Bienvenue aux insatiables !



Un journal en ligne d’informations de débats et d’humeurs
animé par l’équipe de L’Insatiable pour mettre en valeur des actions essentielles mais peu visibles, explorer des terres méconnues, faire découvrir des équipes et des artistes soucieux d’agir dans l’époque et, surtout, réfléchir ensemble aux enjeux portés par l’art et la culture dans une société en voie de déshumanisation.


Brèves

Communiqué de l’équipe du prix Artémisia

par L’Insatiable
Télécharger la version PDF
Version imprimable de cet article Version imprimable


COMMUNIQUÉ

Festival d’Angoulême, du nouveau ?

La colère manifestée par Artémisia et les femmes bédéastes a enfin obligé
les autorités à bouger !
Les conclusions du rapport prennent acte du sexisme du festival d’Angoulême et,
au sein d’Artémisia, nous en sommes tous satisfaits.
Maintenant notre association attend des actes, car la marchandisation
ambiante, l’appât du gain, les rivalités d’intérêts, peuvent saboter, comme souvent,
les meilleures intentions.
Il faut que les pouvoirs publics assument leur responsabilité et ne délèguent pas
tout aux marchands. La création a besoin d’être soutenue et encouragée dans ses
moindres initiatives.

Nous profitons de l’occasion pour faire un rappel de la charte du jury d’Artémisia :

Ce jury concentre sa sélection sur des albums réalisés intégralement par une ou
plusieurs femmes.
. Il conserve un principe de sélection annuelle, de janvier à décembre inclus.
. Il annonce une liste d’une dizaine d’albums autour du 15 décembre.
. Le prix Artémisia est proclamé le 9 janvier, date anniversaire de la naissance de
Simone de Beauvoir, et est remis quelques jours plus tard.

L’association Artémisia, à but non lucratif, est une structure progressiste et féministe
qui a pour objectif de valoriser la bande dessinée d’auteure plutôt que la bande dessinée commerciale. Cette structure autonome a toujours été en lutte contre l’ostracisme et les inégalités, qu’elles soient de sexe, de race, de fortune, ou sociales.
Le “processus de réforme” du festival, et notamment l’introduction de la parité
hommes/femmes dans les instances de sélection et les jurys sont un pas en avant et
confirment que le travail effectué par l’association Artémisia depuis 10 ans porte
peu à peu ses fruits.

« Parce que la création de bande dessinée au féminin nous semble peu connue et
reconnue, peu valorisée et éclairée, quelques arbres surexposés cachant la forêt
des talents laissés dans l’ombre ou à l’abandon. Parce qu’un regard féminin sur la
production de bandes dessinées nous paraît essentiel. Parce que se donner le
pouvoir de reconnaître et non pas seulement de produire est un enjeu et un symbole
des plus importants pour les femmes qui participent à cette aventure. Parce que la
bande dessinée destinée à tous et largement diffusée, reste un média dominé par
l’imaginaire masculin, qui véhicule des stéréotypes écrasants. Parce que les jurys,
notamment pour les présélections (cf. Angoulême), sont généralement composés
des seuls représentants du sexe dit fort. Parce qu’il n’y a pas de raison pour que
seuls la littérature avec son prix Fémina, et le cinéma avec son festival de Créteil,
aient droit à des espaces de légitimation et de reconnaissance au féminin. C’est
pour toutes ces raisons que nous avons créé un prix qui distinguera un album
scénarisé et/ou dessiné par une ou plusieurs femmes. Il sera décerné chaque année
le 9 janvier, date anniversaire de la naissance de Simone de Beauvoir »

C’est ainsi que l’association Artémisia s’exprimait il y a dix ans en créant le prix du même nom.

Les membres du jury Artémisia :
- Eva Almassy, écrivaine, complice des « Papous dans la tête » sur France Culture
- Gilles Ciment, théoricien du cinéma et de la bande dessinée, directeur adjoint de l’ECPAD ancien
directeur de la Cité internationale de la bande dessinée et de l’image
- Odile Conseil, journaliste, créatrice du festival Ciné Salé, participe également aux « Papous dans
la tête » sur France Culture
- Jean-Christophe Deveney, scénariste de bande dessinée, enseignant
- Céline du Chéné, productrice, chroniqueuse et reporter pour l’émission « Mauvais genres » sur
France Culture
- Patrick Gaumer, écrivain, journaliste, auteur du Dictionnaire mondial de la BD (Larousse)
- Sigrid Gérardin, militante féministe, enseignante, secrétaire générale du secteur éducation d’un
syndicat enseignant.
- Marion Laurent, bédéaste et enseignante
- Chantal Montellier, bédéaste et fondatrice du Prix Artémisia
- Patrig Pennognon, correcteur, poète, journaliste culture
- Olivier Place, libraire
- Frédéric Potet, journaliste au Monde
- Silvia Radelli, plasticienne
- Donatella Saulnier, écrivaine, critique littéraire, médiatrice culturelle
- Rachel Viné-Krupa, libraire, spécialiste de l’art mural mexicain, de Frida Kahlo et de Tina Modotti
Parrain : Gilles Ratier, écrivain, journaliste, auteur du rapport annuel sur la situation
économique et éditoriale de la bande dessinée ; rédacteur en chef de BDZoom






Réagissez, complétez cette info :
modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.


Signalez un problème sur cet article :


Annonces

La Justice est au cœur de notre actua­lité… mais aussi de celle de plus de 2000 mili­tants et syn­di­ca­lis­tes aujourd’hui pour­sui­vis pour leurs actes de résis­tance.


Brèves

10ème Festival Régional Itinéraires Singuliers, du 1er mars au 23 avril 2017, en Bourgogne-Franche-Comté…


Imaginée pour le mois de la photo 2017, IN/ OFF / OUT est une expo­si­tion photo col­lec­tive iné­dite : débor­dant le seul cadre de la gale­rie, les pho­to­gra­phes inves­tis­sent la rue pour y affi­cher en format monu­men­tal des images poé­tico-poli­ti­ques, qui ne devraient pas lais­ser indif­fé­rents. Nus mas­cu­lins ou fémi­nin, voiles et ombres, pay­sa­ges mys­té­rieux et illu­sions de réa­li­tés…


Autour de l’œuvre de Fernand Deligny. Poète-éducateur (1913-1996), Fernand Deligny dénonce d’emblée la mal­trai­tance des enfants dans les ins­ti­tu­tions. En 1968, il prend le maquis avec des enfants autis­tes dans les Cévennes, invente un mode de vie. F Deligny res­ti­tue à l’homme que nous sommes sa part mys­té­rieuse et fas­ci­nante d’inné et réha­bi­lite un humain d’espèce. Sa pensée inter­roge le pou­voir et la liberté.


L’ali­men­ta­tion est un acte bien au-delà d’une simple absorp­tion /trans­for­ma­tion c’est un acte cultu­rel qui nous rend acteur de notre envi­ron­ne­ment. Si nous nous ali­men­tons de vio­lence faite au règne végé­tal (pes­ti­ci­des insec­ti­ci­des) ou au règne animal (élevages en bat­te­ries) nous per­dons notre huma­nité ainsi que le dit le phi­lo­so­phe Emmanuel Kant : « l’inhu­ma­nité infli­gée à un autre détruit l’huma­nité en nous ».


Faisant suite à d’excep­tion­nel­les expo­si­tions telles Les Rouart en 2015, Maurice Vlaminck en 2014, Les pein­tres de Pont-Aven en 2013 et bien d’autres, « Peindre la ban­lieue » est la nou­velle expo­si­tion pré­sen­tée à l’ate­lier Grognard de Rueil. Dans nos ima­gi­nai­res, le mot ban­lieue évoque sou­vent des images grises, mais…


Le FIFA est une pla­te­forme de dif­fu­sion unique pour les arti­sans du cinéma qué­bé­cois, cana­dien et inter­na­tio­nal.
C’est une occa­sion unique de décou­vrir une cen­taine de docu­men­tai­res, d’essais, de vidéos d’artis­tes et d’oeu­vres de nou­vel­les écritures sur l’Art. # lefifa


Le débat en pré­sence des portes-paro­les Culture des can­di­dats à l’élection pré­si­den­tielle, sur la ques­tion "Quels pro­jets cultu­rels pour le pro­chain quin­quen­nat ?"


Rencontres autour "Des livres et l’alerte" pour encou­ra­ger à l’écriture et la pro­mou­voir, réflé­chir sur le lan­ce­ment d’alerte, et le rôle de celles et ceux qui la déclen­chent.