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Un journal culturel en ligne d’informations de débats et d’humeurs animé par l’ancienne équipe de Cassandre et celle du jeune Insatiable pour mettre en valeur des actions essentielles mais peu visibles, explorer des terres méconnues, faire découvrir des équipes et des artistes soucieux d’agir dans l’époque et, surtout, réfléchir ensemble aux enjeux portés par l’art et la culture dans une société en voie de déshumanisation.


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Ce quelque chose qui est là... De Chantal Morel, au Festival d’Avignon

par Alicia
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Cette histoire simple, et les contraintes qu’elle nous impose, conviennent à un théâtre simplement artisanal. Pas de recours aux techniques contemporaines. Technique qui fut l’immense chantier d’Anders. « Le « trop grand » nous laisse froids, mieux (car le froid serait encore une sorte de sentir) même pas froids, mais complètement intouchés ; nous devenons des analphabètes de l’émotion ». Tout son travail consiste à faire de celui qui a vécu « la chose » que ce soit Hiroshima, Auschwitz... le seul détenteur de la parole qui dit, laissant persistante la présence de l’homme au monde. Celui qui a vécu « la chose », lance un signal. Et ce signal clignote dans l’inimaginable. Il est ce qui permet de se représenter la chose...
Notre travail parle-t-il de Tchernobyl, d’Hiroshima ? Oui, bien sûr. Mais à l’échelle de celui pour qui ce n‘est ni une nouvelle à la radio, ni un titre dans un journal. A l’échelle et à la mesure de celui qui vit, qui éprouve. Là où il y a aussi de la joie, la grande joie de l’amitié, de la fidélité. A l’échelle du théâtre où l’on devient chacune, chacun capable de sortir de la stupeur pour retrouver la parole/action. Parole qui réduira l’écart entre produire, imaginer, agir, moraliser, éprouver, penser.

Chantal Morel

« Ca va te paraître étrange peut-être, mais cette zone, même avec sa poisse qui s’est fichue partout et qu’en finit pas de te coller à la peau, hé ben c’est un endroit que j’aime bien. Je m’y sens pas si mal. Sûr que c’est autre chose que le monde normal. Disons que c’est pas la même pourriture. Mais, à choisir, je crois que je préfère la pourriture d’ici. Elle est peut-être aussi vicelarde que l’autre mais, comment dire, avec elle tu valdingues quand même pas autant dans le caniveau. »
Kouzma


CE QUELQUE CHOSE QUI EST LÀ…

D’après La nuit tombée, d’Antoine Choplin

Avec Roland Depauw et François Jaulin
Musique et système son : Patrick Najean
Mise en scène : Chantal Morel
Maquette : Sylvain Lubac
Marionnette, masque : Judith Dubois
avec l’aide précieuse de Marie Vayssière

Du 7 au 28 juillet à 16h45
Relâche les mercredis 12, 19 et 26 juillet
Au Théâtre Artéphile,
7 rue Bourgneuf,
84000 Avignon

Réservations : 04 90 03 01 90






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