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Un journal culturel en ligne d’informations de débats et d’humeurs animé par l’ancienne équipe de Cassandre et celle du jeune Insatiable pour mettre en valeur des actions essentielles mais peu visibles, explorer des terres méconnues, faire découvrir des équipes et des artistes soucieux d’agir dans l’époque et, surtout, réfléchir ensemble aux enjeux portés par l’art et la culture dans une société en voie de déshumanisation.


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Les laboratoires d’Aubervilliers s’impriment sur papier journal

par L’Insatiable
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Lancement de la dernière édition du Journal des Laboratoires au Laboratoires d’Aubervilliers. Visant à laisser une trace des recherches, des débats et des projets de résidence qui font l’émulation de ces laboratoires artistiques, cette édition s’attarde sur la question de l’art dans sa relation au travail.

Le Journal est perçu par ses fondateurs comme une retranscription des projets expérimentaux menés par les artistes, les chercheurs, les universitaires qui électrisent communément leurs réflexions dans les Laboratoires. Cependant, loin de n’être que stérile paraphrase, le Journal constitue un « autour » critique supplémentaire accompagnant, avec plus de recul et d’autres idées, les projets qui continuent de grandir à Aubervilliers.

Cette nouvelle édition, divisée en trois cahiers, interroge plus particulièrement l’art dans sa relation au travail. Cette vaste problématique s’était déjà démultipliée lors du second Printemps des laboratoires, organisé sur deux journées en mai dernier. Musiciens, metteurs en scène, performeurs, collectifs de graphistes s’étaient engouffrés, aux côtés de sociologues, de philosophes, de critiques, dans des réflexions fleuve autour d’une injonction commune de « refus du travail ». L’expression visait à faire entendre une voix contestataire qui ne rejetait pas le « labeur » en tant que tel, mais plutôt les lieux, les codes esthétiques et les carcans politiques qui seraient « imposés à l’artiste par des formes d’autorité » [3].

Les Laboratoires alimentent en permanence les débats autour de l’institutionnalisation de « l’artiste », les formations dispensées dans les écoles d’art, les différences entre les milieux professionnels (lieux d’expérimentations, « établissement culturels » plus conventionnels) et les relations sociales qui s’y jouent. Considérant que « le travail de l’art n’est pas un supermarché qui mettrait à disposition des produits et conditionnerait son audience », les petites souris des Laboratoires rejettent en bloc la vision consumériste et industrielle de l’art.

Le Journal, distribué gratuitement, est finalement un condensé des politiques artistiques qui rythment la dynamique de ce lieu d’Aubervilliers. « Lieu de vie, de recherche et d’invention de formes, lieu public et des communs », les Laboratoires revendiquent une pratique politique et désobéissante de l’art, impliqué dans la société et implanté dans son territoire (avec les habitants et les acteurs locaux notamment). L’apprentissage perpétuel et la culture du temps long font partie de leurs prérogatives, nécessaires à « l’invention de conditions (durables) d’être ensemble ».

Pour plus d’informations : ici

Le Laboratoires d’Aubervilliers
41, rue Lécuyer
93300 Aubervilliers




[1Edito du Journal des Laboratoires 2014-2015 par Alexandra Baudelot, Dora García, Mathilde Villeneuve, http://www.leslaboratoires.org/projet/journal-des-laboratoires/journal-des-laboratoires

[2Edito du Journal des Laboratoires 2014-2015 par Alexandra Baudelot, Dora García, Mathilde Villeneuve, http://www.leslaboratoires.org/projet/journal-des-laboratoires/journal-des-laboratoires

[3Edito du Journal des Laboratoires 2014-2015 par Alexandra Baudelot, Dora García, Mathilde Villeneuve, http://www.leslaboratoires.org/projet/journal-des-laboratoires/journal-des-laboratoires





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