Le 22 mai, découvrez ou retrouvez La Crécelle...

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Le 22 mai, découvrez ou retrouvez La Crécelle...

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par Linsatiable
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Collectif d’étudiant.e.s et d’ancien.nes étudiant.e.s du Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris, la Crécelle s’est créée en 2019 lors du mouvement de lutte contre la réforme des retraites. Elle publie depuis un journal qui lui permet de soutenir des luttes, d’interroger les pratiques artistiques et de réintroduire des préoccupations politiques dans nos vies de musicien.nes, danseur.euses...

La Crécelle a deux ans

À l’occasion de la lutte contre la réforme des retraites (décembre 2019), plusieurs appels à participer aux manifestations sont lancés par des étudiant·es du Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris. Des banderoles se bricolent, des cortèges se forment. La mobilisation dans le monde de l’art et de la culture est inédite (Art en grève, Assemblée Générale de la CGT Culture, Opéra de Paris, Conservatoires...). Des musicien·nes et danseur·euses se rassemblent, jouent sur les piquets de grève, organisent une grande soirée de soutien aux grévistes de la ligne 5... Un premier numéro de journal s’écrit en une semaine. La Crécelle est lancée. Depuis, elle a poursuivi son chemin pour fêter ses deux ans au mois de décembre 2021. Malgré les confinements, le collectif tient bon, participe à des mouvements sociaux, continue de sortir son journal, s’ouvre à l’extérieur du CNSMDP et accueille de nouveaux membres. A partir de l’automne 2021, la volonté de se structurer afin de durer dans le temps lance un nouveau cycle : une association est créée pour le journal, la soirée publique du 22 mai 2022 officialisera ce lancement.

Le journal

Initiative d’abord spontanée pour défendre sa participation au mouvement social de 2019, le journal est devenu avec sept mouvements le fil rouge du collectif. Les différents thèmes abordés depuis le début ont été les suivants : les mouvements sociaux en cours et les tumultes de la lutte des classes, les violences sexistes et sexuelles dans le milieu musical, les mésaventures estudiantines en institution prestigieuse, les réflexions politiques sur les pratiques artistiques et pédagogiques, les sciences sociales et le monde de l’art, l’antifascisme, la pensée décoloniale, l’écologie... On y trouve à la fois de courts articles piquants, des récits d’expérience personnelle, des articles de fonds et de réflexions, des prises de paroles lors des mouvements sociaux, des témoignages, des livrets d’opérette, des fictions, un duo feuilleton, des mots croisés... Sous titré initialement « journal du Conservatoire en lutte », il est devenu avec l’élargissement de la Crécelle « journal des révolté·e·s de l’art vivant ». Si les idées d’articles et leur écriture sont portées par une ou quelques personnes, leur relecture et leur validation sont collectives. L’anonymat de sa rédaction est un choix politique revendiqué. Il est un petit pied de nez à un monde ou la signature de l’artiste donne souvent sa valeur à l’œuvre. Il permet de protéger les auteurs et autrices dans un monde où tout le monde se connaît. Il empêche qu’une signature incarne seule certaines idées. Il facilite la première prise de la plume. Contrairement à la quête infinie de légitimité imposée par nos institutions, permettre à tout un chacun de construire un discours politique à partir de son expérience du monde est une des portes d’entrées de la démarche politique que revendique la Crécelle. Afin d’être accessible à toutes et tous, même les plus sceptiques à notre égard, le journal est vendu à prix libre.

L’Avenir

Après presque deux ans et demi d’existence, l’activité de la Crécelle s’est organisée autour de trois axes politiques :

  • Être une courroie de transmission entre les luttes et les milieux artistiques par la participation aux mouvements sociaux en tant qu’artistes.
  • Aborder le monde des pratiques artistiques comme un monde social composé de rapport de forces, de rapports de domination auxquels peuvent s’opposer des mouvements d’émancipation, les luttes des classes populaires et des minorités de genre et de race.
  • Élaborer une réflexion politique sur nos pratiques artistiques : questionner nos manières de fabriquer la musique, de s’adresser à un public, de jouer, de composer, de danser, d’écrire dans un monde social inégalitaire

Ce cadre nous permet d’agir et de mobiliser de manière située, depuis là où l’on est, en tant que musicien·nes, danseur·ses, écrivain·es... Avec ce nouveau cycle, la Crécelle souhaite s’installer progressivement dans le paysage artistique afin d’être accessible pour tout musicien·es, danseur·ses, artistes de tout bord qui se pose des questions sur sa pratique et son rapport au monde. Toutes ces envies demandent de l’énergie, alors avant toute chose sachez que la Crécelle est prête à vous accueillir si vous vous reconnaissez dans certains de ces questionnements et que vous avez l’intuition que l’action de tout un chacun vaut mieux que celle d’un ordre social imposé.

Et surtout, on se retrouve le 22 mai !

Programme

17h00 - 18h15 Performances musicales diverses
18h30 Table ronde sur les pratiques artistiques et politiques à partir des écrits et actions de La Crécelle
2Oh Gay Guerilla de Julius Eastman



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