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Les Oiseaux d’Aristophane : beau comme la rencontre d’un oiseau prophète et d’un taliban afghan

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par Jean-Jacques Delfour
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Agathe Mélinand et Laurent Pelly, co-directeurs du TNT, Théâtre National de Toulouse, ont décidé de traduire et de monter l’une des comédies d’Aristophane, Les Oiseaux, satire de la démocratie, des Athéniens, de la sophistique. Aristophane est plutôt un réac, hostile à la vie urbaine, tenant le bon sens paysan pour la vraie sagesse, bref antidémocrate. Si Les oiseaux présentent un contenu critique (la démocratie se dégrade en tyrannie et l’utopie est impossible), c’est à la condition de minorer la « licence comique », c’est-à-dire le fait fondamental que le rire est lui-même un rapport de domination : ce dont je ris est objet dérisoire face à moi comme sujet souverain. La « licence comique » est le droit limité et conditionné de faire rire des choses sérieuses, c’est-à-dire une transgression autorisée, si bien que le spectateur peut éprouver la jouissance de rire de lui-même et des autres sans perdre la face, grâce à l’assurance que la dérision se limite au théâtre. Voilà qui amortit la portée critique du message. La vis comica n’est pas toujours vis politica.

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Photo © Polo Garat

Une pièce paradoxale

Les oiseaux figurent le peuple crédule, avide de puissance, vaniteux et un peu stupide, se laissant enrôler dans des entreprises douteuses. Le spectateur savant peut y discerner des allusions à la guerre entre Sparte et Athènes, aux massacres et à l’échec de l’expédition de Sicile, à la crise endémique qui accompagne cette guerre, au scandale des Hermès mutilés (associé au nom d’Alcibiade).
Cela n’empêche pas d’être démuni face au problème de la situation sociale de la pièce. La dérision a ses limites et notre connaissance du contexte culturel et des normes (affectives autant qu’intellectuelles) de la réception de l’époque est lacunaire. Il s’agit bien de rire mais sans qu’on sache exactement de quoi ni pour quoi.
La mise en scène doit, un peu à l’aveugle, prendre les décisions dramaturgiques et inventer le discours de leur justification. Le texte initial est d’une irréductible opacité. D’où le caractère paradoxal de cette pièce : populaire, comique, voire obscène, en tout cas séductrice, attirante, et en même temps savante, opaque, élitiste, codée, repoussante.

La question de la langue

La langue grecque antique est un marqueur d’élitisme puissant. L’élite, détentrice de la langue légitime et maîtresse de l’enseignement, l’a élue langue savante, langue des origines, langue du « miracle grec » (Renan), langue primitive du pouvoir. L’effet d’intimidation est évidemment contraire au comique qui exige de ne pas se sentir humilié. C’est pourquoi Agathe Mélinand a produit une nouvelle traduction : en éliminant les inévitables marques d’érudition, elle espérait polir un texte à peu près incompréhensible sans des centaines de notes (40 pages de notes dans la Pléiade, pour 100 pages de texte).

Je ne m’arrête pas au recours à des traductions d’Aristophane en grec moderne (Mélinand, ignorant le grec ancien, a traduit une traduction, c’est-à-dire le produit composite d’un auteur passif et d’un traducteur actif, sans doute Kakridis à qui l’on doit aussi des Astérix en grec ancien). À sa décharge, une traduction est toujours un travail collectif auquel participe des foules de partenaires. On peut se demander en quoi traduire une traduction permet de « rendre justice à l’homme de théâtre ». S’il s’agit d’éliminer la gangue de l’écriture universitaire, pourquoi ne pas parler d’adaptation ? Sans doute pas par vanité de concurrencer sur leur terrain les savants. Quel en est donc le motif ? Peut-être le désir de tenir tout l’objet sous son empire : mais recourir à un spécialiste du grec ancien connaisseur d’Aristophane eût-il posé un problème ?
« Une traduction dynamique, ludique, poétique, scandaleuse, un peu dégoutante, pour restituer enfin, ce diamant lumineux de théâtre » lit-on dans la brochure du TNT. Si l’on passe l’emphase publicitaire, le lecteur peut éprouver une certaine perplexité : qu’est-ce qu’une traduction scandaleuse ? Une traduction qui ajoute ou qui dévoile de quoi faire scandale ? Quel scandale ? L’usage du mot « couilles » ? Quelques obscénités çà et là ? La dérision des dieux ? La critique d’Athènes ?

« Un peu dégoutante » ? Le spectateur cherche vainement du dégoutant, catégorie d’ailleurs fragile car le scandaleux, le repoussant ou l’écœurant sont des produits culturels – c’est vrai aussi pour l’obscène lequel n’a pas le même statut d’une époque à l’autre mais aussi d’un contexte à l’autre (exhiber un pénis sur une scène de théâtre, dans une rue tard le soir, ou lors d’un examen médical n’ont pas le même sens et ces gestes prennent place dans une même structure sociale).
Cette annonce, un tantinet immodeste, d’une traduction scandaleuse et « un peu » dégoutante contribue à susciter la déception. Finalement, la montagne traductrice accouche d’un souriceau linguistique inoffensif.

Les oiseaux : l’énigme d’un ratage

Par quels chemins a-t-il fallu passer pour aboutir à ce qu’il faut bien appeler un ratage : l’impression d’artifice incongru, le sentiment de lenteur, de répétition, et cette tristesse de robot qui finit par tout envahir ? Quelques hypothèses.
L’animal, en Europe, est difficile à penser autrement que négativement, comme l’Autre de l’humain. Il ne pense pas, ne parle pas, il est une sorte d’automate, oscillant entre la machine et le corps organique. L’oiseau, être antédiluvien, familier et étrange, accroît son mystère par le chant, faculté fantastique qui l’élève au-dessus des autres animaux et, sous cet angle, au-dessus des hommes. L’oiseau est ambivalent : anormal et bigarré, beau et étrange. Les oiseaux présentent des espèces très variées, en taille, en couleurs, en mœurs. Et des chants multiples, tout sauf symphoniques. Bref : un défi malaisé à relever.

Si l’être humain se déguise en oiseau, il introduit le rouleau-compresseur de l’anthropomorphisme. Adieu la variété des oiseaux, dissoute par la domination de la forme humaine qui est la dérision de l’oiseau ! La pauvreté esthétique et symbolique du déguisement bloque tout émerveillement. Imiter le froufrou des ailes, la bigarrure des plumes (avec des couleurs un peu ternes), la marche, sont louables mais au prix de la perte de l’essence de l’oiseau : le vol. La lourdeur des corps humains, dont les jambes épaisses avouent l’incongruité, contredit ce que les costumes avaient déjà du mal à figurer.
« Quel privilège déjà, sur la page du ciel, d’être à soi-même l’arc et la flèche du vol » dit Saint-John Perse dans Oiseaux (Pléiade 414). Mais, ici, de vol, point ; pas même l’esquisse, pas même la tentative : plutôt quelque chose qui ressemble à un jeu d’enfant, renvoi dont le charme s’épuise en se sclérosant sur une impression de basse-cour. Point de vol, point d’oiseau, mais finalement des poules, êtres peu poétiques, spécialisés dans la victuaille, la divination et la maternité absolue.

Des oiseaux qui ne volent pas et qui ne chantent pas non plus

Le chœur d’oiseaux chanteurs est un échec à cause des conditions contradictoires. Le chœur chante mais, dans la mise en scène de Mélinand-Pelly, pas de chant. Tout est récité. Or il ne suffit pas de dire « torototix » pour que cela fasse un chant d’oiseau. « Pour notre part, nous avons décidé de ne pas employer de musique pour faire, avant tout, entendre la musique des mots » (brochure TNT). Mais« torototix » n’a rien de musical, sauf par décret. La « musique des mots » est une métaphore dans laquelle le mot « musique » renvoie à la voix et à la manière dont les sonorités des mots produisent des échos de sens avec d’autres mots homophones (cf. La musique et les lettres de Mallarmé). Mais on a affaire à une construction savante, intellectuelle, qui prend appui sur la polysémie du signifiant, précisément pas sur sa vacuité. « Torototix » ne signifie rien de plus qu’une imitation approximative du chant des oiseaux lequel n’est pas une langue. L’onomatopée est pauvre : elle est la dérision du chant, de même que la poule est la dérision de l’oiseau.

Dire que ces onomatopées sont poétiques, parler d’une « poésie très émouvante qui donne une émotion très violente », est une vue de l’esprit. Aussi convainquant que de s’extasier devant le lettrisme, les cacophonies poétiques d’Isidore Isou ou autres adeptes de l’écholalie ou de la glossolalie (Antonin Artaud). Coquetterie élitaire : l’extase devant ces inventions minuscules définit une élite psycho-poétique d’êtres sublimes qui arrivent à jouir d’entendre ou de lire : « kikkabau kikkabau ! » (v. 261) ou « tio tio tio tiotinx » (v. 784). Ainsi, cette longue comédie, tout ce décor, ces comédiens, ces 1765 vers : pour quoi faire ? Entendre 5 lignes d’onomatopées ornithiques ! Et jouir avec fureur d’une « émotion très violente » !

Répondre que l’ensemble (texte et onomatopée) provoque une violente émotion ne change rien à l’absence de musique et à l’intérêt relatif que présentent les textes des chœurs. Aristophane n’est pas Saint-John Perse.

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Photo © Polo Garat

Cette conception du théâtre comme expérience appuyée sur une micro-jouissance portant sur un micro-élément relève de ce que le philosophe Gunther Anders appelait la jouissance solistique (celle du soliste, pas celle onaniste du solitaire). C’est-à-dire la jouissance qu’un égo-crate (terme de Soljenitsyne) peut éprouver sans égard pour les autres. Si les chœurs d’oiseaux sont ici aussi attrayants qu’un spectacle de fin d’année en CM1, c’est à cause du manque de moyens esthétiques. C’est la position de cette condition absurde, du chant mais pas de chanteurs, du chant mais pas de musique, laquelle plombe cette partie qui aurait pu être très séduisante, avec de la musique et des chanteurs, ce qui n’aurait empêché en rien d’écouter les rares onomatopées.

Si L’oiseau prophète de Schumann vient à l’esprit en premier, maints thèmes musicaux classiques (opéras ou musique de chambre ou musiques symphoniques, cf. le travail d’Accentus et de Laurence Equilbey) auraient pu servir de base à de magnifiques chants, bien préférables à ces récitations en groupe, qui rappelle la messe ou les chansons de caserne. On est loin de la « comédie musicale » inventée par la comédie antique dont parle Mélinand dans la brochure du TNT. Qu’est-ce donc qu’une comédie musicale sans musique ni chanteurs ? Une absurdité, un oxymore, un adynaton, un piège pour faire trébucher le scénographe, une blague pour amuser les esprits forts, un os à ronger pour les critiques dont il faut ragaillardir l’acerbité défaillante ?

Les oiseaux, privés du chant, ressemblent à des personnages d’un théâtre taliban. Oui : les talibans voulurent interdire aux oiseaux de chanter (mars 1997 en Afghanistan).

Purisme ? Extase poétique ? L’amour fanatique de l’écrit, aggravé par la passion solistique de l’égo-référence, amplifié par le souci – légitime chez l’artiste – de paraître exceptionnel, conduit à tuer un spectacle qui, si cette condition initiale, du chant mais pas de musique, n’avait pas été posée d’emblée, aurait pu devenir une belle expérience collective. Le refus de faire entrer sur scène musique et chant est caractéristique d’une esthétique savante, sans corps, sans chair, sans émotion. Le théâtre c’est aussi du corps, de la musique, des émotions légères ou irritantes, des tremblements, du charme, bref du vivant. La jouissance du « torototix » est minuscule et ressemble à une fiction intellectuelle chargée d’impressionner. L’ironie d’Aristophane s’exerçait sans doute aussi sur la forme. Chercher du poétique violemment émotionnel là où il n’y a que déconnade, c’est faire un contresens sur le sens de la comédie.

La mise en scène, confrontée à cette exigence contradictoire, du type double bind est comme castrée et se réfugie dans les costumes, minces et statiques, le décor, lourd et quasi immobile, dans des trucs (Iris descendant du plafond dans un anneau polychrome), et dans une chorégraphie monotone et lassante.
Le décor montre un ciel changeant durement enchâssé dans un triptyque énigmatique : monument plutôt que nuée, la pierre plutôt que l’air. Tout se passe comme s’il montrait la vérité de ce spectacle d’oiseaux sans vol, sans chant, et sans ciel. Si le mur qui fait de Coucouville-les-nuages une forteresse est esquissé par une lueur rougeoyant dans ce triptyque, il reste que la solennité de ces panneaux, associée à un grondement régulier, introduit un sérieux qui rend inconfortable le comique.

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Photo © Polo Garat

D’où ce sentiment de glu. Et de robot. Des oiseaux empêchés de chanter sont des mécanismes morts. D’ailleurs, le discours de la Huppe (v. 228-262), presque chanté, est le seul à être un peu vivant. Bref : un enterrement. Triste comme la rencontre de L’oiseau prophète et d’une horde de Talibans rigoristes. À voir : comment un parti pris intellectuel de distinction, déguisé en émotion violente, entre en contradiction avec l’esprit de la comédie, avec le désir de rire, et engendre une tristesse inexorable car créée ab ovo.

Jean-Jacques Delfour

Les Oiseaux d’Aristophane. Vu à Toulouse le samedi 22 avril 2017

Au TNT Toulouse du 18 avril au 13 mai (www.tnt-cite.com)
Au Théâtre de Caen 30 et 31 mai 2017
Théâtre du gymnase Marseille du 13 au 17 juin 2017



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2 commentaire(s)

MCLSLB 14 mai 2017

Cher collègue

Merci pour l’article sur Les Oiseaux que j’ai dû voir trois fois (abonnement personnel, inscription de 2 classes de première...).
Je partage tout à fait ton avis sur l’ennui profond dégagé par la mise en scène de Laurent Pelly que j’ai connu plus inspiré (j’avais aimé La Cantatrice chauve, l’an passé et mes élèves avaient aussi été séduits..., voire conquis.) On regrette effectivement qu’il n’y ait pas plus de poésie, de musique, de chants, d’enthousiasme et de modestie... dans cette pièce. Après la représentation, hier, un élève m’a avoué avoir consulté plusieurs fois sa montre, avoir été gêné par les obscénités, sensible cependant à la beauté générée par les effets d’ombres chinoises à la fin. Une autre élève a dormi... L’effet répétitif des envolées de la "basse-cour" (comme tu le soulignes) finit par être lassant et lourd. Lors de ma première représentation, j’étais placée au premier rang et avais presque pitié des acteurs confrontés à la froideur et à une sorte de réticence du public. J’ai dû moi aussi consulter ma montre à maintes reprises. les applaudissements avaient été polis, discrets (pas de rappel). Cela s’est amélioré les deux fois suivantes. Les élèves sont souvent "bon public" et ont tenu à remercier les acteurs de se donner tant de mal à avoir l’air d’oiseaux...
En comparaison, ai vu (ainsi que mes élèves de L) deux très bons spectacles, bien plus riches, inventifs, poétiques, drôles, courts (la durée n’excédait pas 1h30) : Suite n°2 (au théâtre Garonne) et Orfeo. Ce dernier était magique, la voix lyrique des acteurs qui interprétaient le livret de Monteverdi, magnifique, le dosage entre burlesque et gravité parfaitement équilibré. Un régal.
Hélas, lorsque l’on réserve en début d’année les spectacles, dans l’urgence bien souvent, on ne peut se fier qu’aux livrets d’accompagnement et aux recommandations des chargés des relations avec les enseignants, qui, cela dit, effectuent un vrai travail de suivi..., à ce que l’on sait des metteurs en scène ...

Voilà ce que m’inspire ta critique acérée et érudite !

Cordialement

MCLSLB

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MCLSLB 13 mai 2017

Cher collègue

Merci pour l’article sur Les Oiseaux que j’ai dû voir trois fois (abonnement personnel, inscription de 2 classes de première...).
Je partage tout à fait ton avis sur l’ennui profond dégagé par la mise en scène de Laurent Pelly que j’ai connu plus inspiré (j’avais aimé La Cantatrice chauve, l’an passé et mes élèves avaient aussi été séduits..., voire conquis.) On regrette effectivement qu’il n’y ait pas plus de poésie, de musique, de chants, d’enthousiasme et de modestie... dans cette pièce. Après la représentation, hier, un élève m’a avoué avoir consulté plusieurs fois sa montre, avoir été gêné par les obscénités, sensible cependant à la beauté générée par les effets d’ombres chinoises à la fin. Une autre élève a dormi... L’effet répétitif des envolées de la "basse-cour" (comme tu le soulignes) finit par être lassant et lourd. Lors de ma première représentation, j’étais placée au premier rang et avais presque pitié des acteurs confrontés à la froideur et à une sorte de réticence du public. J’ai dû moi aussi consulter ma montre à maintes reprises. les applaudissements avaient été polis, discrets (pas de rappel). Cela s’est amélioré les deux fois suivantes. Les élèves sont souvent "bon public" et ont tenu à remercier les acteurs de se donner tant de mal à avoir l’air d’oiseaux...
En comparaison, ai vu (ainsi que mes élèves de L) deux très bons spectacles, bien plus riches, inventifs, poétiques, drôles, courts (la durée n’excédait pas 1h30) : Suite n°2 (au théâtre Garonne) et Orfeo. Ce dernier était magique, la voix lyrique des acteurs qui interprétaient le livret de Monteverdi, magnifique, le dosage entre burlesque et gravité parfaitement équilibré. Un régal.
Hélas, lorsque l’on réserve en début d’année les spectacles, dans l’urgence bien souvent, on ne peut se fier qu’aux livrets d’accompagnement et aux recommandations des chargés des relations avec les enseignants, qui, cela dit, effectuent un vrai travail de suivi..., à ce que l’on sait des metteurs en scène ...

Voilà ce que m’inspire ta critique acérée et érudite !

Cordialement

MCLSLB

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