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Un journal culturel en ligne d’informations de débats et d’humeurs animé par l’ancienne équipe de Cassandre et celle du jeune Insatiable pour mettre en valeur des actions essentielles mais peu visibles, explorer des terres méconnues, faire découvrir des équipes et des artistes soucieux d’agir dans l’époque et, surtout, réfléchir ensemble aux enjeux portés par l’art et la culture dans une société en voie de déshumanisation.


Brèves

L’incendie de la Maison des Syndicats à Odessa

par Olivier Schneider
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L’enchainement de réactions violentes contre une manifestation pour l’unité de l’Ukraine a entrainé la mort de militants qu’on pourrait qualifier de "néo-soviétiques" dans une Maison des Syndicats incendiée par leurs adversaires. C’est se replonger dans l’enfer mémoriel Ukrainien. Le droit à l’autonomie politique de la République du Peuple Ukrainien à la suite de la première révolution de février 1917 avait conduit à la liquidation violente de la Rada de Kiev, et à une impitoyable guerre civile pour imposer la République Soviétique Socialiste Ukrainienne. En 1945, c’est pour peser sur les décisions du conseil de l’ONU que l’Ukraine soviétique devient un état fondateur - dont les frontières seront celles de l’indépendance au moment de l’abandon unilatéral de l’URSS. Seulement, du côté russe, comme du côté occidental, cette indépendance a été montrée comme une conséquence de la défaite du camp soviétique, alors qu’elle était une reconnaissance du droit constitutionnel défendu par les dissidents. Aujourd’hui l’occident tend à imposer ses règles (dont un très dur plan d’austérité) en tant que vainqueur d’une guerre qu’il n’a jamais faite. Quand à la Russie, elle appelle à la revanche d’une défaite militaire qui n’a pas eu lieu.






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