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Le musée du quai Branly poursuit ses « ateliers nomades »

par L’Insatiable
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Suite au succès des « ateliers nomades » à Clichy-sous-Bois et Montfermeil en 2014/2015, le musée du quai Branly et ces deux villes ont décidé de prolonger leur collaboration jusqu’au printemps 2016.

Depuis son ouverture en 2006, le musée du quai Branly est engagé dans la rencontre des publics qui ne se rendent pas d’eux-mêmes au musée, en tissant des liens avec les réseaux associatifs, du travail social et de l’insertion (associations, établissements scolaires, centres sociaux, structures d’accueil périscolaires) ainsi qu’avec les collectivités territoriales.

Le musée a expérimenté pour la première fois en 2011 une action hors-les-murs : à l’occasion de l’exposition Dogon, le musée s’est installé à Montreuil. À l’issue de l’opération, plus de 1 100 personnes s’étaient rendues au musée, soit plus de la moitié du public approché. Encouragé par ce succès, le musée a lancé ses « ateliers nomades », dispositif hors-les-murs en partenariat avec un territoire. Depuis l’année dernière, le musée a ainsi mis en place des navettes gratuites, qui ont permis à 5.000 habitants de Clichy et Montfermeil de venir découvrir le musée, ses expositions et ses collection, avec des interventions de conférenciers et conteurs du musée.

Une étude de réception des « ateliers nomades » a été menée en 2014. Cette démarche de démocratisation culturelle a mobilisé de nombreux habitants de Clichy-sous-Bois et Montfermeil, des publics parfois peu familiers des pratiques culturelles, pour qui ces événements sont une occasion de sortir d’un certain isolement social (1 personne sur 10 n’avait pas effectué de sortie culturelle au cours des 6 derniers mois ; 14% des personnes interrogées n’étaient jamais allées dans un musée ; 37% déclaraient ne pratiquer aucune activité artistique en amateur).

Le musée s’engage au quotidien à faciliter son accès et à déployer des actions vers des cibles de publics spécifiques : les scolaires, les jeunes, le public en situation de handicap, le public dit « empêché » (personnes hospitalisées ou sous main de justice), le public relevant du champ social. Cette exigence d’ouverture maximale et d’accessibilité élargie vise à lever, un à un, les obstacles à la visite, qu’ils soient tarifaires, géographiques ou socio-culturels.

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