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Armand Gatti maître œuvrier

par Nicolas Romeas
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Mercredi 19 avril. 18 h 30 à la Parole errante a Montreuil. 9 Rue François Debergue. Métro Croix de Chavaux. Hommage à l’œuvrier Armand Gatti

Rien, jamais, n’aura été banal dans la vie d’Armand Gatti qui vient de décéder. Même pas le chassé-croisé entre l’annonce aux Amis de l’Humanité d’un rendez-vous avec lui, le 19 avril prochain, et sa disparition le 6, ses obsèques, le 13 au crématorium du Père Lachaise.

Le 17 décembre dernier, accueillant dans sa Maison de la parole errante les auteurs d’un Manifeste des œuvriers, Roland Gori, Bernard Lubat et Charles Silvestre, pour ce qui n’était alors qu’un projet, il avait souhaité que la parution de l’ouvrage soit marquée par une rencontre dans son lieu d’élection. Pour la parution du livre le mercredi 19 avril.

Fallait-il, Gatti disparu, maintenir le rendez-vous ? Plus que jamais, a répondu Jean-Jacques Hocquard, le fidèle, comme on dit chez Shakespeare. Mais ce n’est pas que pour le principe. Il n’y a pas plus œuvrier que Gatti, oeuvrier par son œuvre, à l’incroyable densité, œuvrier dans sa vie sans égale et jusqu’au bout. Sa réflexion préférée, face à la moindre épreuve, était de lancer à son compagnon : « allez, on repart au combat ! »

Le livre, publié le jour-même par Actes Sud et les Liens qui Libèrent, sera là. Mais, c’est essentiellement un hommage qui sera rendu au poète, au résistant de son film sublime L’Enclos, au journaliste, prix Albert Londres 1954, au dramaturge, dont l’une des premières œuvres-chocs, au théâtre, La vie imaginaire de l’éboueur Auguste G, transformait la réalité sociale de ses parents, balayeur et femme de ménage, en une fiction aussi riche que bouleversante.

Le 19 avril les auteurs du « Manifeste », les Amis de l’Humanité, et tous ceux qui voudront bien se joindre à eux, salueront cet intrépide qui aura donné à ce mot d’œuvrier, ses lettres de noblesse, au sens littéral de l’expression.

Charles Silvestre vice-président des amis de l’Humanité






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