Bienvenue aux insatiables !



L’Insatiable est un journal culturel en ligne d’informations de débats et d’humeurs sur les relations entre l’art et la société. Notre travail consiste à faire découvrir des équipes et des artistes soucieux d’agir dans l’époque pour mettre en valeur des actions essentielles, explorer des terres méconnues et réfléchir ensemble aux enjeux portés par l’art et la culture dans une société en voie de déshumanisation.

Faire un don

< Brèves

Les eauditives : un festival « eautement poétique »

par L’Insatiable
Télécharger la version PDF  Version imprimable de cet article Version imprimable


Les Éditions Plaine Page et la ZIP (Zone d’intérêt poétique) se jettent à l’eau avec cette nouvelle édition des Eauditives, réalisée en partenariat avec l’École Supérieure d’Art et Design de Toulon Provence Méditerranée. Ce festival d’art et de poésie itinérant, qui prendra sa source en Provence verte du 29 au 31 mai, rafraîchira à coup sûr petits et grands par ses exercices littéraires et ses ateliers créatifs.

Pour sa septième édition, le festival renoue avec sa vocation première, celle de l’itinérance, et change de lieu chaque jour. Et à chaque lieu son art : les arts du territoire (la bauxite et l’industrie minière) au Musée des Gueules Rouges à Tourves le vendredi 29 mai, l’art médiéval à l’Abbaye et au village de La Celle le samedi 30 mai, et enfin les arts actuels au Jardin des sculptures et au Centre d’Art Contemporain de Châteauvert le dimanche 31 mai. Autant de lieux connus qui marquent les étapes d’un voyage initiatique et culturel.

Au programme, de nombreux exercices poétiques originaux représentés par des poètes aux spécialités non moins originales comme des slameurs espagnols ou liégeois (Dani Orviz et Dominique Massaut), un poète verbo-moteur (Patrick Sirot), une occito-poète américaine (Nicole Peyrafitte), ou encore un poète définiteur (Antoine Simon). Mais aussi des débats littéraires, des visites guidés et des créations sonores imaginées par des étudiants de l’École Supérieure d’Art et Design de Toulon Provence Méditerranée. Trois journées animées qui raviront les oreilles provençales par des lectures et des conférences passionnées. Les plus jeunes pourront également participer à des ateliers de pratique artistique mis en place par les auteurs et les artistes du festival.

Pour plus d’informations : ici.

Association Plaine Page
Zone d’Intérêt Poétique
185 Rue des Tanneurs
83670 Barjols






Réagissez, complétez cette info :
modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.


Signalez un problème sur cet article :


Annonces


Articles

J’ai vécu la pro­po­si­tion artis­ti­que de la com­pa­gnie Betula Lenta comme une expé­rience réflexive. J’entends par là que, tota­le­ment immer­gée, j’ai perdu la mesure et du temps et de l’espace. Il n’y a plus que moi et cette dan­seuse subli­mée par une scé­no­gra­phie tout en rete­nue. L’effet sen­si­ble est puis­sant, je n’entends, je ne vois, je ne res­sens plus que dans ce lien, devenu intime.


Sur le pla­teau des Métallos on aper­çoit une fine sil­houette, seule en scène, Ella s’avance len­te­ment vers la lumière pour pren­dre la parole. Dans un labo­ra­toire d’ana­lyse. Elle apprend qu’elle est enceinte, en 2008. Elle s’en dou­tait mais elle s’effon­dre et perd connais­sance. Le choc est brutal. À son réveil, elle est trans­por­tée en 1928, le méde­cin cher­che à com­pren­dre. C’est le début d’un long voyage au plus pro­fond de son inti­mité, dans sa propre généa­lo­gie. Un seul corps, une seule bouche, sont Focus-femmes-aux-Metallos-Les

Un sémi­naire inter­na­tio­nal a réuni une soixan­taine d’inter­ve­nants ukrai­niens et de toute l’UE à Tatariv, dans les Carpathes, en vue d’élaborer un projet Europe créa­tive. Il nous semble inté­res­sant de rela­ter ici com­ment nais­sent les pré­mi­ces d’une telle coo­pé­ra­tion.


Certains textes ne se lais­sent lire sans une voix silen­cieuse susur­rée dans nos têtes. Elle résonne et ampli­fie l’émotion portée par les mots. Tel est, pour moi, le cas des œuvres lit­té­rai­res réu­nies par Alexandre Doublet dans Dire la Vie.


Cette magni­fi­que pièce de Luigi Pirandello mise en scène par Jean Liermier pro­pose une réflexion sur les stra­té­gies défen­si­ves en cas de mort pré­ma­tu­rée d’un fils. Donna Anna va répé­tant que son fils va reve­nir, à la sur­prise hor­ri­fiée de son entou­rage, une famille tra­di­tion­nelle, catho­li­que, rurale. Celle-ci affi­che le bon sens : les morts sont à oublier afin que les vivants puis­sent vivre sans être hantés par eux. À preuve les pier­res tom­ba­les qui empê­chent les morts de sortir des tombes, la cré­ma­tion La-Vie-que-je-t-ai-donnee-Une