Bienvenue aux insatiables !



Un journal culturel en ligne d’informations de débats et d’humeurs animé par l’ancienne équipe de Cassandre et celle du jeune Insatiable pour mettre en valeur des actions essentielles mais peu visibles, explorer des terres méconnues, faire découvrir des équipes et des artistes soucieux d’agir dans l’époque et, surtout, réfléchir ensemble aux enjeux portés par l’art et la culture dans une société en voie de déshumanisation.


< Brèves

Lettre ouverte à
Fadelha Benammar Koly

par L’Insatiable
Télécharger la version PDF  Version imprimable de cet article Version imprimable


POEMA

Ecritures Poétiques Contemporaines
(Lorraine, Paris, Luxembourg)
À Madame Fadelha Benammar Koly,
Vice-présidente de la Communauté de Communes
Lodévois & Larzac, Déléguée à la Culture.

Par cette lettre ouverte, nous tenons à vous exprimer combien nous sommes attristés de la décision annonçant la suppression du festival international de poésie Les Voix de la Méditerranée. Les Voix de la Méditerranée ont fait de Lodève un haut lieu des poésies, d’envergure nationale et internationale. Le public, de votre région et de toute la France, n’a jamais manqué aucun rendez-vous depuis de nombreuses années.

Vous souhaitez exclure la poésie de ce festival.
Pourquoi ?

Que serait la culture sans la littérature, et la littérature sans la poésie ?

Le précepte que vous revendiquez, « La culture par tous et pour tous », nous semble dangereux.
Il peut contenir en lui le plus mauvais usage que l’on peut faire du mot populaire, à l’orée du mot populiste, menaçant par là même les valeurs fondamentales de l’art et de la culture.

Vos orientations nous semblent faire le deuil d’une programmation ambitieuse et de qualité, portant les fondements de la pluralité, de la diversité et de la découverte. Elles participent à faire croire que le bien-fondé d’une politique culturelle aujourd’hui est d’être divertissante et régionaliste.
L’accès à l’art et à la culture ne peut-il s’envisager que sous l’angle réducteur du divertissement et de la consommation ?

Nous savons les baisses de subventions qui asphyxient de plus en plus le travail des artistes de toutes les disciplines, les festivals, les structures de diffusion... Cela n’autorise pas pour autant ce discours misérabiliste et complaisant qui vient légitimer vos choix. Car tout est une question de choix, et de pensée.

Peut-être est-ce aussi d’art que vous devriez parler !

Nous voudrions, madame, que vous mesuriez la responsabilité d’une telle décision que nous espérons ne pas être définitive.

Cordialement.

L’équipe de coordination de POEMA,

Sandrine Gironde
Franck Doyen
Marie-Noëlle Brun
Anne-Margrit Leclerc

- *






Réagissez, complétez cette info :
Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.


Signalez un problème sur cet article :


Annonces

Pour sa qua­ran­tième édition, le Festival de cinéma de Douarnenez choi­sit de ques­tion­ner la notion de Frontières. Frontière, non plus cette limite arbi­traire, cette bar­rière qui sépare mais plutôt zone d’échange. Frontière, un lieu qu’il s’agit d’inves­tir, un ter­ri­toire commun…


Brèves


Depuis 2003, le fes­ti­val de cinéma d’Attac « Images mou­ve­men­tées » s’emploie à infor­mer et à sus­ci­ter la réflexion col­lec­tive sur des ques­tions cru­cia­les de ce début de XXIe siècle en s’appuyant sur une pro­gram­ma­tion ciné­ma­to­gra­phi­que exi­geante et éclectique. Celle-ci asso­cie courts, moyens et longs-métra­ges, docu­men­tai­res et fic­tions, films fran­çais et étrangers, anciens et récents, ayant eu une large dif­fu­sion ou non. Le fes­ti­val accueille régu­liè­re­ment des avant-pre­miè­res.


Le Génie en Liberté est un Événement bien­nal, orga­nisé par le Génie de la Bastille.
Il pro­pose à un large public un par­cours cultu­rel dans le quar­tier du 11ème arron­dis­se­ment de Paris.


Tous les deux ans, la ville se trans­forme en un gigan­tes­que cas­te­let en accueillant le Festival Mondial des Théâtres de Marionnettes qui réunit 230 com­pa­gnies et accueille plus de 150.000 spec­ta­teurs. En ce mois de sep­tem­bre aura lieu sa 19° Édition.


Cette his­toire simple, et les contrain­tes qu’elle nous impose, convien­nent à un théâ­tre sim­ple­ment arti­sa­nal. Pas de recours aux tech­ni­ques contem­po­rai­nes. Technique qui fut l’immense chan­tier d’Anders. « Le « trop grand » nous laisse froids, mieux (car le froid serait encore une sorte de sentir) même pas froids, mais com­plè­te­ment intou­chés ; nous deve­nons des anal­pha­bè­tes de l’émotion ».