Bienvenue aux insatiables !



L’Insatiable est un journal culturel en ligne d’informations de débats et d’humeurs sur les relations entre l’art et la société. Notre travail consiste à faire découvrir des équipes et des artistes soucieux d’agir dans l’époque pour mettre en valeur des actions essentielles, explorer des terres méconnues et réfléchir ensemble aux enjeux portés par l’art et la culture dans une société en voie de déshumanisation.

Faire un don

< Brèves

En mai, le Théâtre d’Or s’emballe !

par L’Insatiable
Télécharger la version PDF  Version imprimable de cet article Version imprimable


Un petit aperçu de ce que la compagnie du Théâtre d’Or nous donnera à voir, entendre et goûter tout au long du mois de mai...

- Petite soirée « pommes de terre » !

Le 8 mai à 21h, au 21 rue de la Mare (20ème), la compagnie revisite tous les états de la patate ! Habitué à jongler avec les matériaux, le plasticien Raúl Cortes Castañeda métamorphose le tubercule dans une drôle d’installation. Parce qu’elle fascina bien des poètes, Ponge, Neruda, Perec, la pomme de terre sera également mise en voix par la comédienne Marie Lopes au gré de performances.

PNG - 143.4 ko

- Lectures poétiques

Le 11 mai, le Studio HCE organise le troisième volet de l’événement « Circulations majeures », centré sur « l’art contemporain d’Afrique et des mondes dispersés », en exposant les aquarelles de Franck Lundangi et les sculptures de Joseph Kurhajec. A cette occasion, Cécile Duval du Théâtre d’Or, lira des extraits des Chants de Maldoror de Lautréamont.

PNG - 125.8 ko

Le 12 mai, au ciné 104 et dans le cadre du « mini festival Routes de l’espoir / Visions Artistique » organisé par l’AHUEFA, Cécile Duval offrira une performance de l’Ouvrier vivant, du poète marseillais Christophe Tarkos. Si le festival reste fidèle à sa thématique initiale (commémorer l’abolition de la traite négrière), il veut rendre compte de toutes les souffrances liées à l’exploitation ou à l’exclusion dans le monde moderne.

PNG - 134 ko

- Artaud en voix et musique

Le 17 mai, Cécile Duval et le saxophoniste Michel Doneda portent en duo au studio DTM les derniers textes d’Antonin Artaud dans un spectacle intitulé L’homme que nous sommes. Ils compilent des écrits parus à partir de 1946, date à laquelle Artaud sort d’une série d’internements psychiatriques, jusqu’à sa mort, deux ans plus tard.

PNG - 106.2 ko

- Démesurément moyens

Cécile Duval et Guylaine Cosseron enroberont d’improvisations vocales les textes « à la fois poétiques et politiques, politiques parce que poétiques » de poètes ayant chanté le quotidien. Créé en 2011, Démesurément moyens donne un nouveau souffle aux écritures de Charles Pennequin, Henri Michaux, Alain Astruc, Ghérasim Luca, ou Bruno Jouhet. Il sera présenté le 22 mai au 6B et le lendemain, au Clan Destino.

PNG - 164.6 ko

- Cabaret mario-poétique

Le 31 mai, les artistes des Toboggans poétiques (poètes, performeurs, comédiens, écrivains, musiciens, bruiteurs, chanteurs et provocateur) se joignent aux marionnettes de La Nefpour des jeux langagiers et des performances loufoques.

http://tobogganspoetiques.wix.com/tobogganspoetiques

Pour plus d’informations : ici.

PNG - 167.9 ko





Réagissez, complétez cette info :
modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.


Signalez un problème sur cet article :


Annonces


Articles

J’ai vécu la pro­po­si­tion artis­ti­que de la com­pa­gnie Betula Lenta comme une expé­rience réflexive. J’entends par là que, tota­le­ment immer­gée, j’ai perdu la mesure et du temps et de l’espace. Il n’y a plus que moi et cette dan­seuse subli­mée par une scé­no­gra­phie tout en rete­nue. L’effet sen­si­ble est puis­sant, je n’entends, je ne vois, je ne res­sens plus que dans ce lien, devenu intime.


Sur le pla­teau des Métallos on aper­çoit une fine sil­houette, seule en scène, Ella s’avance len­te­ment vers la lumière pour pren­dre la parole. Dans un labo­ra­toire d’ana­lyse. Elle apprend qu’elle est enceinte, en 2008. Elle s’en dou­tait mais elle s’effon­dre et perd connais­sance. Le choc est brutal. À son réveil, elle est trans­por­tée en 1928, le méde­cin cher­che à com­pren­dre. C’est le début d’un long voyage au plus pro­fond de son inti­mité, dans sa propre généa­lo­gie. Un seul corps, une seule bouche, sont Focus-femmes-aux-Metallos-Les

Un sémi­naire inter­na­tio­nal a réuni une soixan­taine d’inter­ve­nants ukrai­niens et de toute l’UE à Tatariv, dans les Carpathes, en vue d’élaborer un projet Europe créa­tive. Il nous semble inté­res­sant de rela­ter ici com­ment nais­sent les pré­mi­ces d’une telle coo­pé­ra­tion.


Certains textes ne se lais­sent lire sans une voix silen­cieuse susur­rée dans nos têtes. Elle résonne et ampli­fie l’émotion portée par les mots. Tel est, pour moi, le cas des œuvres lit­té­rai­res réu­nies par Alexandre Doublet dans Dire la Vie.


Cette magni­fi­que pièce de Luigi Pirandello mise en scène par Jean Liermier pro­pose une réflexion sur les stra­té­gies défen­si­ves en cas de mort pré­ma­tu­rée d’un fils. Donna Anna va répé­tant que son fils va reve­nir, à la sur­prise hor­ri­fiée de son entou­rage, une famille tra­di­tion­nelle, catho­li­que, rurale. Celle-ci affi­che le bon sens : les morts sont à oublier afin que les vivants puis­sent vivre sans être hantés par eux. À preuve les pier­res tom­ba­les qui empê­chent les morts de sortir des tombes, la cré­ma­tion La-Vie-que-je-t-ai-donnee-Une