Bienvenue aux insatiables !



L’Insatiable est un journal culturel en ligne d’informations de débats et d’humeurs sur les relations entre l’art et la société. Notre travail consiste à faire découvrir des équipes et des artistes soucieux d’agir dans l’époque pour mettre en valeur des actions essentielles, explorer des terres méconnues et réfléchir ensemble aux enjeux portés par l’art et la culture dans une société en voie de déshumanisation.

Faire un don

< Brèves

S’alimenter pour la vie

par L’Insatiable
Télécharger la version PDF  Version imprimable de cet article Version imprimable


Culture et alimentation

« De tous les arts, l’art culinaire est celui qui nourrit le mieux son homme »

Pierre Dac

Tous nos sens participent à l’alimentation qui nous permet de savourer la vie et nous relie au cosmos ; cette alchimie dans notre corps nous fait aussi participer à la création ou à la destruction de notre être et de la planète.

L’alimentation est un acte bien au-delà d’une simple absorption /transformation c’est un acte culturel qui nous rend acteur de notre environnement. Si nous nous alimentons de violence faite au règne végétal (pesticides insecticides) ou au règne animal (élevages en batteries) nous perdons notre humanité ainsi que le dit le philosophe Emmanuel Kant : « l’inhumanité infligée à un autre détruit l’humanité en nous »

JPEG - 255.3 ko

Dans la langue française il y a les mots d’esprit et les maux du corps a priori sans relation avec l’alimentation, et pourtant il existe des liens entre eux, comme la nature, la culture sont elles aussi reliées à l’alimentation. L’Orient et l’Occident s’apportent mutuellement leurs richesses de traditions diverses et plutôt qu’une uniformisation comme le voudrait une certaine forme de mondialisation c’est à conserver cette biodiversité que nous devons tendre. L’alimentation est un voyage qui touche tout notre être sensible : découverte des 5saveurs (acide, amer, doux, piquant, salé), musique des aliments on parle du craquant des chips ou comme le poète Baudelaire le dit si bien : un soir l’âme du vin chantait !les couleurs des mets dans notre assiette réjouissent nos yeux, notre nez peut ressentir le fumet du poisson ou le bon plat qui mijote ,on peut toucher la délicatesse de la peau d’un abricot ou le piquant de celle d’un cornichon. La cuisine peut devenir un art qui va révéler l’artiste en chacun d’entre nous et son potentiel créateur ,elle peut permettre de retrouver la place de la culture dans une économie non pas productiviste mais ouverte à la diversité dans le respect de la nature , elle est une thérapeutique « que ton aliment soit ton médicament »comme disait Hippocrate. Elle est une opportunité pour nous détourner de la barbarie et nous conduire à une humanité vivante où l’art aura remplacé les armes ! Et de la cuisine nous dirons comme Rossini que c’est une mélodie qui se déguste par la bouche et aussi qui nous relie au vivant : les mots savoir, sagesse, saveur n’ont ils pas la même étymologie !

Marie Glémin

Le livre peut être acheté et commandé dans librairies ou fnac ou envoyé par la poste après réception d’un chèque de 19euros 40.
Tel :0680177513






Réagissez, complétez cette info :
modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.


Signalez un problème sur cet article :


Annonces


Articles

Difficile de ne pas être attiré par un artiste qui tra­vaille sur un sujet qui cham­boule notre société et nos esprits comme celui des migrants. C’est une évidence pour moi d’aller décou­vrir au col­lec­tif 12 de Mantes la jolie, la créa­tion de Rachid Akbal. Mais la ques­tion du fond et de la forme va vite se poser…


Sur la scène noire, des bulles de savon s’échappent d’une sorte d’aile-para­vent.
Les enfants s’ins­tal­lent et obser­vent cal­me­ment. Quand tous sont assis, le spec­ta­cle com­mence. Une voix : « Tu as 1 jour, 1 an, 100 ans, 1000 ans, 15 mil­lions d’années…
Que nous réserve la suite ?


Après Elbeuf et Arras, et avant de nom­breu­ses dates dans le reste du pays, Le Galactik Ensemble pré­sente son pre­mier spec­ta­cle col­lec­tif, « Optraken », au Théâtre Le Monfort à Paris jusqu’au 25 novem­bre 2017.


Jack Ralite qui vient de nous quit­ter au terme d’une vie vrai­ment bien rem­plie, a été pour nous un allié de très grande qua­lité dans ce combat qui nous a été (et nous est) commun pour la reconnais­sance de l’impor­tance de l’art et de la culture dans notre société.


Samedi soir, 10e arron­dis­se­ment, inter­phone W, 19h50. Je sonne.
L’expé­rience du soir se jouera au der­nier étage d’un duplex, dans un séjour-cui­sine de 40 mètres carré, plutôt « arty ». Une tren­taine de per­son­nes sont pré­sen­tes, qui chu­cho­tent par petits grou­pes sur des stra­pon­tins pré-fabri­qués, pen­dant que d’autres, encore debout, se saluent sur une musi­que d’ambiance.