Bienvenue aux insatiables !



Un journal culturel en ligne d’informations de débats et d’humeurs animé par l’ancienne équipe de Cassandre et celle du jeune Insatiable pour mettre en valeur des actions essentielles mais peu visibles, explorer des terres méconnues, faire découvrir des équipes et des artistes soucieux d’agir dans l’époque et, surtout, réfléchir ensemble aux enjeux portés par l’art et la culture dans une société en voie de déshumanisation.


Le blog de Coline Merlo :




La compagnie des Comédiens voyageurs met en scène un texte co-écrit par l’anthropologue Michel Agier et la journaliste Catherine Portevin, qui croise le propos direct du krump, danse d’uppercuts, au discours du Nomade, liant la condition humaine à la liberté de déplacements.



Un entretien avec Baptiste Isaïa, du collectif Mensuel

On avait découvert le Collectif mensuel avec son adaptation du roman de Nicolas Ancion, « L’homme qui valait 35 milliards », qui contait sur le mode parodique l’enlèvement de Lakshmi Mittal.



Nos habitudes spectaculaires nous beaucoup désaccoutumés à des formes de célébration subtiles, et à l’immédiateté. Le Workcenter de Jerzy Grotowski et Thomas Richards présente jusqu’au 17 décembre quatre performances, dont deux n’ont jamais été données à Paris.



Le chapiteau et les caravanes de l’unique cirque tsigane d’Europe ont cheminé d’un terrain supposément constructible Porte de Champerret à la cour plus accueillante de la Caserne de Reuilly, voisinant avec le Jardin d’Alice. La Mairie de Paris leur propose un terrain en bordure de la Porte Maillot, où ils s’installent... Puis se voient houspillés, harcelés par des voisins qui n’avaient jamais Aux-bons-voisins-du-cirque-Romanes



Troisième (et dernier) jour

Elles étaient les stars du jour, à la prestation très attendue. Deux des Femen ont pris la parole pour présenter leur manifeste au Manifeste. Si politique suppose une vue panoramique des effets et des causes systémiques, permettant d’avoir prise sur le monde pour le transformer, alors la classe politique actuelle n’en fait pas plus preuve que Femen Trois-jours-de-Manifeste-a-Grande-S...



Deuxième jour

Grande Synthe, Le 11 juillet
Chère Pauline,
Puisque tu n’y es pas, des nouvelles du Manifeste. Nous avons passé une journée assez étonnante : qui a commencé et fini en essayant de nous perdre. Dans un temps infini, d’abord, dans l’intergalactique pour finir. Nous sommes encore debout ! Entre l’amorce et l’aboutissement, se sont trouvés successivement la fantaisie d’un imaginaire actif, un inquiétant Trois-jours-de-Manifeste-a-Grande-S...



Premier jour

Pour sa douzième édition qui eu lieu du 10 au 12 juillet après dix jours d’ateliers animés par les metteurs en scène invités, le « Rassemblement international pour un théâtre motivé » intitulé Le Manifeste, associait l’équipe de Cassandre/Horschamp sous une nouvelle forme.



Le flamenco que danse Lori dite « La Armenia », dialoguant avec des musiciens andalous, a été une suspension miraculeuse lors de la Fête de l’insurrection gitane célébrée à Saint-Denis. La profondeur de son interprétation, l’entente tacite avec des musiciens inspirés suscitaient une attention palpable, et le réveil d’un enthousiasme ensommeillé au fond des poitrines.
 Sur le parvis de l’Hôtel de ville, 24 Une-flambee-flamenca



Entretien avec Paul Blanquart

Le philosophe Paul Blanquart interprète la ville comme l’expression formelle de la société où elle se constitue. Il revient ici sur son interprétation des alternatives dissidentes, sur l’importance de leur énergie vitale.



compte-rendu

Rodrigo Garcia a présenté au théâtre de La Commune d’Aubervilliers « Et Balancez mes cendres sur Mickey ». On y a retrouvé les formes précipitées de sa poétique… Peu de curiosité, beaucoup d’implacable, quelques poches de tendresse.



Le soleil juste après

Laurent Poncelet assemble le travail encore frais de comédiens venus des deux côtés de l’Atlantique. Énergique, candide… et assez filou. Commençons par le plus neuf, le plus mythologique : le cheveux sont des membres du corps. L’état de la chevelure, sa disposition…



Les Égarés du Chaco

J’aimerais décrire Les Égarés du Chaco sans employer ni le mot fiction, ni l’expression « réalisme magique ». Fiction, parce qu’il porte sa charge de mensonge, tandis qu’histoire, une bonne histoire charnue, on voit ce que nous fait celui qui la raconte, dans le présent physique qu’on partage avec lui, et le présent du récit où on se trouve aussi, mille fois plus loin qu’ailleurs, adossés à la chimère. Univers-bondissants-785



Les Égarés du Chaco

J’aimerais décrire Les Égarés du Chaco sans employer ni le mot fiction, ni l’expression « réalisme magique ». « Fiction », parce qu’il porte sa charge de mensonge, tandis qu’« histoire », une bonne histoire charnue, on voit ce que nous fait celui qui la raconte, dans le présent physique qu’on partage avec lui, et le présent du récit où on se trouve aussi, mille fois plus loin qu’ailleurs, adossés à la Univers-bondissants



Extrait d’un entretien paru dans le numéro 98 de Cassandre/Horschamp

Extrait d’un entretien paru dans le numéro 98 de Cassandre/Horschamp : Adama Bagayoko, je l’avais rencontré à Bamako, la première fois il y a une vingtaine d’années, à l’hôpital psychiatrique du Point G, où il a introduit le kotéba comme expérience thérapeutique collective...



Bonjour Tristesse, un phénomène du web

Cela tient de Coluche pour le personnage de prolo de bon sens, de Desproges pour la mise à distance, et de Djamel première période pour le bagout. « Bonjour Tristesse » a rencontré sur le web son public.



Tout semblait immobile. C’est le titre.

Tout semblait immobile. C’est le titre. Il vous démange immédiatement d’y ajouter une suite : ‘Quand tout à coup… » (on ferait suivre d’un verbe au passé-simple).



J’ai apporté mes gravats à la déchetterie, de et par Anne Lefèvre.

Anne nous a accueillis en coupant des légumes, dévidant un babil qui invitait, racontant le vidéaste qui l’accompagne (1) blessé la veille, son remplacement au pied levé, et la pénibilité relative de la découpe carottière. Je pensais aux performances que j’ai vues cette année, un italien, une chilienne, (2) qui se servent de l’alimentaire ; on entrait, puis ça a A-quoi-on-joue-maintenant-Anne



Les Souffleurs, commandos poétiques, sont une espèce rare, nichée à Aubervilliers depuis 2007, où ils conduisent une tentative de ralentissement du monde (1), qui se manifeste notamment par l’apparition d’êtres vêtus de noir, portant le parapluie qu’on connaît aux silhouette de Magritte, éventail, et « rossignol », un long tuyau qu’ils approchent de l’oreille de qui passe, Une-caresse-au-Leviathan-peut-elle



Les Souffleurs, commandos poétique.

Les Souffleurs, commandos poétiques, sont une espèce rare, nichée à Aubervilliers depuis 2007, où ils conduisent une tentative de ralentissement du monde, qui se manifeste notamment par l’apparition d’êtres vêtus de noir, portant le parapluie qu’on connaît aux silhouette de Magritte, éventail, et « rossignol », un long tuyau qu’ils approchent de l’oreille de qui passe, pour y chuchoter de la poésie toute Une-caresse-au-Leviathan-peut-elle-398



Festival « Coup de chauffe » à Cognac. La bonne ville des marchands de digestifs tire sur l’été vieillissant comme un écolier traînard (1). Les Cognassiens sont aux terrasses, le SDF s’est éloigné du centre ville, les jeunes compagnies et les beaucoup moins jeunes proposent d’extraordinaires expériences sensorielles, jouent des instruments inventés, adaptent la fête du Holi Mon-sang-est-plein-de-sang-Hagati



Les distractions des gens de droite m’intéressent peu...

Visite de Beauvais, maladrerie, cathédrale, mairie



Parallèles, 1ère biennale internationale d’art géométrique de Palaiseau

Parallèles, 1ère biennale internationale d’art géométrique de Palaiseau



Bruno Boussagol et la question obsédante du nucléaire

Vendeurs ingénieux et politiciens patelins tiennent beaucoup, vraiment, à l’équipement de chaque foyer en écran(s). La cellule familiale, porte close, communie ainsi dans la fascination. C’est très commode, un peuple de phalènes. C’est pourquoi on continue d’aller au théâtre. De se rassembler pour échanger. La force irréductible du spectacle vivant tient à ce que, en un lieu occupé, une parole humaine nous L-impossible-Proces-et-la-parole





Brèves


Depuis 2003, le fes­ti­val de cinéma d’Attac « Images mou­ve­men­tées » s’emploie à infor­mer et à sus­ci­ter la réflexion col­lec­tive sur des ques­tions cru­cia­les de ce début de XXIe siècle en s’appuyant sur une pro­gram­ma­tion ciné­ma­to­gra­phi­que exi­geante et éclectique. Celle-ci asso­cie courts, moyens et longs-métra­ges, docu­men­tai­res et fic­tions, films fran­çais et étrangers, anciens et récents, ayant eu une large dif­fu­sion ou non. Le fes­ti­val accueille régu­liè­re­ment des avant-pre­miè­res.


Le Génie en Liberté est un Événement bien­nal, orga­nisé par le Génie de la Bastille.
Il pro­pose à un large public un par­cours cultu­rel dans le quar­tier du 11ème arron­dis­se­ment de Paris.


Tous les deux ans, la ville se trans­forme en un gigan­tes­que cas­te­let en accueillant le Festival Mondial des Théâtres de Marionnettes qui réunit 230 com­pa­gnies et accueille plus de 150.000 spec­ta­teurs. En ce mois de sep­tem­bre aura lieu sa 19° Édition.


Cette his­toire simple, et les contrain­tes qu’elle nous impose, convien­nent à un théâ­tre sim­ple­ment arti­sa­nal. Pas de recours aux tech­ni­ques contem­po­rai­nes. Technique qui fut l’immense chan­tier d’Anders. « Le « trop grand » nous laisse froids, mieux (car le froid serait encore une sorte de sentir) même pas froids, mais com­plè­te­ment intou­chés ; nous deve­nons des anal­pha­bè­tes de l’émotion ».