Bienvenue aux insatiables !



Un journal culturel en ligne d’informations de débats et d’humeurs animé par l’ancienne équipe de Cassandre et celle du jeune Insatiable pour mettre en valeur des actions essentielles mais peu visibles, explorer des terres méconnues, faire découvrir des équipes et des artistes soucieux d’agir dans l’époque et, surtout, réfléchir ensemble aux enjeux portés par l’art et la culture dans une société en voie de déshumanisation.


Brèves

La « Haine des femmes »

par L’Insatiable
Sous thématique(s) : Théâtre
Télécharger la version PDF
Version imprimable de cet article Version imprimable


La « Haine des femmes », créé par la compagnie Kalaam en mai dernier à Lille, dans le cadre du festival Prémices, d’après « Laissées pour mortes » Editions Max Milo. un témoignage de Rahmouna Salah et Fatiha Maamoura recueilli par Nadia Kaci.

La nuit du 13 juillet 2001 à Hassi Messaoud des dizaines d’hommes armés de barres de fer, de couteaux, de gourdins et enflammés par le prêche virulent de l’imam de la mosquée locale vont violer, mutiler, torturer une centaine de femmes. Rahmouna Salah et Fatiha Maamoura sont parmi les victimes.

Le premier procès sera une mascarade de justice. Les femmes de Hassi Messaoud abandonneront les unes après les autres ces poursuites épuisantes et coûteuses et iront se cacher dans dʼautres régions avec une nouvelle identité. Certaines tomberont dans la drogue ou la prostitution dont justement on les avait accusées. Suicide, errance, folie.

Rahmouna Salah et Fatiha Maamoura, elles, refusent de se soumettre et exigent que les coupables soient condamnés. De leur enfance au sein de familles patriarcales à la naissance de leurs enfants,en passant par leurs mariages, répudiations, divorces, elles témoignent de la difficulté de vivre hors du joug des hommes dans les bouleversements de lʼAlgérie dʼaujourdʼhui.
 
Un projet porté par Mounya Boudiaf pour l’adaptation et la mise en scène, elle est accompagnée de Christophe Carassou. Tous deux tout en sobriété, portent magnifiquement les voix de ces femmes, à découvrir et à revoir…
 
Mercredi 15 octobre 2014 à 19h
Jeudi 16 et vendredi 17 octobre 2014 à 20h30
Au Théâtre de l’Oiseau-Mouche/Le Garage
28, avenue des Nations Unies, Roubaix
Métro/Tram : Eurotéléport
Réservations : contact@oiseau-mouche.org/ 03 20 65 96 50

© Simon Gosselin






Réagissez, complétez cette info :
modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.


Signalez un problème sur cet article :


Annonces

Le Théâtre de l’Opprimé accueille la 10ème édition du Festival MigrActions.
Un fes­ti­val plu­ri­dis­ci­pli­naire dans lequel les géné­ra­tions dia­lo­guent, les natio­na­li­tés se ren­contrent et les genres se croi­sent.


Brèves

En ce début d’été de belles choses autour d’Armand Gatti se dérou­le­ront à Montreuil. Quelques jours où nous pour­rons nous replon­ger dans les mots du poète, dis­paru ce prin­temps, mais tou­jours là autour de nous, dans cette Maison de l’Arbre qui nous a accueillis.


Cette his­toire simple, et les contrain­tes qu’elle nous impose, convien­nent à un théâ­tre sim­ple­ment arti­sa­nal. Pas de recours aux tech­ni­ques contem­po­rai­nes. Technique qui fut l’immense chan­tier d’Anders. « Le « trop grand » nous laisse froids, mieux (car le froid serait encore une sorte de sentir) même pas froids, mais com­plè­te­ment intou­chés ; nous deve­nons des anal­pha­bè­tes de l’émotion ».


Cette année le fil rouge du fes­ti­val est "Le bateau", celui des pêcheurs de Camaret, celui du Bateau Ivre et aussi celui dans lequel s’embar­quent des mil­liers de femmes et d’hommes à la recher­che d’un avenir plus pai­si­ble...


De juin à octo­bre 2017, les péré­gri­na­tions poé­ti­ques acti­ves sono­res et tex­tuel­les de Julien Blaine à tra­vers le pays… Il voci­fère, il faut s’y faire !


Cette année encore, pour notre grand plai­sir, la Maison de l’Arbre nous ouvre ses portes pour le fes­ti­val TaParole qui s’annonce bien pro­met­teur.