Bienvenue aux insatiables !



L’Insatiable est un journal culturel en ligne d’informations de débats et d’humeurs sur les relations entre l’art et la société. Notre travail consiste à faire découvrir des équipes et des artistes soucieux d’agir dans l’époque pour mettre en valeur des actions essentielles, explorer des terres méconnues et réfléchir ensemble aux enjeux portés par l’art et la culture dans une société en voie de déshumanisation.

Faire un don

< Brèves

Pourvoir de Patrice Enard au cinéma La Clef

par L’Insatiable
Thématique(s) : L’art hors-champs Sous thématique(s) : Cinéma , Projection
Télécharger la version PDF  Version imprimable de cet article Version imprimable


Jeudi 18 décembre, à 20h30, une projection du film Pourvoir de Patrice Enard réalisé en 1981 se tiendra au cinéma La Clef dans le Vème arrondissement de Paris. La séance sera présentée par Jean-Pierre Bouyxou et Pierre Bourdy.

Pourvoir est l’unique long métrage et dernier film de Patrice Enard. Cette œuvre cinématographique est le résultat d’un tournage qui a duré pas moins de dix ans. Le réalisateur donne à voir la société post-68, une fois les fumées des barricades disipées, c’est la libération sexuelle qui s’affiche à l’écran. C’est aussi une jeunesse, qui oscille dans l’émerveillement entre l’excitation provoquée par la peau qui se dévoile dans la rue et dans les cafés et les lectures de Freud et de Marx... Pourvoir est une vision acérée sur une société qui se découvre et par ce biais ce redécouvre. Patrice Enard met en scène une véritable poésie visuelle hypnotique, sur l’être humain et ce qu’il y a de plus profond en lui.

Cette projection de Pourvoir constitue la deuxième séance du cycle de projection de longs-métrages issus du catalogue du Collectif Jeune Cinéma. Le film, diffusé en 16mm, a été récemment restauré par l’association Patrice Enard, dont Jean-Pierre Bouyxou et Pierre Bourdy, qui présenteront la projection, font partie. A noter que cette séance unique fermera le cycle de projection régulier du Collectif Jeune Cinéma pour l’année 2014. L’occasion pour tous d’échanger autour du film, de découvrir les rendez-vous du CJC et de faire un tour au cinéma La Clef pour ceux qui n’y auraient encore jamais mis les pieds !

Informations complémentaires

Projection de Pourvoir de Patrice Enard, présentation de la séance par Jean-Pierre Bouyxou et Pierre Bourdy
Dans le cadre des projections régulières du Collectif Jeune Cinéma
Jeudi 18 décembre à 20h30

Cinéma La Clef
34 Rue Daubenton - 75005 Paris

Plus d’informations sur le site de La Clef : ici
Ou sur le site du Collectif Jeune Cinéma : ici






Réagissez, complétez cette info :
Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.


Signalez un problème sur cet article :


Annonces


Articles

J’ai vécu la pro­po­si­tion artis­ti­que de la com­pa­gnie Betula Lenta comme une expé­rience réflexive. J’entends par là que, tota­le­ment immer­gée, j’ai perdu la mesure et du temps et de l’espace. Il n’y a plus que moi et cette dan­seuse subli­mée par une scé­no­gra­phie tout en rete­nue. L’effet sen­si­ble est puis­sant, je n’entends, je ne vois, je ne res­sens plus que dans ce lien, devenu intime.


Sur le pla­teau des Métallos on aper­çoit une fine sil­houette, seule en scène, Ella s’avance len­te­ment vers la lumière pour pren­dre la parole. Dans un labo­ra­toire d’ana­lyse. Elle apprend qu’elle est enceinte, en 2008. Elle s’en dou­tait mais elle s’effon­dre et perd connais­sance. Le choc est brutal. À son réveil, elle est trans­por­tée en 1928, le méde­cin cher­che à com­pren­dre. C’est le début d’un long voyage au plus pro­fond de son inti­mité, dans sa propre généa­lo­gie. Un seul corps, une seule bouche, sont Focus-femmes-aux-Metallos-Les

Un sémi­naire inter­na­tio­nal a réuni une soixan­taine d’inter­ve­nants ukrai­niens et de toute l’UE à Tatariv, dans les Carpathes, en vue d’élaborer un projet Europe créa­tive. Il nous semble inté­res­sant de rela­ter ici com­ment nais­sent les pré­mi­ces d’une telle coo­pé­ra­tion.


Certains textes ne se lais­sent lire sans une voix silen­cieuse susur­rée dans nos têtes. Elle résonne et ampli­fie l’émotion portée par les mots. Tel est, pour moi, le cas des œuvres lit­té­rai­res réu­nies par Alexandre Doublet dans Dire la Vie.


Cette magni­fi­que pièce de Luigi Pirandello mise en scène par Jean Liermier pro­pose une réflexion sur les stra­té­gies défen­si­ves en cas de mort pré­ma­tu­rée d’un fils. Donna Anna va répé­tant que son fils va reve­nir, à la sur­prise hor­ri­fiée de son entou­rage, une famille tra­di­tion­nelle, catho­li­que, rurale. Celle-ci affi­che le bon sens : les morts sont à oublier afin que les vivants puis­sent vivre sans être hantés par eux. À preuve les pier­res tom­ba­les qui empê­chent les morts de sortir des tombes, la cré­ma­tion La-Vie-que-je-t-ai-donnee-Une