Bienvenue aux insatiables !



L’Insatiable est un journal culturel en ligne d’informations de débats et d’humeurs sur les relations entre l’art et la société. Notre travail consiste à faire découvrir des équipes et des artistes soucieux d’agir dans l’époque pour mettre en valeur des actions essentielles, explorer des terres méconnues et réfléchir ensemble aux enjeux portés par l’art et la culture dans une société en voie de déshumanisation.

Faire un don

< Brèves

Les droits culturels enfin reconnus !

par L’Insatiable
Télécharger la version PDF  Version imprimable de cet article Version imprimable


Introduit par un amendement écologiste en première lecture de la loi Nouvelle Organisation Territoriale de la République (NOTRe), supprimé par l’Assemblée nationale, puis réintroduit en seconde lecture au Sénat, l’article 28A a été définitivement validé le 2 juillet dernier par l’Assemblée nationale.

Désormais, « La responsabilité en matière culturelle est exercée conjointement par les collectivités territoriales et l’État dans le respect des droits culturels énoncés par la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles du 20 octobre 2005 ».

Pour Marie-Christine Blandin, Sénatrice écologiste du Nord et initiatrice de cet amendement [3] « c’est une grande victoire, et cela répond à une forte attente de nombreux acteurs du milieu culturel, très actifs sur le terrain, en phase avec des aspirations des plus jeunes, créant du lien au quotidien, mais souvent oubliés des soutiens. De plus il engage l’Etat ».

Cet amendement a résisté aux pressions de certaines structures qui assimilaient, à tort, les droits de tous à une fragilisation de leur liberté de programmation, au risque de figer le paysage actuel. Il s’agit de reconnaître à chacun le droit à la liberté indispensable aux activités créatrices.

« Les droits culturels ne sont pas des droits opposables, ils embrassent des pratiques et des œuvres d’une grande diversité, ils sont les droits de chacun, à être reconnu dans son égale dignité, au travers de politiques inclusives, co-construites et attentives » a ajouté la Sénatrice Blandin.

Cet amendement est une première avancée qui devrait être poursuivie lors de la discussion du projet de loi « liberté de la création, architecture, patrimoines », fortement attendu mais toujours pas inscrit à l’ordre du jour des assemblées.




[1Également soutenu par les sénatrices Sylvie Robert (PS), Brigitte Gonthier-Maurin (PC) et Françoise Laborde (PRG)

[2Également soutenu par les sénatrices Sylvie Robert (PS), Brigitte Gonthier-Maurin (PC) et Françoise Laborde (PRG)

[3Également soutenu par les sénatrices Sylvie Robert (PS), Brigitte Gonthier-Maurin (PC) et Françoise Laborde (PRG)





Réagissez, complétez cette info :
modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.


Signalez un problème sur cet article :


Annonces


Articles

Difficile de ne pas être attiré par un artiste qui tra­vaille sur un sujet qui cham­boule notre société et nos esprits comme celui des migrants. C’est une évidence pour moi d’aller décou­vrir au col­lec­tif 12 de Mantes la jolie, la créa­tion de Rachid Akbal. Mais la ques­tion du fond et de la forme va vite se poser…


Sur la scène noire, des bulles de savon s’échappent d’une sorte d’aile-para­vent.
Les enfants s’ins­tal­lent et obser­vent cal­me­ment. Quand tous sont assis, le spec­ta­cle com­mence. Une voix : « Tu as 1 jour, 1 an, 100 ans, 1000 ans, 15 mil­lions d’années…
Que nous réserve la suite ?


Après Elbeuf et Arras, et avant de nom­breu­ses dates dans le reste du pays, Le Galactik Ensemble pré­sente son pre­mier spec­ta­cle col­lec­tif, « Optraken », au Théâtre Le Monfort à Paris jusqu’au 25 novem­bre 2017.


Jack Ralite qui vient de nous quit­ter au terme d’une vie vrai­ment bien rem­plie, a été pour nous un allié de très grande qua­lité dans ce combat qui nous a été (et nous est) commun pour la reconnais­sance de l’impor­tance de l’art et de la culture dans notre société.


Samedi soir, 10e arron­dis­se­ment, inter­phone W, 19h50. Je sonne.
L’expé­rience du soir se jouera au der­nier étage d’un duplex, dans un séjour-cui­sine de 40 mètres carré, plutôt « arty ». Une tren­taine de per­son­nes sont pré­sen­tes, qui chu­cho­tent par petits grou­pes sur des stra­pon­tins pré-fabri­qués, pen­dant que d’autres, encore debout, se saluent sur une musi­que d’ambiance.