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animé par l’équipe de L’Insatiable pour mettre en valeur des actions essentielles mais peu visibles, explorer des terres méconnues, faire découvrir des équipes et des artistes soucieux d’agir dans l’époque et, surtout, réfléchir ensemble aux enjeux portés par l’art et la culture dans une société en voie de déshumanisation.


Brèves

La Compagnie Alzhar sillonne la Provence et la Méditerranée

par L’Insatiable
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La Compagnie Alzhar est pluridisciplinaire, théâtre, vidéo, photo, écriture, improvisation, surtout. Professionnels et amateurs cherchent ensemble, disent et construisent ensemble, au fil des territoires, à l’écoute des grands textes, des témoignages de tous, en quête d’une parole juste, collective, celle d’un espace et d’un temps.

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Alzhar œuvre à Marseille, en Provence et sur tous les rivages de la Méditerranée, depuis 22 ans : performances, spectacles, ateliers, cela fut à La Friche la Belle de Mai, à la Scène nationale de Cavaillon, Scène nationale du Merlan à Marseille, dans les théâtres alentours, de Gardanne, Aubagne, Les Pennes Mirabeau, au Vent se lève ! à Paris, avec Lieux Fictifs à la prison des Baumettes, au centre de détention de Salon-de-Provence, dans un grand nombre de quartiers de Provence, au Foyer Corsy, dans les villes et les théâtres associés, la Ciotat, Martigues, Gardanne, Aix en Provence, Sousse, Tunis, Fosses...

Ecrire, réécrire, à l’écoute de tous, nos spectacles, qui, nous l’espérons, interrogent, le monde et « comment être là ». Nous sommes heureux de vous convier là, à ces temps de partage, de vie et de théâtre au Parvis des Arts, pour ensemble, réinvestir ces spectacles, avec vous, nouveaux amateurs, nouveau quartier, nouveau public, nouveaux chantiers, pour la compagnie.
Et au passage, revisiter ensemble un regard sur nos 22 ans de scène et de rafales théâtrales marseillaises et d’ailleurs, et celles encore à venir.
Trois semaines de rencontres, de stages, d’ateliers, de chantiers, tous ouverts à tous.
Une exposition relatant notre parcours avec les acteurs de la compagnie et les habitants de tous les quartiers et toutes les structures où la compagnie agit, agissait et agira. La compagnie ALZHAR est un collectif nomade, méditerranéen, politique, théâtral, une expérience permanente que les institutions culturelles et politiques locales reconnaissent, que le public partage, et depuis longtemps.

Jeanne Poitevin, metteur en scène

Le Parvis des Arts et la Compagnie ALZHAR présentent :

COMPAGNIE ALZHAR
Esprit de Compagnie
// Du 9 au 28 mars 2015

Alzhar à la rencontre des publics du Parvis des Arts et de son quartier.

# Les spectacles

Samedi 14 mars à 20H30
L’Ailleurs
Montage de poèmes, performance, du moyen-âge à ce matin, avec des textes de Giorno, Blaine, Rimbaud...
Tout public à partir de 12 ans
Durée : 50mn

L’Ailleurs est notre aspiration sans fin et sans limite. Pourquoi ? Où cela a-t-il commencé ? Pourquoi cela ne finit-il pas ?
Un lieu d’ancrage est projeté, sans cesse, un retour est rêvé, toujours. Marseille, la Méditerranée, ici, nous donne tellement à entendre de cela.
La poésie des temps d’avant et des temps présents ici nous aident à penser ce permanent incertain.
Une lecture-performance, dans une mise en espace encadrée d’un projet de vidéo d’une maison en ruine.
Un moment de lecture de textes aux langues comme autant de terres à traverser.
Une improvisation d’accordéon et de danse des deux interprètes.
L’Ailleurs est l’appel rituel, du voyage aussi bien que de l’imaginaire. Les poèmes lus évoquent aussi une aspiration à l’utopie.
C’est l’espace de l’inconnu, de la découverte, de l’exploration, de la rencontre, de l’infini.
Une lecture-performance, une mise en espace et en musique, une installation et un « un deux trois partez »,
pour deux acteurs libres, qui joueront ce soir, avec ce qu’ils sont ce soir, les écrits des poètes d’ici et d’ailleurs.

Mise en scène : Maxime Carasso et Jeanne Poitevin
Avec : Maxime Carasso et Nathalie Payet

Vendredi 20 & samedi 21 mars à 20H30
Albert Camus, Le Premier Homme
Nord/Sud : Nos histoires, les histoires
Tout public à partir de 8 ans
Durée : 1h20

Recherche et création à travers l’œuvre à laquelle travaillait Albert Camus au moment de sa mort et au tout démarrage de la guerre d’Algérie. Le manuscrit a été trouvé dans sa sacoche le 4 janvier 1960.
Ce spectacle-Jeu, avec des règles choisies ensemble, et qui font que nous sommes entre l’accueil et le don, le jouer et le faire jouer, est le fruit de recherches partagées entre professionnels du spectacle et amateurs, adultes, adolescents, enfants, qui viennent de partout, socialement et géographiquement, des lieux sensibles, souvent, des quartiers difficiles, souvent, est celui de l’équipe d’Alzhar, et des découvertes faites tous ensemble, au fil des parcours, des résidences, de rencontres, avec tous, nos alliés d’un jour ou de plus,ceux avec qui nous avons croisé la route, compagnies italiennes, espagnoles, tunisiennes, algériennes, groupes de partout et d’ailleurs.
Nous tentons là, et chaque jour différemment, la mise en résonance entre le texte de Camus et nos histoires, autant d’histoires que possible, parce qu’elles, toutes, éclairées par ce texte, sont porteuses d’un monde à venir, puzzle méditerranéen et d’ailleurs, d’héritages, de blessures et de solutions trouvées partagées, dites, là, au fil du Premier Homme, jouées, elles créent une langue, mystérieuse, neuve, en cours. Le texte de Camus, mis en écho avec la vidéo, est l’occasion de s’interroger sur nos différences, nos arrachements, nos appartenances, nos origines, nos liens, nos retours.
La création est réalisée avec un grand nombre de participants, ils viennent des lycées, des collèges, des théâtres, des prisons, des centres sociaux, des écoles, des maisons de retraite, des foyers d’accueil, des hôpitaux psychiatriques, des maisons de quartier, et d’ailleurs…
Chacun donne là sa lecture du Premier Homme de Camus en résonance avec sa propre mémoire, ses souvenirs, ses mots. Qu’entend-on à travers, derrière, sous les mots ? Et chacun, sur scène ou en vidéo, représente un écho de ce que dans Le Premier Homme, Camus nous dit de lui-même, de son enfance, belle et dure, revenant sur son parcours, imprégné de ses mémoires, méditerranéennes, souvent. Il s’agit d’inventer, quasiment chaque jour différemment, un rendez-vous avec son œuvre et ce qu’elle révélera aujourd’hui chez tous.

Mise en scène : Jeanne Poitevin
Avec Maxime Carasso, Barbara Sarreau, Mathilde Fournier

Vendredi 27 & samedi 28 mars à 20H30
Affaires et peines
Montage de poèmes en arabe et français, performance, sur des textes de Mnaouar Smadah
Tout public à partir de 8 ans
Durée : 50mn

Mnaouar Smadah est un poète très important dans la culture tunisienne, un écrivain de la déchirure, du changement, il a été conduit en hôpital psychiatrique extrasensible, frôlant les limites, il fut incarcéré et représente pour beaucoup l’art poétique contestataire de ces dernières années en Tunisie. Entendre ainsi Smadah sur scène, en arabe, tel qu’il écrivait, et en français, tel que nous l’avons traduit est une innovation. Cette traduction est inédite. Des poètes nous ont aidés, tunisiens, français, chercheurs, linguistes. Nous avons tenté d’être justes avec cette langue riche et dure, importante. Jouer ces poèmes en arabe et en français, aujourd’hui, à Marseille, nous semble aussi très beau. Entre la danse, le jeu, la performance et la lecture, le spectacle est une proposition de chemin au fil de la poésie de Mnaouar Smadah, de son recueil Affaires et peines. Portée par les voix et les corps de deux acteurs amis, associés, profondément, depuis 10 ans, et vivant de chaque côté de la Méditerranée.
Au plus pur et au plus près de l’écriture, nous voulons offrir au public notre enthousiasme pour la rencontre de ces poèmes forts et fraternels. C’est là un montage de poèmes en arabe et français, une performance, portée à deux.

Mise en scène : Jeanne Poitevin
Avec : Maxime Carasso - Heykel Mani

# L’exposition

Traces sur le chemin // Dans le cadre de l’« esprit de compagnie » Alzhar

Dans cette exposition les photographes (Maxime Carasso, Sébastien Bretagne...) sont regardants et regardés ; certains photographes et acteurs, d’autres vidéastes et monteurs, d’autres amis et stagiaires, tous participent de l’intérieur au processus de création. Comment ce processus se crée-t-il ? Jeanne Poitevin, metteuse en scène, rassemble et assemble ce dont chacun témoigne de ce qu’il est, de ce qu’il revendique de son rapport au monde au travers de thèmes choisis, d’écritures contemporaines et/ou classiques. Cette exposition mélange ces regards, montre ces parcours croisés depuis les premières années d’Alzhar jusqu’à aujourd’hui, toujours en voyage, d’ateliers pour tous, de spectacles pour tous. Écrire, jouer les mots de Racine, Molière, Camus, Koltes, toujours pour ensemble interroger le regard, le monde, nos regards, nos mondes et toujours rassembler, laisser ouvert à tout vent, tout veut tous vœux.

# Stages

Mercredi 18 au vendredi 20 mars
Mercredi 18 mars de 14h à 18h00
Jeudi 19 mars de 14h à 18h00
Vendredi 20 mars de 9h30 à 17h00

Ateliers Nord/Sud, nos histoires, et Camus

Quelques heures, quelques jours, quelques temps, à partir de questions partagées, de textes partagés, d’improvisations partagées, pour tenter ensemble,
au fil du Premier Homme, et des possibles souvenirs, réconciliations, libérations, jeux, plaisirs, que permet Camus, de prendre la parole, politiquement, poétiquement, à partir de soi et du groupe. Nous allons réécrire, une fois de plus, notre spectacle, ici, dans ce quartier, avec qui voudra, et le temps qu’il voudra, pour un projet toujours en ouverture, en partage, en recherche.Amateurs et professionnels sont invités là et toujours, à chercher ensemble, dans une logique d’improvisation, d’équilibre partagé, de complémentarité, de coopération, de jeu et d’écriture collective, vers une création, de tous, à partir des désirs et des savoirs de tous. Chacun, pas à pas, lira des bouts du Premier Homme, les réinterrogera, les mettra en perspective avec sa propre histoire, son propre background.
Puis, à tous ceux qui veulent, il sera proposé de jouer tous ensemble le spectacle ; amateurs et professionnels seront en dialogue sur le même plateau, avec Albert Camus, et la magie du théâtre et ils diront le monde, de façon marquante, souvent profonde, chacun à sa façon.

Intervenants : Jeanne Poitevin, Maxime Carasso, Barbara Sarreau, Mathilde Fournier de la Cie Alzhar

Stage de durée et de participation financière libre.
Tarifs, inscriptions et renseignements auprès de la Compagnie Alzhar
06.28.80.48.65 ou alzhartam@gmail.com

+ d’informations : http://alzhar.eu

INFOS / RESA :
Le Parvis des arts
mail : contact@parvisdesarts.com
tél : 04 91 64 06 37
réservations en ligne : parvisdesarts.com
Compagnie ALZHAR
mail : alzhartam@gmail.com
tél : 06 28 80 48 65

+D’INFOS
www.parvisdesarts.org
http://alzhar.eu






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