Bienvenue aux insatiables !



Un journal culturel en ligne d’informations de débats et d’humeurs animé par l’ancienne équipe de Cassandre et celle du jeune Insatiable pour mettre en valeur des actions essentielles mais peu visibles, explorer des terres méconnues, faire découvrir des équipes et des artistes soucieux d’agir dans l’époque et, surtout, réfléchir ensemble aux enjeux portés par l’art et la culture dans une société en voie de déshumanisation.


< Brèves

Hommage à René Vautier, cinéaste combattant.

par L’Insatiable
Télécharger la version PDF  Version imprimable de cet article Version imprimable


Dimanche 31 mai, à 15h30, le Musée de l’Histoire de l’Immigration et le Maghreb des Films rendent hommage à René Vautier, le réalisateur français décédé le 4 janvier dernier, par une série de projections au Palais de la Porte Dorée.

René Vautier était un réalisateur résolument engagé. Très jeune il a rejoint la Résistance, après la guerre il a suivi les cours de l’IDHEC et a adhéré au Parti Communiste. En 1950, il a été condamné à un an de prison pour son premier film Afrique 50 qui dénonce le travail forcé et les violences des autorités coloniales contre les populations de Côte d’Ivoire et du Mali. Pendant la guerre d’Algérie, il s’est placé aux côtés du FLN pour acquérir l’indépendance et à la suite de mai 1968, il a rejoint le groupe Medvedkine formé autour de Chris Marker. Il a aussi été défenseur de l’autonomie de sa Bretagne natale.

Afin de rendre hommage à cet homme au récit de vie impressionnant, quatre de ses productions seront projetées :

  • Algérie en flammes est un reportage sur le mouvement de résistance algérien.
  • Les Trois Cousins est une fiction tragique narrant l’histoire de trois cousins algériens cherchant du travaille en France. Logés dans un étroit réduit, le poêle à charbon provoque leur asphyxie.
  • Dans Les Ajoncs, un immigré algérien (Mohamed Zinet) traverse la Bretagne à la recherche d’un travail. Il trouve une carriole et se met à vendre des ajoncs dans un village. A la sortie de l’usine, les ouvrières, en signe de solidarité, ramassent les fleurs dispersées et les lui paient.
  • Et le mot frère, et le mot camarade tente de réécrire l’histoire en poèmes. Cette œuvre, à l’initiative du Musée de la Résistance Nationale, a été réalisée par René Vautier avec l’aide de grands poètes tels que Aragon, Eluard, Desnos ; mais aussi en s’appuyant sur des poèmes écrits dans les prisons et les camps de déportation, des poèmes de fusillés.

A l’issu de la projection, un débat rassemblera : Peggy Derder, historienne, responsable du Département des Actions pédagogiques au Musée de l’Histoire de l’Immigration, Moïra Vautier, Bruno Muel et Nasr-Dinn Guenifi, qui ont assisté René Vautier dans de nombreux films et Gilles Manceron, historien. Mouloud Mimoun coordonnera les échanges.

Pour plus d’informations : ici.

Palais de la Porte dorée
293, avenue Daumesnil
75012 Paris






Réagissez, complétez cette info :
modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.


Signalez un problème sur cet article :


Annonces

Pour sa qua­ran­tième édition, le Festival de cinéma de Douarnenez choi­sit de ques­tion­ner la notion de Frontières. Frontière, non plus cette limite arbi­traire, cette bar­rière qui sépare mais plutôt zone d’échange. Frontière, un lieu qu’il s’agit d’inves­tir, un ter­ri­toire commun…


Brèves


Depuis 2003, le fes­ti­val de cinéma d’Attac « Images mou­ve­men­tées » s’emploie à infor­mer et à sus­ci­ter la réflexion col­lec­tive sur des ques­tions cru­cia­les de ce début de XXIe siècle en s’appuyant sur une pro­gram­ma­tion ciné­ma­to­gra­phi­que exi­geante et éclectique. Celle-ci asso­cie courts, moyens et longs-métra­ges, docu­men­tai­res et fic­tions, films fran­çais et étrangers, anciens et récents, ayant eu une large dif­fu­sion ou non. Le fes­ti­val accueille régu­liè­re­ment des avant-pre­miè­res.


Le Génie en Liberté est un Événement bien­nal, orga­nisé par le Génie de la Bastille.
Il pro­pose à un large public un par­cours cultu­rel dans le quar­tier du 11ème arron­dis­se­ment de Paris.


Tous les deux ans, la ville se trans­forme en un gigan­tes­que cas­te­let en accueillant le Festival Mondial des Théâtres de Marionnettes qui réunit 230 com­pa­gnies et accueille plus de 150.000 spec­ta­teurs. En ce mois de sep­tem­bre aura lieu sa 19° Édition.


Cette his­toire simple, et les contrain­tes qu’elle nous impose, convien­nent à un théâ­tre sim­ple­ment arti­sa­nal. Pas de recours aux tech­ni­ques contem­po­rai­nes. Technique qui fut l’immense chan­tier d’Anders. « Le « trop grand » nous laisse froids, mieux (car le froid serait encore une sorte de sentir) même pas froids, mais com­plè­te­ment intou­chés ; nous deve­nons des anal­pha­bè­tes de l’émotion ».