Graines de Soleil au Lavoir Moderne

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Graines de Soleil au Lavoir Moderne

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par Thomas Hahn
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Pas si mort que ça : Le LMP accueille la 13e édition du Festival au Féminin organisé par la compagnie Graines de Soleil… L’édition 2016 du Festival va se dérouler dans quatre lieux, dont le Lavoir Moderne Parisien (LMP), qui était, en 2014, la cible d’un promoteur immobilier luxembourgeois.

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La pétition ayant réuni des dizaines de milliers de signatures et la conscience chez les politiques de ce qu’une ordonnance de 1945 protège en France les lieux de culture ont jusqu’ici pu sauver ce lieu. La crainte de trop d’attention publique visant une société implantée dans l’un des paradis fiscaux de l’UE a sans doute incité le propriétaire à geler, provisoirement, son projet.

C’est la compagnie Graines de Soleil qui a repris le bail du LMP, sans réelle certitude quant au devenir de cette salle emblématique d’une culture mondiale de quartier. Mais l’acharnement pourrait payer. La compagnie espère une réouverture réelle en septembre et est en recherches des subventions nécessaires pour la remise aux normes de la salle. Ce serait la clé de voûte. Mais rien n’est acquis : « Nous avons beaucoup de soutien moral mais toujours pas de perspective financière. »

Le dimanche 28 février 2016, le LMP se présente pratiquement inchangé par rapport à son état en 2014. S’y déroule l’une des journées « Labo citoyen » organisées par Graines de Soleil avec atelier de théâtre forum, scène ouverte et concert du soir. Il y en a eu avant, et il y en aura encore (1).

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Du 4 au 8 mars, la compagnie Graines de Soleil propose donc la 13ème édition du Festival au Féminin, plateforme d’expression musicale, dramatique, comique, cinématographique, chorégraphique et autres, toujours en lien avec la diversité culturelle qui fait la richesse du quartier. Elle se déploie sur quatre lieux du 18ème arrondissement, et sur une durée certes réduite par rapport aux années précédentes, mais sa richesse est d’autant plus impressionnante (2). La philosophie de la compagnie et celle du LMP se rejoignent dans la volonté de créer à travers l’art des endroits favorables à la rencontre des communautés.

Carine Rolland, 1ère Adjointe au Maire du 18ème et Chargée de la Culture et du Patrimoine, ne s’y trompe pas. Elle souligne dans son édito au sujet du festival « une ode à la liberté et à l’égalité » ainsi que « la vitalité culturelle » de la Goutte d’Or, lieu d’une « richesse culturelle qui s’exprime à chaque coin de rue grâce aux artistes et associations  ».

Si cette reconnaissance pouvait s’exprimer par un soutien garantissant la pérennité du lieu, alors les populations, le quartier, la ville seraient gagnants. Tout le monde, sauf les promoteurs. On pourrait même imaginer un lieu de création avec appartements de résidence pour les artistes, à condition que le LMP puisse poursuivre son projet d’un lieu culturel qui, fait unique, freine la gentrification, au lieu de l’accélérer. Son sort en dira long sur les choix de société en haut lieu politique.

Thomas Hahn

Photos : Le LMP au 28 janvier 2016 pendant la préparation de la scène ouverte, (C) Thomas Hahn,

(1) https://www.facebook.com/Compagnie-Graines-de-Soleil-1496955803935518/
(2) http://festivalaufeminin.com


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