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"De très vieilles ombres sont de retour et nous fixent sans trembler."

Patrick Chamoiseau
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par Samuel Wahl
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À la veille des rassemblements qui ont lieu samedi 4 septembre 2010 partout en France à l’initiative de 50 organisations citoyennes et partis politiques contre "les dérives du sarkozysme" (tautologie ?) et à l’occasion du 140e anniversaire de la République française (lire ici l’appel), le poète Patrick Chamoiseau* nous fait parvenir ce message, reproduit sous forme d’affiche et de carte postale, à diffuser largement.

Retrouvez en cliquant ici l’entretien publié l’été dernier dans la revue Cassandre/Horschamp, et ci-dessous son introduction par Nicolas Roméas :

Cet aède d’une mondialité fraternelle, ce grand parleur de notre langue qui lui rend sa charge et son âme, souple guerrier d’un monde haletant au carrefour des possibles, vieil enfant au cœur sédimenté, né dans l’île de Martinique (dont l’emblème est le colibri), ce noble descendant d’esclaves à la pensée marronne a choisi d’écrire depuis son pays dominé, cet archipel fluide, les Antilles, anciennes colonies aujourd’hui grosses de nos inspirations les plus précieuses, dont il épouse et sublime le combat.

Patrick Chamoiseau, qui publie aujourd’hui Les Neuf Consciences du Malfini, a récemment commis, avec Édouard Glissant et quelques rhapsodes amis, l’un des plus beaux gestes poétiques et politiques lancés au monde depuis des lustres, le Manifeste pour les « produits » de haute nécessité, hommage, appel, ouverture, chant profond scandé de foi et de désir, pour et avec les grévistes de Guadeloupe et de Martinique, incantation au devenir humain.

Avec Quand les murs tombent, ils ont, et de belle façon, rendu son vrai visage à la notion d’identité, si souvent et tristement réduite et galvaudée.

Et, comme le faisaient jadis troubadours et griots, ils saluèrent l’arrivée d’Obama d’un chant lyrique et ambitieux : L’Intraitable Beauté du monde.

Il était important de croiser ce poète, ce frère aimé, dans les combats spirituels que nous devons mener.




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