Bienvenue aux insatiables !



Un journal culturel en ligne d’informations de débats et d’humeurs animé par l’ancienne équipe de Cassandre et celle du jeune Insatiable pour mettre en valeur des actions essentielles mais peu visibles, explorer des terres méconnues, faire découvrir des équipes et des artistes soucieux d’agir dans l’époque et, surtout, réfléchir ensemble aux enjeux portés par l’art et la culture dans une société en voie de déshumanisation.


Entretiens

Annie Le Brun

Un bel entretien avec l’un de nos plus grands esprits
par Valérie de Saint-Do
Thématique(s) : Politique de l’art Sous thématique(s) : Politique culturelle
Télécharger la version PDF
Version imprimable de cet article Version imprimable


Paru il y a plus de dix ans, Du trop de réalité fit l’effet d’une déflagration dans un consensus postmoderne mortifère. Annie Le Brun y interrogeait l’ensemble des symptômes d’une société occupée à détruire toute possibilité de rêve autre que programmé, à gommer des mémoires les fulgurances qui bouleversèrent les horizons poétiques, mais aussi politiques, de l’Occident. Celle qui écrivit en 1977 le retentissant pamphlet Lâchez tout (1) n’a jamais rien lâché de la conscience poétique qui lui fit, en 1963, rejoindre André Breton et les surréalistes. Sade, Breton, Jarry, Roussel, Césaire sont ces compagnons d’insoumission, ces porteurs de l’éperdu (2) qu’elle convoque pour faire le procès d’une marchandisation acharnée à détruire le sensible en chaque être. Dix ans après, alors que la catastrophe qu’elle dénonçait est désormais (trop ?) largement actée, son dernier ouvrage, Si rien avait une forme, ce serait cela, nous invite à un pas de côté, un déplacement du regard. Elle y explore la part de noir, d’abîme, aux sources de toute effraction poétique et tout geste de liberté, et nous invite, avec Victor Hugo, à opposer les forces irréductibles de l’imaginaire à l’aliénation tentaculaire de la société marchande et technicienne.

Du trop de réalité frappe par l’âpreté et la radicalité de votre constat. Votre dernier livre le prolonge, mais propose aussi des échappatoires. On serait tenté de le dire « moins pessimiste ».

Annie Le Brun : Ce livre est la suite Du trop de réalité, c’est pour cela qu’on ne peut parler ni de pessimisme ni d’optimisme. Il y a dix ans, j’ai été terrifiée par ce que je découvrais. Plus je prêtais attention à ce qui se mettait en place, plus je faisais le constat effrayant que tout se tenait. Et le malheur est que, dans les années qui ont suivi, j’aurais pu écrire un tome II, puis III, IV ! Mais dans la mesure où, malgré tout, je continuais à vivre, je ne pouvais m’en tenir à ce constat. Soit j’essayais de voir un peu plus loin, soit il valait mieux tout arrêter plutôt que de m’installer dans une posture de dénonciation et de déploration – ce qui est depuis quelque temps un nouveau genre littéraire.

La dénonciation du monde marchand est très présente sur le terrain militant et associatif. Mais l’analyse que vous faites me semble aller beaucoup plus loin ; vous rapprochez la destruction du sensible, de l’imaginaire, des ravages sur l’environnement : « Les pluies acides de notre civilisation ont presque achevé de défolier les derniers fourrés de la forêt mentale », écrivez-vous. Vous ne cessez d’établir des correspondances entre les ravages massifs des paysages naturels et urbains et ceux des corps, des consciences.

Lors de la parution Du trop de réalité, écrit il y a dix ans, on n’a pas vraiment compris ce dont je parlais : ce rapport analogique entre les ravages en train d’advenir dans les domaines les plus divers. Ce que l’on fait du corps des villes et du corps des femmes est comparable. Les rues piétonnes et le botox relèvent de la même entreprise ! Et le corps gadgétisé, bodybuildé tend à devenir une machine de plus en plus performante et de plus en plus dépourvue de charge érotique. Je ne vois pas de différence de traitement entre le monde intellectuel et le monde physique, ni entre le sort réservé au monde sensible et à l’environnement : on assiste à une occupation d’envergure, qui nous laisse de plus en plus démunis. C’est pourquoi j’ai essayé de revenir en amont, pour comprendre ce qui s’est passé, pourquoi nous en sommes là, et pour éventuellement découvrir les possibilités de s’y opposer. À travers la perte du poétique, la dimension politique de votre livre apparaît mais toujours en filigrane.

C’est un livre politique au sens où la poésie est d’ordre politique. J’ai été très frappée par l’exemple de Günther Anders, qui est de formation philosophique, et qui, devant l’horreur du monde, les camps d’extermination et la bombe atomique, se demande soudain : « Qu’est-ce que la philosophie si elle ne permet pas de concevoir cela ? » Au point que sa vie comme sa pensée basculent. Et il en arrive à voir des choses très simples, mais beaucoup plus intéressantes que n’importe quelle réflexion savante, sur la technique. Par exemple, il constate que, faute d’imagination, nous sommes plus petits que ce que nous produisons : c’est ce qu’il appelle le « complexe de Prométhée ». Pourquoi sommes-nous plus petits que ce que nous produisons ? Parce que, faute de se projeter au-delà de ce que l’on fait, on se met dans l’incapacité de prévoir l’effet de nos actes. Comme s’il y avait une espèce de panne sensible entre ce qu’on fait et ce que cela devient. Cette panne est due au manque d’imagination qu’Anders dénonce comme l’une des causes majeures de notre asservissement à la technique. Je suis partie de là pour analyser les mécanismes par lesquels la Raison technique – qu’il est aujourd’hui facile de dénoncer, car on en mesure les ravages – a pu faire illusion aux débuts de la société industrielle, à la fin du XVIIIe et au début du XIXe siècle européen. Toute la première partie de Si rien avait une forme est consacrée à une exploration de ce que vous appelez « le noir », un continent ou un abîme que vous distinguez du « négatif » et du « mal ».

Vous le faites à travers un long cheminement dans l’histoire des idées qui passe par Hegel, par le romantisme allemand, par un certain nombre de philosophes et d’artistes. Que recouvre précisément ce mot au coeur de votre réflexion ? Est-ce d’abord une critique de la philosophie rationnelle, de l’idée de progrès ?

Bien sûr. Mais ce qui m’a frappée, c’est que toutes les sociétés traditionnelles, primitives ou non, donnent une place à ces forces noires, non seulement en les évoquant mais aussi en essayant de les saisir, éventuellement de les circonvenir, à travers les formes rituelles. Et l’incroyable, c’est que la société industrielle est la seule qui a cru pouvoir faire l’économie de ces forces. On sait que les débuts de la société industrielle, à la charnière des XVIIIe et XIXe siècles, correspondent à une montée de l’incroyance, au moins à l’estompement progressif de la représentation chrétienne du monde, où le mal avait sa place. On sait l’effort des philosophes pour essayer de penser les forces noires qui existent en chacun de nous et qui sont d’autant plus menaçantes que le cadre conceptuel dans lequel elles étaient évoquées est en train de disparaître. D’où le formidable travail de Hegel pour en dégager la notion de négatif, jusqu’à en faire le moteur de l’histoire. Mais ce travail du négatif – avec lequel se confond la dialectique – conduit à l’affirmation d’une positivité historique qui s’est transformée en idéologie du Progrès. D’où la rationalisation à outrance, dont nous pouvons chaque jour mesurer les dégâts. On en est arrivé à ne plus pouvoir penser ce qui n’est pas rationalisable – et ne donne pas forcément du positif. Vous décrivez une sorte de paradoxe –même s’il faut établir une différence entre science et technique – chez les romantiques allemands notamment : certaines insurrections de l’esprit s’accompagnent d’une fascination pour les découvertes scientifiques de leur époque. La science a ouvert des continents à l’imaginaire en même temps que ses applications enfermaient dans la société industrielle.

On peut même avancer que l’une des caractéristiques du romantisme allemand est une approche poétique de la science. Novalis, directeur des salines de Weissenfels, voyait la minéralogie comme une astrologie à rebours. Mais passé l’éblouissement que représente l’ouverture de tels horizons, la plupart ont très vite perdu, sans s’en rendre vraiment compte, cette conscience poétique, pour sacrifier à la raison instrumentale. Comme si, soudain, il y avait un dysfonctionnement. C’est aussi ce que j’ai cherché à saisir : le moment où la raison instrumentale prend le dessus. Et les circonstances qui conduisent à cette défaite du sensible. Autrement dit : pourquoi l’homme croit-il nécessaire de s’amputer d’une part de lui-même sous prétexte de maîtriser la nature ? Ce déni du noir, n’est-ce pas ce qui nous revient aujourd’hui avec la souffrance psychique généralisée, les destructions massives, physiques et mentales, que vous décrivez, comme une sorte de retour du refoulé ? On ne peut pas vraiment parler de « retour du refoulé » car tout semble mis en place pour en empêcher l’émergence. C’est effrayant de voir combien cette dimension fondamentale est systématiquement gommée. On n’a pas assez prêté attention à l’effort de Marcuse, dans les années 1960-1970, lorsque, dans L’Homme unidimensionnel, il parle de « désublimation répressive ». C’est ce que ce que je dénonçais dans Du trop de réalité, cette censure par l’outrance, qui permet de manipuler les individus, jusqu’à les anéantir, en comblant leurs désirs avant que ceux-ci n’aient eu le temps de se manifester pour prendre forme. Certains de vos constats rejoignent ceux de collectifs tels que l’Appel des appels. Mais là où eux disent que l’« on est en train de perdre l’humain », vous écrivez « on est en train de perdre l’inhumain ». Cela mérite d’être explicité.

On a presque oublié que chaque être doit affronter la violence essentielle qui l’habite et que l’on déclare inhumaine lorsque tout est en place pour ne pas la reconnaître. Pourtant, c’est aussi par cet abîme que nous sommes reliés à tout ce que nous ne sommes pas. Si l’on a une chose à apprendre des peuples dits « sauvages », c’est la façon dont ceux-ci ont toujours misé sur cette communication par l’abîme pour fonder leur équilibre et se trouver en harmonie avec le monde qui les entoure. Si l’on se pense libéré de cet abîme au point de croire possible de rationaliser tout ce qui participe du monde sensible, on devient l’otage d’un univers qui n’a plus rien à opposer à la marchandisation généralisée qui défait progressivement notre vie intérieure. Dans Du trop de réalité, le constat portait surtout sur le monde occidental – même si l’on peut dire que la mondialisation contamine toute la planète.

Vous ouvrez sur la question de l’altérité, du « sauvage ». N’est-ce pas de ce côté que peut advenir une conscience poétique encore préservée, qui peut s’exprimer sous d’autres formes que celles de notre conception de l’art ? Est-ce que ce n’est pas de l’Afrique notamment que peut nous venir cette préservation de la conscience poétique ?

On voudrait l’espérer. Non que quelque chose y ait été préservé, comme on pourrait le croire, mais parce que l’Afrique a eu le malheur de subir, dans la plus grande violence et en raccourci, les ravages de la société industrielle. C’est pour ça que j’ai insisté sur l’importance de Césaire qui, dans le Cahier d’un retour au pays natal, part de ce paradoxe pour réinventer une autre négritude. Il me semblait nécessaire d’y revenir au moment où l’idéologie de la créolité visait à liquider l’Afrique pour se mettre au diapason de la mondialisation. C’est ce qui m’a révoltée dans la sorte de biographie que Raphaël Confiant a consacrée à Césaire, caricaturant sa pensée comme pour en réduire la portée véritable et empêcher de voir l’immensité du détour nécessaire pour reconquérir nos pouvoirs perdus. Ce que vous écrivez sur l’Afrique est traversé par une interrogation, contenue dans cette phrase : « Les hauts donjons de la singularité communiquent avec les profondeurs d’une jachère commune. » Cela pose la question de l’articulation du collectif avec la singularité de l’individu et du poète. Dans votre écriture, on sent une revendication de la singularité absolue et, en même temps, un renvoi à ce que vous appelez « la géologie du sensible » chez un peuple ou dans un territoire donné.

Comment l’articulez-vous ?

C’est à la fois la grande question sensible et la grande question politique d’aujourd’hui. Dès ses débuts, la société industrielle a cru possible de nier la part de nuit qui nous fonde. Et si, dans le même temps, les romantiques allemands se préoccupent du mythe, c’est parce qu’ils perçoivent ce manque, tout en mesurant l’importance d’un espace où justement évoquer, au même titre que l’étrangeté de ce que nous ne sommes pas, l’étrangeté qui nous hante. Ce manque devient encore plus inquiétant dans les années 1930, au moment où l’on passe à un autre stade de la société technique. Bataille, Leiris, Breton, tous ceux qui pensent de manière aiguë dans ces années, reviennent à la question du mythe, mais cette fois loin des Grecs, en misant sur le plus grand détour par les peuples sauvages.

Dans le romantisme allemand comme dans les années 1930, les personnes alertées par cette question se sont trouvées incapables de fabriquer une mythologie. Mais leur désir a laissé cet espace vide et en a fait un espace porteur de tous les espaces possibles. C’est cela qui est extraordinaire et réconfortant. Or, cet espace qui n’appartient à personne parce qu’il est à tout le monde, cet espace d’où une collectivité peut faire surgir des formes, ce lieu improbable dont même le souvenir est menacé par le processus de marchandisation qui vise à occuper tous les espaces, fussent-ils virtuels, pour les transformer en nouveaux marchés. Ainsi fabriquet- on de plus en plus de collectivités fictives et interchangeables, regroupées autour d’icônes de la mode qui sont, par définition, tout aussi fictives et d’autant plus interchangeables qu’elles fournissent chaque fois au marché l’occasion de se renouveler. La grande question est de savoir si d’autres lieux, hors de l’Europe, peuvent surgir d’autres espaces.

(Un marteau-piqueur interrompt la conversation. Annie, souriante : « Vous voyez bien que ça nous traque de tous les côtés »…)

Une autre correspondance m’a frappée : au moment où l’on évoque la jungle du capitalisme et le retour de la barbarie, vous déplorez le désensauvagement du monde. Si le capitalisme n’était qu’une jungle ce serait merveilleux ! (Rires.) Il faut dire cette prétention des êtres les plus aliénés à croire qu’ils incarnent le summum de la civilisation.
S’il y a barbarie, elle est d’abord dans la façon dont on relooke les villes, dont les centres historiques sont réduits à l’état de décors de plus en plus kitsch.

Ce que vous citez de Heidegger à propos des « primitifs » ressemble d’ailleurs fortement au « discours de Dakar ».

Oui, comme si l’histoire devait se confondre avec le progrès de la technique. Il ne faut pas oublier ce que dit Hegel de l’Afrique : tout y est monstrueux, la nature et les bêtes, effrayantes, et les hommes à l’avenant.

Votre constat est sans appel sur la production artistique contemporaine. Il existe tout de même un certain nombre de tentatives souterraines, dont certaines tendent à fabriquer du collectif ou qui veulent renouer avec la part « sauvage ». Vous expédiez sévèrement la performance, mais peut-on nier l’irruption de formes d’effraction, des prolongements de formes poétiques dans la danse ? Peut-on affirmer que toute conscience poétique a déserté les expressions contemporaines ?

Peut-être pas, mais elle est en mauvaise posture. Il y a toujours des effractions possibles. Reste que l’organisation culturelle est devenue le lieu de tant de sinécures ! C’est là aussi que se manifeste tout le faux, à travers l’escroquerie à la « créativité ». À voir le nombre d’« acteurs culturels » comme de « créateurs » au mètre carré, on devrait vivre dans un monde merveilleux ! La grande arnaque de la culture aujourd’hui consiste non seulement à servir de couverture au processus de marchandisation généralisée, mais aussi à empêcher tout discernement au nom d’une diversité devant laquelle il faudrait s’incliner. La culture est devenue le plus sûr moyen de domestication.

Au début de ce siècle, Cravan disait : « Dans la rue, on ne verra bientôt plus que des artistes et on aura toutes les peines du monde à y découvrir un homme ». N’est-ce pas ce à quoi nous assistons ? Vous êtes méfiante vis-à-vis de toute organisation, mais vous indiquez des échappatoires, des lignes de fuite pour dire « non ».

Je ne trace rien – je me méfie toujours des gens qui tracent pour les autres, surtout des lignes de fuite ! Mais je dis qu’elles sont possibles. On voit bien comment la dévastation intérieure des êtres, des collectifs, s’est mise en place au cours des dernières années. Et des mouvements comme celui que vous avez cité, initié par des psychanalystes qui sont en première ligne pour mesurer l’étendue des dégâts, sont des formes d’association très intéressantes qui surgissent comme réponse à une situation inacceptable. Je crois beaucoup à des activités de ce genre, qui prennent à revers la tendance actuelle qui veut, par exemple, que le livre contre Freud de Michel Onfray soit en tête des ventes. Nouvelle preuve que tout se tient, le discours de Dakar et ça, c’est pareil. Et du côté de l’art et de la culture, sachant qu’une conscience poétique ne se décrète pas, quelle « lettre à un jeune poète » ou aux jeunes générations pourrait-on Quels antidotes à Disneyland, à ceux qui prétendent « donner une âme à ce qui nous aliène » ? Si conscience poétique il y a aujourd’hui, elle ne peut que commencer par dire « non », en retrouvant une capacité de discernement face aux modes de diffusion d’une culture qui met tout sur le même plan, d’où l’esprit critique est éliminé. Pour le reste, c’est à chacun de trouver par où en passer. Les lignes de fuite sont, par définition, infinies. La situation est telle qu’on ne peut que naviguer à vue.

Ce n’est pas par hasard que j’ai été subjuguée par l’injonction de Victor Hugo : « Extravaguez ! »

1. Lâchez tout, paru aux éditions Le Sagittaire en 1977, vient d’être réédité par les éditions Ramsay-Pauvert.
2. Annie Le Brun a publié un livre intitulé De l’éperdu (Stock, 2000). • Annie Le Brun, Si rien avait une forme, ce serait cela, Paris, Gallimard, 2010. Du trop de réalité (2000), Paris, Gallimard, coll. « Folio/essais », 2004.




Post-scriptum :

GIF





Réagissez, complétez cette info :
modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.


Signalez un problème sur cet article :


Annonces

La Justice est au cœur de notre actua­lité… mais aussi de celle de plus de 2000 mili­tants et syn­di­ca­lis­tes aujourd’hui pour­sui­vis pour leurs actes de résis­tance.


Brèves

La party #1 don­nera, ce soir-là, une belle part à l’Ile de la Réunion, sous une forme tra­di­tion­nelle (Seksion Maloya) ou contem­po­raine (Jidé & G !rafe) mais aussi à deux très beaux pro­jets solo, inti­mis­tes et voya­geurs (Tuning & Our Land).
Loran Velia de Seksion Maloya nous fera décou­vrir des saveurs de l’Océan indien et nous vous pro­po­se­rons aussi des bois­sons avec ou sans alcool.


Le 30 mai, pro­jec­tion de films vidéo (extraits d’entre­tiens avec Armand Gatti), lec­ture de textes, témoi­gna­ges de celles et ceux qui l’ont connu grâce à l’écriture, la mise en scène, une action de créa­tion ou sim­ple­ment à l’occa­sion d’une ren­contre tel sera le pro­gramme de la soirée animée par Rachid BelkaÏd, Jean-Jacques Hocquard et Jean-Marc Luneau.


Le Festival TaParole revient à Montreuil du 10 au 18 juin pour une 15ème édition tou­jours placée sous le signe de la chan­son. Venez décou­vrir des artis­tes qui aiment les mots et les chan­tent durant 7 jours.


Les Inattendue(e)s, un week-end de décou­ver­tes marion­net­ti­ques pro­posé par Daru-Thémpô au Manipularium.


Une comé­dienne et un cla­ri­net­tiste che­mi­nent, à tra­vers les textes
de poé­tes­ses per­sa­nes, égyptiennes, syrien­nes contem­po­rai­nes.
Ils don­nent à enten­dre la voix de femmes qui lut­tent par l’écriture,
pour la liberté de dire, de penser, d’être et d’agir.



Nos amis de la troupe Jolie Môme pré­sen­tent actuel­le­ment dans leur très beau lieu de la Belle Étoile une pièce de Bertolt Brecht, l’un de ses textes mili­tants qu’il nom­mait « lehrs­tuck » (une pièce didac­ti­que) et qui dans son esprit étaient des­ti­nés à faire com­pren­dre, en par­ti­cu­lier aux jeunes gens, les fonc­tion­ne­ments d’une société capi­ta­liste tra­vaillée par la lutte des clas­ses.


Veillée pour l’écrivaine Asli Erdogan le mardi 25 avril à 20 heures à La Parole errante 9, rue François Debergue - Montreuil. (métro : Croix de Chavaux).