithe œuvre à renforcer l’assise économique des porteurs de projets artistiques dans le champ professionnel du spectacle vivant.

Programmation ici

Théâtre au Bout Là-bas
23, rue Noël Biret
84000 Avignon






Réagissez, complétez cette info :
modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.


Signalez un problème sur cet article :


Annonces


Articles

J’ai vécu la pro­po­si­tion artis­ti­que de la com­pa­gnie Betula Lenta comme une expé­rience réflexive. J’entends par là que, tota­le­ment immer­gée, j’ai perdu la mesure et du temps et de l’espace. Il n’y a plus que moi et cette dan­seuse subli­mée par une scé­no­gra­phie tout en rete­nue. L’effet sen­si­ble est puis­sant, je n’entends, je ne vois, je ne res­sens plus que dans ce lien, devenu intime.


Sur le pla­teau des Métallos on aper­çoit une fine sil­houette, seule en scène, Ella s’avance len­te­ment vers la lumière pour pren­dre la parole. Dans un labo­ra­toire d’ana­lyse. Elle apprend qu’elle est enceinte, en 2008. Elle s’en dou­tait mais elle s’effon­dre et perd connais­sance. Le choc est brutal. À son réveil, elle est trans­por­tée en 1928, le méde­cin cher­che à com­pren­dre. C’est le début d’un long voyage au plus pro­fond de son inti­mité, dans sa propre généa­lo­gie. Un seul corps, une seule bouche, sont Focus-femmes-aux-Metallos-Les

Un sémi­naire inter­na­tio­nal a réuni une soixan­taine d’inter­ve­nants ukrai­niens et de toute l’UE à Tatariv, dans les Carpathes, en vue d’élaborer un projet Europe créa­tive. Il nous semble inté­res­sant de rela­ter ici com­ment nais­sent les pré­mi­ces d’une telle coo­pé­ra­tion.


Certains textes ne se lais­sent lire sans une voix silen­cieuse susur­rée dans nos têtes. Elle résonne et ampli­fie l’émotion portée par les mots. Tel est, pour moi, le cas des œuvres lit­té­rai­res réu­nies par Alexandre Doublet dans Dire la Vie.


Cette magni­fi­que pièce de Luigi Pirandello mise en scène par Jean Liermier pro­pose une réflexion sur les stra­té­gies défen­si­ves en cas de mort pré­ma­tu­rée d’un fils. Donna Anna va répé­tant que son fils va reve­nir, à la sur­prise hor­ri­fiée de son entou­rage, une famille tra­di­tion­nelle, catho­li­que, rurale. Celle-ci affi­che le bon sens : les morts sont à oublier afin que les vivants puis­sent vivre sans être hantés par eux. À preuve les pier­res tom­ba­les qui empê­chent les morts de sortir des tombes, la cré­ma­tion La-Vie-que-je-t-ai-donnee-Une