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L’un contre l’autre dans le sous-sol du monde

par Nicolas Romeas

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Dans cette cave d’un immeuble de l’Ouest européen, deux gars qui s’aiment bien, bien obligés, un « prolo » et un « intello », fuyant le même satellite de L’URSS, l’un pour trouver du travail l’autre pour fuir une idéologie qu’il hait. Deux gars aussi pathétique l’un que l’autre, ni plus ni moins que vous et moi. Deux gars qui ont laissé derrière eux leur pays et leur famille et tâchent d’oublier ou de se souvenir d’où ils viennent, ballottés par les tempêtes politiques, entre la raison et le rêve. Le monde est une gare centrale où tous se croisent sans savoir qui ils sont ni où ils vont.

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Mirza Halilovic Les émigrés de Slawomir Mrozek, mise en scène Imer Kutllovci

Brecht disait ça à propos de Karl Valentin : « Quand cet homme, l’une des plus pénétrantes figures intellectuelles de notre époque, présente en personne aux âmes simples les rapports qui existent entre la placidité, la bêtise et les joies de l’existence, le troupeau rit et en prend note au fond du cœur. » Je pense à cette phrase quand je revois le paysan-prolétaire des Émigrés du grand Slawomir Mrozek, tentant d’échapper à l’incisive et désespérante intelligence de son compagnon d’infortune, dans [...]

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Pour sa qua­ran­tième édition, le Festival de cinéma de Douarnenez choi­sit de ques­tion­ner la notion de Frontières. Frontière, non plus cette limite arbi­traire, cette bar­rière qui sépare mais plutôt zone d’échange. Frontière, un lieu qu’il s’agit d’inves­tir, un ter­ri­toire commun…


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Le Génie en Liberté est un Événement bien­nal, orga­nisé par le Génie de la Bastille.
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Tous les deux ans, la ville se trans­forme en un gigan­tes­que cas­te­let en accueillant le Festival Mondial des Théâtres de Marionnettes qui réunit 230 com­pa­gnies et accueille plus de 150.000 spec­ta­teurs. En ce mois de sep­tem­bre aura lieu sa 19° Édition.


Cette his­toire simple, et les contrain­tes qu’elle nous impose, convien­nent à un théâ­tre sim­ple­ment arti­sa­nal. Pas de recours aux tech­ni­ques contem­po­rai­nes. Technique qui fut l’immense chan­tier d’Anders. « Le « trop grand » nous laisse froids, mieux (car le froid serait encore une sorte de sentir) même pas froids, mais com­plè­te­ment intou­chés ; nous deve­nons des anal­pha­bè­tes de l’émotion ».