Bienvenue aux insatiables !



L’Insatiable est un journal culturel en ligne d’informations de débats et d’humeurs sur les relations entre l’art et la société. Notre travail consiste à faire découvrir des équipes et des artistes soucieux d’agir dans l’époque pour mettre en valeur des actions essentielles, explorer des terres méconnues et réfléchir ensemble aux enjeux portés par l’art et la culture dans une société en voie de déshumanisation.

Faire un don

< Brèves

Non à la mise à mort de l’Abattoir !

par L’équipe
Télécharger la version PDF  Version imprimable de cet article Version imprimable


Communiqué du 7 avril 2016

Non à la mise à mort de l’Abattoir !

Le Centre National des Arts de la Rue de Chalon-sur-Saône, l’Abattoir, est aujourd’hui en danger de mort.

Mardi 12 avril 2016, la négociation budgétaire entre les financeurs publics de la structure (État, Région, Département, Communauté de communes et Ville) sera décisive pour la survie et l’avenir du CNAR. La Fédération Nationale des arts de la rue appelle l’ensemble des partenaires publics à prendre leurs responsabilités pour trouver les solutions qui permettront d’assurer la pérennité de cet équipement indispensable au secteur des arts de la rue, à la vie locale et au rayonnement de Chalon-sur-Saône.

Depuis plus de 10 ans, l’Abattoir mène une politique exemplaire sur le territoire : avec plus de 25% de son budget redistribué aux équipes artistiques au travers d’une dizaine de résidences par an, avec ses deux temps de diffusion en saison où se rencontrent des milliers de spectateurs et ses actions fédératrices menées pour et avec les habitants, l’Abattoir est un modèle de ce que doit être et de ce que peut faire un Centre National des Arts de la Rue.

Il est clair que la fin du CNAR induit dans la foulée la fin du festival Chalon dans la rue et des Quartiers de Lune. Mauvais calcul des tutelles qui font fi des principaux financeurs de cet événement international que sont avant tout autre le public et les nombreuses compagnies qui viennent offrir leurs spectacles dans le off.

Chalon-sur-Saône est une ville symbole pour les arts de rue.

Il serait totalement inconcevable et inacceptable pour l’ensemble des professionnels des arts de la rue qu’un tel équipement disparaisse. Il est au contraire indispensable de lui permettre de mieux assurer ses missions à travers un budget de fonctionnement consolidé. Cela ne doit pas exclure une répartition plus harmonieuse des moyens
alloués par chaque partenaire financier.

Il en va de la survie d’un secteur, toujours fragile, toujours malmené, alors que les valeurs de générosité, de partage, d’accessibilité sont plus que jamais indispensables en cette période de recul des valeurs républicaines et de repli sur soi.

A Chalon-sur-Saône, la création artistique doit pouvoir continuer à s’épanouir en rue libre.

Signataires
Fédération nationale des arts de la rue
FAR-EST – Fédération des arts de la rue Grand Est

www.federationartsdelarue.org






Réagissez, complétez cette info :
Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.


Signalez un problème sur cet article :


Annonces


Articles

Avec From the « Ground to the Cloud », Olivier Coulon-Jablonka et le Moukden Théâtre s’atta­quent à un sujet com­plexe à trans­po­ser à la scène : la super­puis­sance numé­ri­que et son intru­sion dans tous les aspects de notre vie.


Notre ami Hervé Breuil a créé le Lavoir Moderne Parisien il y a vingt-huit ans dans un ancien lavoir public situé rue Léon, au cœur de ce quar­tier popu­laire qui devint peu à peu l’enclave « afri­caine » de la Goutte d’or, dans le dix-hui­tième arron­dis­se­ment de Paris. Un quar­tier à la répu­ta­tion inquié­tante, sous la menace per­ma­nente d’opé­ra­tions immo­bi­liè­res, mais en réa­lité très vivant.


Chaque année depuis 2016, les équipes de L’Insatiable en France et Culture&Démocratie en Belgique, aguer­ries à l’explo­ra­tion des pra­ti­ques artis­ti­ques en lien avec les ques­tions de société, pro­dui­sent, avec la col­la­bo­ra­tion de par­te­nai­res d’autres pays, un numéro de la revue Archipels autour de la ren­contre des cultu­res. Nous vou­lons déve­lop­per ensem­ble une revue papier per­met­tant de mettre en valeur, com­pren­dre et favo­ri­ser, les échanges entre les artis­tes et l’ensem­ble de la col­lec­ti­vité humaine.


J’ai rendez-vous à l’hôpi­tal Saint-Vincent de Paul pour me faire réa­ni­mer. Prise en charge par une infir­mière puis une équipe de méde­cin, je serai rame­née à la vie et inci­tée à en pro­fi­ter.


Pierre Debauche a été, de très près comme de loin, un solide com­pa­gnon de route de notre tra­vail pour l’art et la culture dans la société, un repère et l’une de nos brû­lan­tes ins­pi­ra­tions. Un grand frère d’armes jusqu’à son der­nier souf­fle pour tous ceux qui, jeunes ou non, savent que le théâ­tre est un lieu de par­tage essen­tiel. Et s’effor­cent, en ces temps arides, de mettre en pra­ti­que ce savoir.