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Artaud au musée d’Orsay !?

Van Gogh/Artaud. - Le suicidé de la société
par Madeleine Abassade
Thématique(s) : Politique de l’art Sous thématique(s) : Art Plastique

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Antonin Artaud
Le noir regard saisi par Man Ray côtoie l’autoportrait de celui qui se coupa l’oreille et pris sa main pour un bifteck. Sous les deux visages rassemblés pour la circonstance, la foule des anonymes visiteurs argentés, cosmopolite venue tout [...]

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2 commentaire(s)

Geneviève Pinson 16 mai 2014

1971
Six maîtres de l’estampe japonaise au XVIIIe siècle
Max Ernst
Arts de l’Islam des origines à 1700 dans les collections publiques françaises
Venise au dix-huitième siècle
Vincent van Gogh (décembre 1971 - avril 1972)

http://www.musee-orangerie.fr/pages/page_id19487_u1l2.htm

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Madeleine Abassade 14 mai 2014

Les amateurs des grandes expositions, admirateurs de Van Gogh, auront, bien sûr, remarqué que l’exposition Hiroshige / Van Gogh n’avait pas été présentée à l’Orangerie en 2012, mais à la Pinacothèque de Paris.

Mais c’est bien à l’Orangerie que les œuvres du peintre furent exposées en 1947, où se rendit Antonin Artaud le 2 février.

Le galeriste Pierre Loeb lui avait proposé d’écrire sur Vincent Van Gogh dès 1946. A la lecture d’un article du docteur Beer qui diagnostiqua chez le peintre une schizophrénie "du type dégénéré", Artaud se rendit à l’exposition. Il écrivit alors le premier jet de ce qui allait devenir son Van Gogh le suicidé de la société. Son livre reçut le prix Sainte-Beuve de l’essai en janvier 1948, soit trois mois avant son décès.

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Cette his­toire simple, et les contrain­tes qu’elle nous impose, convien­nent à un théâ­tre sim­ple­ment arti­sa­nal. Pas de recours aux tech­ni­ques contem­po­rai­nes. Technique qui fut l’immense chan­tier d’Anders. « Le « trop grand » nous laisse froids, mieux (car le froid serait encore une sorte de sentir) même pas froids, mais com­plè­te­ment intou­chés ; nous deve­nons des anal­pha­bè­tes de l’émotion ».