Le théâtre ou le meurtre ? Les visions radicales d’Ivo Van Hove

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Le théâtre ou le meurtre ? Les visions radicales d’Ivo Van Hove

Antigone au Théâtre de la Ville à Paris
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Comme nombre de ses collègues, le metteur en scène Ivo Van Hove place l’urgence au cœur de son processus créatif. L’urgence de dire et d’agir par la scène, d’ancrer son théâtre dans la politique pour parler d’aujourd’hui et inventer demain. Comme eux, il voit dans le théâtre un moyen d’apaiser les douleurs, de parler d’amour et de répondre à une autre urgence, existentielle. Mais la comparaison s’arrête là. Aux orgies festives de Vincent Macaigne et à l’esthétique kitsch de Krzysztof Warlikowski, le néerlandais répond par des créations d’une glaçante sobriété avec en leur centre deux éléments : le texte et l’acteur.

Rien de révolutionnaire, le parcours singulier d’un passionné de performance admirateur de Joseph Beuys et compère de Jan Fabre depuis ses débuts à Anvers, dans les années 70. Si l’outrance performative ne fait plus partie de son langage, Ivo Van Hove conserve de sa jeunesse une certaine rage, celle d’interroger avec sévérité le politique et l’humain. En mars à la Maison des Arts de Créteil, son partenaire de longue date, c’est ce qu’il proposait déjà, avec une adaptation de Mary Stuart au verbe tranchant et la scénographie élégante. Et si en ce moment au Théâtre de la Ville, son approche doloriste d’Antigone vire parfois au manichéisme démonstratif, on lui pardonne. En artiste boulimique, il se cherche et parfois s’égare[...]

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