L’arbre abattu...

PARTAGER CET ARTICLE ► 
|  Article suivant →
Archipels #2 est enfin là !
Bienvenue aux insatiables !



Un journal culturel en ligne d’informations de débats et d’humeurs animé par l’ancienne équipe de Cassandre et celle du jeune Insatiable pour mettre en valeur des actions essentielles mais peu visibles, explorer des terres méconnues, faire découvrir des équipes et des artistes soucieux d’agir dans l’époque et, surtout, réfléchir ensemble aux enjeux portés par l’art et la culture dans une société en voie de déshumanisation.


< Archives

L’arbre abattu...

Sotigui Kouyaté
PARTAGER ►

par Valérie de Saint-Do

Télécharger la version PDF  Version imprimable de cet article Version imprimable



Je me souviens de Sotigui Kouyaté dans L’Homme qui, de Peter Brook, (inspiré de L’homme qui prenait sa femme pour un chapeau du neurologue Olivier Sachs) l’un des spectacles les plus forts qu’il m’ait été donné de voir au théâtre.

Je me souviens de Sotigui Kouyaté dans L’Homme qui, de Peter Brook, (inspiré de L’homme qui prenait sa femme pour un chapeau du neurologue Olivier Sachs) l’un des spectacles les plus forts qu’il m’ait été donné de voir au théâtre.

Je me souviens d’un entretien avec Sotigui Kouyaté suite à ce spectacle, de son humour tendre en évoquant le plaisir de "Jouer avec Mr Brook", de son étincelle de malice quand il disait, en retraçant son parcours de griot, musicien, (et footballeur ! ) au Mali et au Burkina : "Là bas, tous les oiseaux me connaissent"...

Je me souviens de sa silhouette de Giacometti vivant dans la scène des fossoyeurs de La tragédie de Hamlet montée par Peter Brook, à laquelle il restituait toute sa bouffonnerie douce-amère.

Je me souviens du dernier film dans lequel il a joué , passé injustement un peu inaperçu de la critique : London river, de Rachid Bouchareb, qui mettait en scène la rencontre improbable à Londres, de Sotigui en forestier dans le Sud de la France et d’ une fermière de Jersey (l’excellente Brenda Blethyn) tous deux en quête de leurs enfants disparus dans un attentat, sur fond de méfiance et de racisme diffus... "C’est un arbre", murmurait ma voisine en le regardant arpenter son verger, extraordinaire de présence noueuse et d’expressivité. L’arbre est tombé mais nous laisse de beaux fruits. Amitiés et sympathie à ses proches.


fake lien pour chrome



Partager cet article /  


<< ARTICLE PRÉCÉDENT
Ubu nomme et répudie les directeurs de théâtre
ARTICLE SUIVANT >>
Hammam, islam et cigarettes





Réagissez, complétez cette info :
modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.


Signalez un problème sur cet article :


Annonces


Brèves

L’infor­ma­tion ne devrait pas être une mar­chan­dise, mais elle est de plus en plus sous la coupe des pou­voirs finan­ciers et indus­triels. Pour faire vivre une presse libre, jour­na­lis­tes et citoyen•­ne•s doi­vent inven­ter d’autres modè­les économiques, émancipés de la publi­cité et des action­nai­res.


Le deuxième numéro de la grande revue franco-belge art et société est arrivé, com­man­dez-le main­te­nant !


Le Festival Opération Quartiers Populaires (OQP) orga­nisé par la com­pa­gnie Mémoires Vives se tien­dra au Théâtre de l’œuvre dans le quar­tier de Belsunce à Marseille du 23 octo­bre au 3 novem­bre 2017


Le Génie en Liberté est un Événement bien­nal, orga­nisé par le Génie de la Bastille.
Il pro­pose à un large public un par­cours cultu­rel dans le quar­tier du 11ème arron­dis­se­ment de Paris.


Depuis 2003, le fes­ti­val de cinéma d’Attac « Images mou­ve­men­tées » s’emploie à infor­mer et à sus­ci­ter la réflexion col­lec­tive sur des ques­tions cru­cia­les de ce début de XXIe siècle en s’appuyant sur une pro­gram­ma­tion ciné­ma­to­gra­phi­que exi­geante et éclectique. Celle-ci asso­cie courts, moyens et longs-métra­ges, docu­men­tai­res et fic­tions, films fran­çais et étrangers, anciens et récents, ayant eu une large dif­fu­sion ou non. Le fes­ti­val accueille régu­liè­re­ment des avant-pre­miè­res.