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La Flamme brûle encore... au Palais de Tokyo

par Olivier Schneider
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La première fois que j’ai voulu voir ce qui se passait dans l’exposition libre de Thomas Hirschhorn (jusqu’au 23/06) au Palais de Tokyo, c’était le soir du 1er mai.

L’institution était fermée bien sûr, et l’installation était inaccessible (bien qu’encore éclairée). L’œuvre prenait alors son sens muséal, et on se prenait à y imaginer ce que serait, dans cent ans (ou dans quelques années), l’exposition, soigneusement mise en scène derrière une vitrine, montrant l’atmosphère des mobilisations passées. Comme en écho au livre Constellations du collectif "Mauvaise Troupe" (ed de l’Eclat), Thomas Hirschhorn fait un bilan du cadre dans lequel des existences en marge et une culture de révolte se mettent en scène et s’articulent, dans un milieu clairement urbain. C’est un espace, entre murs de pneus et déchets polystyrènes, qui permet autant l’émulsion et le partage intellectuel, qu’une franche indolence (bières, canapés et dvd). Mais ça marche, et le mariage entre la sécurité d’un lieu institutionnel (gardé et surveillé), et un apparent bordel, attire et réveille des curieux assez divers. En somme, la plupart des habitués concèdent que cela "fait du bien". Et c’est en effet l’occasion de belles lectures et de découvertes, ainsi qu’un petit bain dans un de ces squats illégaux au centre ville dont une certaine idée de la ville nous a privé.






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