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La chute des morts de Berlin

Par notre correspondant Pierre-Jérôme Adjedj
par Pierre-Jérôme Adjedj

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9 novembre 2014 : Berlin s’est emplie de personnes venues de toute l’Allemagne et du monde entier pour célébrer la liberté retrouvée, avec le vingt-cinquième anniversaire de la chute du Mur. Vingt-cinq ans, c’est une vie. Mais au-delà de l’euphorie prévisible des célébrations surgit, comme chaque fois qu’arrive le neuf novembre, une gêne obscure.

Cet anniversaire a toujours quelque chose d’un peu étrange : c’est comme si on cherchait à rejouer la pièce originale, celle de ces instants surréalistes du 9 novembre 1989 où le mur est tombé par surprise [1]. Il y a quelque chose de déplaisant[...]

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[1- n’en déplaise à Nicolas Sarkozy qui l’avait vu venir dès le matin, alors que c’est une bourde de Günter Schabowski vers 17h qui provoque les mouvements de foules qui mèneront à l’ouverture !



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Cette his­toire simple, et les contrain­tes qu’elle nous impose, convien­nent à un théâ­tre sim­ple­ment arti­sa­nal. Pas de recours aux tech­ni­ques contem­po­rai­nes. Technique qui fut l’immense chan­tier d’Anders. « Le « trop grand » nous laisse froids, mieux (car le froid serait encore une sorte de sentir) même pas froids, mais com­plè­te­ment intou­chés ; nous deve­nons des anal­pha­bè­tes de l’émotion ».